Le journal de campagne de José Bové
José Bové veut relancer la démarche unitaire (18/4/2007)
José Bové a lancé un appel afin de "présenter des candidats unitaires aux législatives". Ce que la gauche alternative n'a pas réussi à faire pour la présidentielle, l'altermondialiste le souhaite pour l'élection du mois de juin. "Il n'est pas trop tard même si le message a du mal à passer" a-t-il déclaré. "Je suis pour que l'on continue un mouvement qui rassemble des gens d'horizons variés" a-t-il ajouté. "Pour les législatives, il y aura les mêmes discussions et les mêmes éléments politiques à prendre en compte que pour les élections présidentielles" a répondu Olivier Besancenot.
José Bové pour la "désobéissance civique" si EPR est construit (17/4/2007)
"Je trouve aberrant qu'en pleine campagne électorale le gouvernement sorte un décret pour construire une nouvelle centrale nucléaire à Flamanville. C'est un déni de démocratie. C'est prendre les citoyens pour des objets" a déclaré l'altermondialiste. "Ils seront peut-être capables de construire leurs pylônes, mais ils ne pourront pas laisser en permanence deux cents CRS derrière chaque pylône. Nous les démonterons... " a-t-il prévenu. "Cela fait trente ans que je combats le tout-nucléaire. Ce que je propose pour les questions écologistes, c'est qu'on se donne le temps du débat et qu'on lance quatre moratoires. Sur l'EPR, les OGM, les incinérateurs, et les modes de transport. Il faudrait aussi repenser notre mode de développement des campagnes, qui ne doivent pas devenir des zones pour touristes ou pour stocker nos déchets" a-t-il ajouté.
Bové : " les barrières éclatent de plus en plus entre l'UMP et le FN" (14/4/2007)
"On accumule de plus en plus de déclarations de Nicolas Sarkozy sur l'identité nationale, l'inné et l'eugénisme. Cela montre que les barrières éclatent de plus en plus entre l'UMP et le FN " a déclaré samedi à Marseille le candidat altermondialiste, qui se dit également "le candidat des paysans et des quartiers populaires". José Bové s'est dit favorable à de la "proportionnelle intégrale doublée d'un non cumul des mandats" pour les législatives de 2012: "Je préfère voir les fachos à l'assemblée qu'avec des scores forts à l'extérieur" a-t-il affirmé.
Bové: "nouvelle alternative" pour les "déçus de la gauche tiède" (8/4/2007)
L'altermondialiste a réaffirmé dimanche sur Canal plus qu'il était le candidat de "l'urgence écologique" et de "l'urgence sociale". Deux urgences liées puisque la responsabilité des multinationales est engagée. Il s'est présenté comme la "nouvelle alternative" pour les électeurs "déçus de la gauche tiède". Il a affirmé que les bons scores obtenus par les candidats de la gauche radicale en 2002 n'avaient rien changé et que c'est pour cela qu'il fallait une nouvelle dynamique.
José Bové associe monde rural et quartiers sensibles (3/4/2007)
L'altermondialiste a associé mardi soir à Vitry le sort des quartiers urbains et du monde rural ("C'est cette même logique qui est à l'œuvre dans les quartiers populaires et dans le monde rural") : une absence des services publics. "Sans la jeunesse des quartiers populaires, il n'y aura pas d'avenir, mais sans les paysans il n'y aura rien à manger dans les quartiers populaires" a-t-il déclaré.
Bové: "C'est quelque chose qui est en train de péter..." (29/3/2007)
Pour José Bové, c'est la politique menée "qui a monté la population contre la police depuis cinq ans". Et on "essaie de nous faire le même coup qu'il y a cinq ans pour faire peur aux gens" a-t-il ajouté en meeting. L'altermondialiste souhaite la suppression des brigades d'intervention et l'arrêt de "la présence des CRS à toutes les sorties des RER". "C'est quelque chose qui est en train de péter et si on ne change pas cette logique-là, ça va continuer" annonce t-il.
Les procès de faucheurs OGM repoussés (27/3/2007)
Le tribunal correctionnel de Toulouse a décidé de repousser au 2 octobre les deux procès de faucheurs volontaires de champs OGM "en raison du fait que l'un des prévenus est candidat à l'élection présidentielle" (NDLR: José Bové). Maître Marie-Christine Etelin, avocate de prévenus, a qualifié de "phénomène historique"ce renvoi lors d'une conférence de presse.
José Bové fête à sa façon le traité de Rome (22/3/2007)
José Bové a profité du 50ème anniversaire du traité de Rome "pour réaffirmer", depuis son QG de campagne, sa volonté de "construire une Europe démocratique, une Europe sociale et écologique, une Europe solidaire avec les autres pays". "Ce n'est pas l'Europe des marchés qu'on veut, c'est l'Europe des peuples" a-t-il expliqué. L'altermondialiste propose nouveau traité européen élaboré "sur des basses démocratiques sociales et environnementales". Celui-ci pourrait être rédigé par le Parlement européen après les élections de 2009.
Bové propose quatre moratoires pour l'environnement (21/3/2007)
L'altermondialiste veut lutter contre "les pratiques des multinationales prédatrices des biens communs de l'humanité. José Bové a proposé mardi "quatre moratoires" sur "quatre sujets sur lesquels on aurait intérêt à se poser des questions": le réacteur EPR "inutile et dangereux", les programmes autoroutiers, les projets d'incinérateurs et la culture des OGM.
"Un autre monde est en marche, un autre avenir est possible!" (19 mars 2007)
C'est officiel, il seront douze candidats à la présidence de la République. José Bové est bien dans la course. L'altermondialiste a appelé à une "insurrection électorale contre le libéralisme économique". "Ma candidature, collective, est celle de tous les citoyens qui veulent changer vraiment la vie et qui ne font confiance ni à la droite antisociale ni à la gauche social-libérale pour engager la révolution sociale, féministe, démocratique, anti-raciste et écologique" a-t-il ajouté.
José Bové ne sait pas s'il a suffisamment de parrainages (16 mars 2007)
"Malheureusement, à l'heure où nous sommes, nous ne sommes pas capables à trois, quatre, cinq parrainages près de savoir si je pourrai être candidat à la présidentielle" a déclaré vendredi à 18h00 José Bové. "Notre compte à nous est bon. On pense qu'il est bon, mais c'est le Conseil constitutionnel qui nous le dira lundi soir" a expliqué l'altermondialiste après ce contre-la-montre. "C'est donc déjà un formidable succès d'avoir réussi cela malgré tous les appels venant de l'ensemble des grands partis politiques pour que je ne puisse pas me présenter" a-t-il ajouté.
José Bové veut défendre les quartiers populaires (13 mars 2007)
"Il faut que les quartiers populaires soient au coeur du débat (...) On ne peut construire le vivre-ensemble sur le mépris et la non-reconnaissance de l'autre" a déclaré José Bové en visite dans un quartier populaire de Roubaix. "Je suis allé à Vaulx-en-Velin, dans les quartiers nord de Marseille, à Argenteuil, je serai à Nanterre" mercredi a-t-il annoncé. L'altermondialiste a critiqué vivement le PS sur la question des parrainages. "Nous sommes toujours face à un blocage de la part des partis institutionnels et notamment de la part du Parti socialiste" a-t-il expliqué. "Si ce blocage continuait et qu'à cause du Parti socialiste nous ne pouvions pas nous présenter, ils paieraient très cher les consignes qu'ils auront données à leurs différents élus sur le terrain" a-t-il précisé.
José Bové dénonce la répression dans les quartiers (3 mars 2007)
Pour l'altermondialiste, les habitants des quartiers dits sensibles sont "victimes de la répression, de la ségrégation sociale et de la chasse aux jeunes". "Les ministres de l'Intérieur ont toujours fait la même politique de répression" a-t-il ajouté lors de son déplacement vendredi à Vaulx-en-Velin. "L'avenir de ces quartiers passe d'abord par le logement et l'emploi" a-t-il déclaré avant de s' étonner: "Il est aberrant de détruire des immeubles alors qu'on ne construit rien pour les remplacer et que les gens ne savent pas où aller". Pour cela, il propose la réhabilitation de "400.000 logement sociaux par an, avec une bonne isolation, des doubles vitrages et tout ce qui permet des économies d'énergie", ainsi "on peut créer 300.000 emplois" a expliqué José Bové.
Unis contre la construction du réacteur nucléaire EPR (1er mars 2007)
Quatre candidats, Dominique Voynet, Olivier Besancenot, José Bové et Corinne Lepage, ont tenu jeudi une conférence de presse commune pour s'opposer à la construction du réacteur nucléaire nouvelle génération EPR à Flamanville dans la Manche. Selon une étude commandée par Greenpeace, l'EPR de Flamanville serait "le plus dangereux au monde". José Bové a lancé un appel contre EPR et pense qu'il faut aller jusqu'à démonter les pylônes des lignes à haute tension pour faire passer le message. Pour EDF, EPR "est plus sûr, plus compétitif et plus respectueux encore de l'environnement".
José Bové: " nous ne nous laisserons pas bâillonner" (22 février 2007)
"Les grands partis ont les moyens de m'empêcher d'être candidat à l'élection présidentielle (...) il faut qu'ils sachent qu'avec les dizaines de milliers de citoyens et les centaines de collectifs qui font campagne avec moi, nous ne nous laisserons pas bâillonner" a déclaré José Bové au sujet des parrainages. le candidat altermondialiste a inauguré mercredi son QG de campagne à Ménilmontant dans le XXème arrondissement de Paris.
Le programme de José Bové coûte 160 milliards d'euros (15 février 2007)
L'équipe de campagne de José Bové a évalué à 160 milliards d'euros le programme de l'altermondialiste. 80 milliards pour la création de 3 millions d'emplois nouveaux, 50 milliards pour la revalorisation des salaires (Smic et temps partiels) et 30 milliards pour la revalorisation des revenus sociaux (minima sociaux, chômage, allocation jeunes). Pour cela, les altermondialistes prônent "un transfert allant des revenus financiers vers les salaires et les cotisations sociales".
José Bové est condamné à 4 mois de prison ferme (7 février 2007)
La condamnation de José Bové à 4 mois de prison ferme a été rendue définitive par la Cour de cassation qui a rejeté son pourvoi mercredi. "Ce n'est jamais avec plaisir qu'on apprend sa condamnation à une peine de prison ferme. Je connais les conditions carcérales. La prison déshumanise, ce n'est jamais facile" a-t-il déclaré après le verdict. "Si je vais en prison, c'est la tête haute parce que je me suis battue pour la démocratie" a-t-il ajouté. Le juge d'application des peines devra déterminer les modalités d'exécution de la peine de prison.
José Bové refusera le bracelet électronique s'il est condamné (6 février 2007)
"Je sais que si je suis condamné, je risque d'aller en prison dans les mois qui viennent" a déclaré sur Canal plus, José Bové qui refusera de porter un bracelet électronique. "Si je suis incarcéré demain, je suis incarcéré pour des opinions: est-ce que, quand on est condamné pour des opinions, on essaie de négocier sa condamnation? Absolument pas" a ajouté l'altermondialiste. Il mènera de toute façon campagne parce que "c'est au pouvoir politique qui vous incarcère d'assumer sa responsabilité".
José Bové est candidat (1er février 2007)
Le leader altermondialiste José Bové, 53 ans, et son entourage se lancent dans la campagne. "Ma candidature est celle d'un rassemblement de forces et de citoyens issus du mouvement social, du monde syndical, de courants politiques et des associations de l'immigration qui aspirent à l'unité de cette gauche-là" déclare-t-il. José Bové dit incarné la gauche "alternative, écologiste, antiraciste, féministe et solidaire".
Objectif: séduire l'électorat de gauche qui ne se reconnaît pas en Ségolène Royal ("une gauche qui a renoncé"). Pourtant, un sondage BVA de lundi affirme que 71% des Français (contre 29%) ne souhaitent pas sa candidature. Pour Marie-George Buffet c'est "une candidature de plus dans l'émiettement de la gauche".
"J'ai décidé d'accepter que mon nom incarne, sur le bulletin de vote, la volonté commune de battre la droite et l'extrême droite et de redonner l'espoir d'une alternative à gauche" a déclaré le 1er février à la presse José Bové. Il veut battre Nicolas Sarkozy, "candidat du Medef", "homme de la dissolution de l'Etat social et de sa transformation en Etat policier et carcéral". Un "homme dangereux pour notre pays" résume-t-il.
http://www.unisavecbove.org
Déclaration de candidature de José Bové
La France n’a jamais été aussi inégalitaire.
Un grand patron gagne 300 fois ou plus qu’un smicard. Les plus riches désertent leur devoir fiscal quand 100.000 personnes dorment dans la rue. Les stocks-options récompensent les licenciements boursiers.
Il est temps de mettre fin à un système qui entraîne la grande majorité des salariés vers la précarité et l’insécurité sociale. Il est temps de décréter l’insurrection électorale contre le libéralisme économique.
Plusieurs dizaines de milliers de personnes m’ont proposé d’être candidat à l’élection présidentielle. J’ai décidé d’accepter que mon nom incarne, sur le bulletin de vote, la volonté commune de battre la droite et l’extrême droite et de redonner l’espoir d’une alternative à gauche. J’ai décidé d’accepter pour que continue le combat pour le rassemblement de toutes les forces de la gauche de la transformation sociale, solidaire, écologiste, antiraciste et féministe. Nous ne nous résignons pas à la division actuelle de ces forces. Nous voulons être le trait d’union entre toutes celles et tous ceux qui veulent que la vie change vraiment.
Je ne suis pas le candidat d’un parti. Je ne suis pas un professionnel de la politique. Ma candidature est celle d’un rassemblement de forces et de citoyens issus du mouvement social, du monde syndical, de courants politiques et des associations de l’immigration qui aspirent à l’unité de cette gauche-là. Cette candidature est une candidature collective portée par de nombreuses voix.
J’appelle aujourd’hui les élus communistes, écologistes, alternatifs, socialistes anti-libéraux à nous permettre, grâce à leurs parrainages, de participer à la campagne officielle.
Nous voulons être les porte-voix des sans-voix, de ces millions de citoyennes et de citoyens qui souffrent de la précarisation sociale et des discriminations. Nous voulons leur dire que l’abstention ou le vote Le Pen conduisent tout droit à l’élection de Nicolas Sarkozy.
Monsieur Sarkozy est un homme dangereux pour notre pays. Sous couvert de promesses multiples, son projet est d’aller encore plus loin dans la voie d’une logique économique qui favorise les plus forts et pénalise les plus faibles. Il est le candidat du MEDEF, du contrat précaire généralisé, du démantèlement progressif du code du travail et des services public, de la suppression de fait de l’impôt sur les fortunes, de l’insulte contre les jeunes des quartiers, du mépris contre les agents des services publics. C’est l’homme de la dissolution de l’Etat social et de sa transformation en Etat policier et carcéral. Cet ami de Blair et de Bush nous prépare une République communautariste et atlantiste.
Nous voulons aussi défendre un projet et des solutions pour toutes celles et tous ceux qui souhaitent que la vie change vraiment. Nous voulons dire qu’une alternative est possible à celles et ceux qui ne croient plus à la gauche traditionnelle, qui se sont insurgés en votant massivement « non » au projet de traité constitutionnel européen, en se révoltant dans les quartiers populaires, en rejetant le CPE.
Madame Royal incarne une gauche qui a renoncé. Face au social-libéralisme qui a conduit toute la gauche au désastre électoral en 2002, face au projet d’un parti socialiste autiste, qui manifeste un refus de rompre avec la logique économique libérale, nous voulons opposer une gauche de transformation sociale et, démocratique, une gauche antiraciste, féministe et écologique. Une vraie gauche.
Notre projet est le fruit d’une expérience et d’une réflexion menées par les militants et les acteurs du changement social. Il résulte d’un travail collectif sans équivalent qui a rassemblé toutes les composantes de la gauche antilibérale et qui a fait l’objet de textes adoptés les 10 septembre et 15 octobre de l’an passé. Il n’est pas le résultat d’une approche technocratique qui vise à concilier les dures lois du profit avec un peu d’ordre juste. Nous voulons que les citoyennes et les citoyens soient démocratiquement appelés à conduire et à contrôler la transformation sociale. Notre programme est un outil à la disposition des électeurs et des électrices pour qu’ils se réapproprient l’exercice du pouvoir.
- Premièrement, nous voulons l’élaboration d’un plan d’urgence sociale. La réduction massive du chômage et de la précarité est une priorité, ce qui suppose de développer des activités utiles, créatrices d’emplois, d’imposer une stricte réglementation des licenciements et d’instaurer un système de sécurisation professionnelle tout au long de la vie. La revalorisation des minima sociaux et des bas salaires doit être accompagnée d’une fiscalité fortement progressive pour les hauts revenus afin de limiter les inégalités indécentes de revenus. C’est l’exigence de nouvelles relations dans le travail et de nouveaux droits sociaux que nous voulons porter. C’est la nécessité de lutter contre la spéculation financière et de contrer la puissance de l’actionnariat.
- Deuxièmement, nous voulons instaurer un nouveau modèle de développement. C’est à la redéfinition du type de croissance, de production, d’échange et de consommation qu’il faut s’atteler. Il faut s’attaquer à la toute puissance des firmes transnationales et des marchés financiers, car leur soif de profit et leur mépris de l’humanité mettent la planète en péril. La question du nucléaire comme celle des OGM doivent être soumises à un débat citoyen qu’il faut conduire et trancher démocratiquement, en toute transparence.
- Troisièmement, nous voulons que les millions de personnes qui vivent dans les cités de banlieues, dans les quartiers populaires - quelles que soient leurs origines et leurs croyances - ne soient plus considérés comme des sous-citoyens dans ce pays qui est le leur. Ils ont droit à la justice, à l’égalité et à la dignité. Il n’est pas acceptable que l’accès aux droits fondamentaux, à la santé, à l’éducation, à l’emploi, au logement leur soit restreint, et que la seule réponse aux problèmes qu’ils rencontrent soit celle de la répression policière et sécuritaire qui aboutit souvent, en toute impunité, à des violences, voire des morts.
- Quatrièmement, nous réaffirmons que tout être humain, parce que c’est un être humain, doit être reconnu dans son humanité. Nous refusons qu’on continue de priver un être humain de sa dignité en le privant de papiers.
- Cinquièmement, la transformation démocratique et sociale exige d’en finir avec le régime de la Ve République. C’est la démocratie toute entière qui doit être vivifiée. Nous voulons une nouvelle République laïque, ouverte sur la société telle qu’elle est, ouverte sur le monde, une démocratie politique, sociale et citoyenne qui élargisse le socle des droits fondamentaux, à commencer par les droits sociaux.
- Sixièmement, dès 2007, dans la cohérence avec le « non » du 29 mai 2005, nous entendons que la France propose la refondation de la construction européenne sur des bases démocratiques et sociales. Nous demandons la fin des traités existants et nous proposerons un nouveau texte fondateur. Nous n’accepterons pas que la nouvelle politique qui aurait été choisie par notre peuple soit interdite par les décisions européennes. La présidence française de l’Union, au second semestre 2008, est l’occasion de porter plus largement l’exigence d’un tel changement.
- Septièmement, nous nous engageons à pratiquer l’équité pour les départements et territoires d’outre-mer et leur laisser le choix de l’autodétermination,
- Huitièmement, nous voulons, avec tous les peuples qui souffrent, combattre et faire reculer les politiques de libéralisation qui favorisent la guerre économique, l’exacerbation des concurrences, les privatisations et les déréglementations. Nous contribuerons avec les pays du Sud à mettre fin à la capacité de nuisance des institutions (Banque Mondiale, Fonds Monétaire International, Organisation Mondiale du Commerce) qui renforcent les inégalités et provoquent des souffrances à l’origine de guerres. Nous défendrons le droit à la souveraineté alimentaire et le libre accès pour tous aux biens communs de l’humanité dont l’eau.
Enfin, parce que les femmes assument de multiples responsabilités, au travail, à la maison, vis-à-vis des enfants et des proches dépendants, parce qu’elles sont majoritaires parmi les chômeurs, les précaires et les bas salaires, nous voulons qu’elles soient les premières bénéficiaires de l’amélioration de nombreux services publics, de la priorité accordée à un service public de la petite enfance et des mesures contre le chômage et la précarité. L’objectif de l’égalité entre les femmes et les hommes doit être poursuivi dans toutes nos décisions, Il est grand temps d’en faire une réalité.
Ce que nous souhaitons est possible, ici et maintenant, à condition de mettre fin au dogme économique libéral.
Ce que nous souhaitons est possible, ici et maintenant, à condition d’assumer une véritable transformation sociale.
Ce que nous souhaitons est possible, ici et maintenant, à condition que nous nous rassemblions, dans l’unité, pour faire avancer la gauche alternative, écologiste, antiraciste, féministe et solidaire