Parti Socialiste l'actualité du parti socialiste, du PS en campagne présidentielle 2007

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La "famille" socialiste :

Le journal de l'investiture socialiste pour 2007

Clip du PS :

  • Le PS plus proche des salariés et des chômeurs

En 2006, le taux de proximité (calculé par l'Ifop) envers le parti socialiste affiché par les salariés est de 32,5% et par les chômeurs de 29,2%. C'est presque 7 point de plus qu'en 2003.

 

18 avril : Giscard d'Estaing votera pour Nicolas Sarkozy

Valéry Giscard D'estaing votera dimanche pour Nicolas Sarkozy. C'est ce qu'il explique dans Le Parisien. L'ancien président de la République loue "son expérience de l'exercice du pouvoir et sa capacité de faire avancer les choses". Un soutien salué par le candidat de l'UMP sur France2 : "Valéry Giscard d'Estaing a dirigé la France pendant sept ans, Jacques Chirac a dirigé la France pendant douze ans. Que deux hommes de cette envergure et de cette qualité, quels que soient par ailleurs les désaccords que j'ai pu avoir avec eux, disent: 'voilà, on a regardé tous les candidats et celui qui nous paraît le mieux à même de conduire la France pour les cinq années qui viennent c'est celui-ci'. C'est important" a-t-il déclaré.

17 avril : Royal pour un allégement du coût du travail avec contrepartie

Ségolène Royal a explique dans le journal Métro sa volonté de "sécuriser le salarié et l’entreprise": "Je veux prendre à bras le corps le problème du chômage des jeunes. D’abord, pour les jeunes et les adultes qualifiés qui n’ont pas de travail, je veux mettre en place les emplois tremplins que j’ai déjà expérimentés dans ma région. On prend en charge six mois de salaires et de charges d’un jeune diplômé  à qui aujourd’hui les entreprises ne font pas confiance. Ensuite, pour les jeunes qui sont sortis du système scolaire sans qualification, je mettrai en place le Contrat Première Chance: je vais aussi aider les PME qui embauchent ces jeunes en allégeant le coût du travail, mais en contrepartie, je leur demande de faire des contrats à durée indéterminée. On n’est pas du tout dans la logique du CPE qui permettait aux entreprises de licencier les jeunes sans justification. Avec le contrat première chance, les jeunes vont avoir un tutorat, être accompagnés avec des formations adaptées."

16 avril : Royal : "je ne dépends d'aucune puissance d'argent, d'aucun lobby"

"Vous voulez le changement, vous ne le regretterez pas car le changement paisible, harmonieux, la force tranquille, elle est là devant vous!" a lancé la candidate socialiste en meeting à Nantes en reprenant le célèbre slogan de François Mitterrand. "Seules les idées de gauche et de progrès, où les valeurs humaines vont l'emporter sur les valeurs boursières et financières, permettront à la France de se redresser (...) je ferai (les réformes) parce que je suis une femme libre, je ne dépends d'aucune puissance d'argent, d'aucun lobby, je n'ai personne à placer, je n'ai que vous" a déclaré Ségolène Royal. "Si vous me faites présidente de cette France présidente, je viendrai régulièrement rendre compte du pouvoir que vous m'avez déposé, et non pas donné" a-t-elle expliqué.

15 avril : Ségolène Royal veut "rassembler toute la gauche au premier tour"

"Je veux rassembler toute la gauche au premier tour parce que si je rassemble toute la gauche les Français auront droit à un vrai choix pour le second tour" a déclaré la candidate socialiste dimanche. "Je voudrais m'adresser aux femmes: j'ai besoin du vote des femmes. On me dit que pour certaines femmes, c'est trop révolutionnaire que de voir l'Etat et la nation incarnés par une femme" a-t-elle souligné.

14 avril : Bernard Kouchner : "Assez de l'esprit sectaire!"

Bernard Kouchner rejoint Michel Rocard dans une tribune dans le JDD. "Je ne suis pas dans une manoeuvre politicienne, je ne l'ai jamais été. Et je n'imagine pas que Michel Rocard y soit, lui qui a plus apporté à la France et aux idées que tous ses détracteurs réunis" écrit le socialiste. "Pour la première fois depuis trente ans, le parti de François Bayrou ne récuse pas la gauche réformatrice. Saisissons cette chance" explique t-il. "J'ai suffisamment soutenu Ségolène Royal et travaillé avec elle pour savoir qu'elle peut orchestrer calmement cette indispensable mutation" précise t-il. Pour Bernard Kouchner, "les électeurs de dimanche prochain ne sont pas prisonniers des frontières du sectarisme. La France vaut mieux que nos certitudes vieillies et nos crampes partisanes".

13 avril : La "suggestion" de Michel Rocard

Michel Rocard affirme dans le journal Le Monde que Ségolène Royal et François Bayrou doivent s'allier pour "barrer la route à Sarkozy". "Socialiste et européen depuis toujours, j'affirme que sur les urgences d'aujourd'hui, rien d'essentiel ne sépare plus en France les sociaux-démocrates et les démocrates-sociaux, c'est-à-dire les socialistes et les centristes (...) J'appelle donc François Bayrou et Ségolène Royal, avant le premier tour, à s'exprimer devant les Français pour s'engager dans la voie de cette alliance" déclare l'ancien Premier ministre. Pour Michel Rocard, "les Verts, la gauche sociale-démocrate et le centre démocrate-social constituent une majorité dans ce pays".

12 avril : Royal reproche à Sarkozy de promettre le contraire de ce qu'il fait

"Lorsqu'on est candidat à la plus haute fonction de l'Etat, je crois qu'il y a un minimum de pudeur, de morale, d'exigence de vérité, de crédibilité. Comment peut-il (Nicolas Sarkozy) être crédible demain en promettant tout le contraire de ce qu'il a fait ?" a déclaré en meeting à Besançon Ségolène Royal. Elle a pris pour exemple le cas d'EADS: "Monsieur Forgeard est parti avec la caisse: il leur a dit qu'il n'était pas d'accord (...), que tous les emplois seront maintenus. Mais qui était au pouvoir lorsque Monsieur Forgeard a été nommé? C'est Monsieur Sarkozy! Qui était au pouvoir quand le gouvernement actionnaire l'a autorisé à partir avec une cassette de huit millions d'euros? C'est Monsieur Sarkozy! Qui a osé nous répondre que l'Etat ne pouvait rien faire? qui a autorisé en tant qu'actionnaire le plan Power 8?" a-t-elle lancé à son auditoire.

10 avril : Le PS va faire ressortir l'opposition de fond entre Royal et Sarkozy

La dernière phase de campagne sera l'occasion pour les socialistes de marquer les différences, "projet contre projet". "Notre opposition de fond, notre divergence fondamentale sur le plan idéologique et moral, a été réaffirmée" a expliqué Stéphane Le Foll mardi après la réunion du Conseil politique. Les socialistes vont opposer deux visions: "La société apaisée et harmonieuse contre la société de confrontation et de violence, la société de l'emploi pour tous et pas uniquement des heures supplémentaires, la société où l'écologie est un enjeu positif et pas une contrainte sous la pression des lobbies, la société de la chance pour tous et pas du chacun pour soi, la république démocratique et laïque et pas une république qui irait vers le communautarisme".

6 avril : Le PS veut un débat avant le premier tour

"Le Parti socialiste réaffirme solennellement son souhait que soit organisé un débat entre les candidat avant le premier tour" a fait savoir Julien Dray dans un communiqué. "Ce débat est une nécessité démocratique et le refus de Nicolas Sarkozy est incompréhensible. Comment le leader d'un grand parti démocratique peut-il refuser de débattre avec ses adversaires?" ajoute le porte-parole du Parti socialiste.

4 avril : Royal veut une agence européenne de lutte contre le cancer

"Je créerai une agence européenne de lutte contre le cancer, cet engagement avait déjà été pris, mais jamais été réalisé" a déclaré la candidate socialiste mercredi à Lyon, au centre Léon Bérard, spécialisé dans le traitement du cancer. Une agence pour "coordonner la recherche et mutualiser les moyens en créant par exemple une banque de tumeurs".

3 avril : Les mesures de Ségolène Royal contre les abus bancaires

La candidate socialiste a présenté mardi des mesures contre les abus bancaires, "des mesures auxquelles (elle) tenait depuis longtemps car 1,5 million de familles sont en état de surendettement et 3 millions sur le point de basculer". Ségolène Royal propose "le plafonnement des frais bancaires" à 4% , "l'annualisation du calcul des découverts", le développement de "la rémunération des comptes courants" ("il est parfaitement injuste que lorsqu'on a un compte bancaire dont le solde est positif, cela ne rapporte qu'à la banque"), la suppression des "jours de valeurs" ("le compte doit être immédiatement crédité") et l'introduction de vraies "class actions".

3 avril : La TVA sociale proposée par Nicolas Sarkozy critiquée par Ségolène Royal

La proposition de Nicolas Sarkozy sur une "TVA sociale" (financement de la protection sociale par la TVA) a provoqué des réactions hostiles à droite comme à gauche. "Le système de la TVA sociale consiste à bouger une partie des cotisations sur le travail pour les mettre sur la consommation" avait expliqué le candidat de l'UMP. Une TVA sociale, "c'est une augmentation des impôts, donc il n'a pas dit la vérité puisqu'il a dit qu'il n'allait pas augmenter les impôts" a commenté Ségolène Royal. "C'est dangereux parce qu'aujourd'hui les Français ont à faire face au problème de la vie chère, donc la vie va être encore plus chère" et "c'est dangereux pour la croissance" a-t-elle ajouté lors d'une conférence de presse. "Moi je propose le contraire, je propose une revalorisation des bas salaires pour relancer la consommation et donc relancer la croissance, donc je propose la solution tout à fait inverse" a-t-elle expliqué.

1er avril: "L'insulte n'a pas sa place dans une campagne"

Pour la candidate socialiste, "la violence" des propos de Nicolas Sarkozy, après les incidents de la gare du nord, peut inquiéter: "L'insulte n'a pas sa place dans une campagne présidentielle. Par respect pour les électeurs, il faut savoir tenir ses nerfs (...) Ça voudrait dire que si demain Monsieur Sarkozy était par malheur élu, il se mettrait à insulter les autres chefs d'Etat et de gouvernement qui ne pensent pas comme lui ?" a-t-elle déclaré dimanche sur Canal plus. "Il doit rendre des comptes sur ce que disent les Français. 80% d'entre eux estiment qu'il y a une montée des violences et des insécurités. La question est: 'qu'a fait le ministre de l'Intérieur pendant cinq ans?'".

30 mars : Royal propose une nouvelle mesure pour l'emploi

Ségolène Royal propose que l'Etat paient "la totalité des salaires et des charges" pendant un an des jeunes qui sortent du système scolaire sans qualification (ils sont 190.000) et qui seraient employés chez des commerçants et des artisans ( "500.000 offres d'emploi" ne sont pas pourvues) pour être formés. Après cela, "s'ils donnent satisfaction", les employeurs s'engagent à leur donner un "contrat stable et durable". Cela sera financé par une réaffectation des aides à l'emploi dont le volume annuel est évalué à 63 milliards d'euros. me coût de cette mesure est de cinq milliards d'euros par an d'après la socialiste. Ségolène Royal affirme que cela permettrait "une baisse réelle et concrète du chômage".

30 mars : Hollande: "du côté du droit, de la loi et de la République"

"Nicolas Sarkozy a dit hier soir qu'il se plaçait du côté des victimes. Non! Il est du côté des responsables (...) Quand il n'est plus possible pour la police d'effectuer un contrôle sans déchaîner une émeute (...) c'est lui qui en porte la responsabilité et il ne faudrait pas qu'aujourd'hui il utilise son échec pour justifier encore sa politique" a déclaré François Hollande jeudi soir à Limoges. "Nous, la gauche, nous sommes du côté du droit, de la loi et de la République et nulle part ailleurs (...) "Nous ne laisserons pas dévoyer le débat public et nous ne nous laisserons pas insulter, parce que quand Nicolas Sarkozy dit qu'il est le candidat des honnêtes gens, je veux dire que ceux qui ne voteront pas pour Nicolas Sarkozy sont aussi des honnêtes gens" a-t-il ajouté.

29 mars : Ségolène Royal et l'esprit d'entreprise

"Il n'est pas question de démotiver ceux qui gagnent 4000 euros et de taxer davantage le travail" a déclaré dans Challenges, la candidate socialiste."Il vaudrait mieux que le travail soit moins taxé que le capital" a-t-elle expliqué. "Je souhaite réconcilier la France avec l'esprit d'entreprise, que l'on renoue avec le goût du risque. Il n'est pas honteux de gagner de l'argent! Je suis même prête à dire aux entrepreneurs: il n'y a pas de honte à dégager des bénéfices, à augmenter ses revenus" ajoute-t-elle. Pour Ségolène Royal, "la TVA est un impôt injuste, car il n'est pas progressif. Et si on augmente la TVA, on augmente aussi les prix". Elle ne se dit pas hostile à un type de délocalisation: "Ce sont celles qui ont été anticipées et qui s'accompagnent de nouvelles créations d'emplois sur des produits plus sophistiqués, à plus forte valeur ajoutée. Si s'implanter dans un autre pays permet de réinvestir sur le territoire national pour accompagner une mutation industrielle, il n'y a rien à redire". 

27 mars : Ségolène Royal est la "vraie candidate de l'écologie"

La candidate socialiste était mardi à la Fondation Hulot pour rencontrer plusieurs associations de défense de l'environnement. En sortant, elle a déclaré à la presse qu'elle était celle qui incarnait l'écologie dans cette élection: "Dans tous les éléments de mon Pacte présidentiel, il y a toujours le pilier environnemental, dans tous les domaines de l'action publique il y a la dimension environnementale, je suis la seule qui intègre systématiquement cette dimension" a-t-elle déclaré. "Sur les sujets sensibles, je les reconnaîtrai (les associations de défense de l'environnement) comme auxiliaires et partenaires du service public, experts officiels des décisions publiques" a-t-elle ajouté. Le PS a fait savoir qu'il soutenait le rassemblement "Voter pour la Planète" de dimanche à Paris.

26 mars : Tensions entre Verts et socialistes

L'accord de gouvernement entre le PS et les Verts annoncé lundi, sur France inter, par François Hollande n'existerait pas. "Il s'agit d'un mensonge (...) Les Verts ont depuis plus d'un an indiqué à l'ensemble des partis de gauche leur disponibilité pour travailler à un projet commun, porteur d'une véritable alternative et à la hauteur des enjeux. Il n'existe pas encore aujourd'hui, force est de le constater tout en le regrettant" a répondu Cécile Duflot, secrétaire nationale des Verts, dans un communiqué. Le premier secrétaire socialiste avait même déclaré que les deux partis étaient "en train de discuter des circonscriptions" pour les législatives.

25 mars : Ségolène Royal et son identité nationale

Invitée du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI, Ségolène Royal a été interrogée sur l'identité nationale et son intervention marseillaise. "On peut être fier de son drapeau, de son pays, de sa nation et en même temps tournés vers les autres" a-t-elle expliqué. La question pour la candidate socialiste n'est pas de "demander aux Français d'où ils viennent, mais où ils veulent aller". Ségolène Royal avait déclaré dimanche matin que l'on fondait "une identité nationale" en faisant "en sorte que la République tienne sa promesse que chaque enfant né sur le territoire français soit un enfant qui a des talents à déployer et de l'énergie à donner à l'intérêt général".

24 mars : Le nouveau slogan de Ségolène Royal: "la France présidente"

"La France présidente", c'est le slogan que l'on verra dans les meetings et sur les affiches de Ségolène Royal" désormais. "L'idée, qui est ressortie des débats participatifs organisés par Ségolène Royal, c'est que tout le monde prend son avenir en main, doit être acteur du changement, et qu'en quelque sorte, c'est toute la France qui est présidente. En même temps, c'est aussi une référence au choix d'une femme" a expliqué Jean-Louis Bianco à l'AFP.

23 mars : Le financement des retraites par Ségolène Royal

Ségolène Royal veut la mise en place d'un fonds collectif pour "remettre à niveau le Fonds de réserve des retraites" et couvrir une partie des besoins de financement des retraites à l'horizon 2020. C'est ce qu'elle explique dans le Journal des finances à paraître. Une sorte de fonds de pension public qui place de l'argent sur les marchés financiers. Comme cela avait été fait par le gouvernement Jospin avec le FRR et ses 24 milliards d'euros, qui aujourd'hui a un un encours de 31 milliards d'euros.

22 mars: Royal: "l'état de civilisation d'une société se mesure à la façon dont elle traite les anciens et les personnes dépendantes"

"Aujourd'hui, il faut que ce soit la solidarité nationale qui prenne en charge la question du grand âge et de la dépendance" a déclaré Ségolène Royal à l'occasion d'une visite de maison de retraite dans le Val de Marne. Elle souhaite pour cela une "cinquième branche de la Sécurité sociale (...) au même titre qu'après la Libération une branche de la Sécurité sociale a été créée pour la famille, une autre pour la maladie".

21 mars : Ségolène Royal veut un "comité constituant"

"Je veux que la réforme des institutions soit travaillée et anticipée et que ce ne soit pas dans le secret des cabinets ministériels ou dans un cercle restreint de juristes que le texte du référendum soit élaboré. Je veux donc faire en sorte de consulter en amont, dans le cadre d'un comité constituant" a déclaré Ségolène Royal sur la chaîne parlementaire mercredi. Qui sera dans ce comité? Sa réponse: "il y aura bien évidemment des parlementaires, je pense qu'il y aura des responsables des exécutifs régionaux ou locaux, parce qu'il y a une nouvelle étape de régionalisation, et je souhaite mettre dans ce comité constituant des citoyens qui seront tirés au sort sur les listes électorales". "Ce n'est pas parce qu'on n'a rien à dire sous la Ve République qu'on en ferait plus sous la VIe" a fait savoir l'UMP dans un communiqué...

Sur le thème de l'éducation, Ségolène Royal ne veut "pas de réforme inutile et supplémentaire avant de faire l'état des lieux des réformes précédentes, de celles qui marchent, de celles qui sont utiles, de celles qui ne marchent pas, de celles qui ne sont pas appliquées".

20 mars : Ségolène Royal compte retirer le décret Robien

La candidate du PS a déclaré, lors d'un déplacement à Pantin, qu'elle retirerait le décret qui supprime 3.000 postes, allonge le temps de travail de certains enseignants sans contrepartie, instaure une bivalence sur des matières, et favorise les nominations sur plusieurs établissements: "L'école a besoin qu'on lui redonne les moyens qui ont été retirés par l'UMP et l'UDF". "Je ne conserverai pas le décret Robien sur le temps de travail des enseignants" a déclaré François Bayrou. Gilles de Robien est le seul ministre UDF du gouvernement.

18 mars: Ségolène Royal pour une nouvelle République

La candidate socialiste souhaite par "un referendum refondateur de la République, ancrée sur ses traditions et en même temps tournée vers le futur" une VIème République basée sur "quatre piliers: une démocratie parlementaire revivifiée qui va mettre fin au cumul des mandats, une démocratie sociale qui va faire faire à la France un bond vers le futur en modernisant le dialogue social", des "solidarités de base" avec "le maintien des services publics sur tout le territoire", et "la démocratie territoriale". C'est ce qu'elle a déclaré dimanche devant 4.000 élus socialistes réunis à Paris.

17 mars: Royal: "la totalité des aides publiques iront aux TPE et PME"

"La totalité des aides publiques iront aux TPE, aux petites et moyennes entreprises" a déclaré samedi sur France2 la candidate socialiste . Pour Ségolène Royal, "tous les bénéfices qui sont réinvestis dans l'entreprise" doivent bénéficier d'"une fiscalité allégée". Tout comme les PME qui exportent. Ségolène Royal souhaite mettre en place une nouvelle façon de dialoguer entre partenaires sociaux: "Dès que je serai élue, il y a aura une conférence nationale sur la croissance et sur les revenus, à laquelle participeront les pouvoirs publics, qui sont garants de la bonne négociation, les organisations patronales et syndicales (...) On changera les règles du jeu. C'est-à-dire qu'une entreprise ne pourra plus mettre la clé sous la porte, sans que personne ne soit informé bien en amont de ce qui est en train de se passer. Et donc les organisations syndicales auront accès aux comptes de l'entreprise, aux stratégies industrielles" a-t-elle expliqué .

16 mars: DSK "s'occupe" de Bayrou et Sarkozy

C'est un DSK offensif qui s'est attaqué aux deux principaux concurrents de la candidate du PS vendredi. "Ségolène fait campagne avec 100 propositions, pas 10, 20 ou 50, 100 propositions! François Bayrou fait campagne sans propositions" a lancé Dominique Strauss-Kahn en meeting à Charleville-Mézières. Il a tiré à boulets rouges sur Nicolas Sarkozy et ses promesses "intenables et injustes": "Il dit je vais baisser la dette et je vais baisser les impôts: il n'y a pas un Français qui ne sache que ce n'est pas possible de faire les deux à la fois" a-t-il déclaré.

15 mars : Ségolène Royal veut "débloquer l'économie"

La candidate socialiste déclare dans le journal Les Échos, que si elle est élue, elle passera rapidement à l'action. "Dès l'automne, il y aura un référendum sur les institutions pour instiller une dose de proportionnelle, renforcer les pouvoirs du Parlement, favoriser la démocratie participative, à travers les jurys citoyens, et développer une action politique qui rende compte au jour le jour et qui soit capable de s'affranchir des lobbies. Et immédiatement, je prendrai des mesures pour débloquer l'économie" affirme-t-elle. Notamment avec les "emplois-tremplins" qui auront "aussi vocation à aider à la reprise d'emplois dans les entreprises". "Ce qui se passe en régions me rend optimiste: on peut dépasser l'objectif des 500.000 emplois-tremplins en cinq ans si on parvient à sortir de l'économie de la méfiance" explique-t-elle.

13 mars : Claude Allègre ne votera pas pour Ségolène Royal

Bonne ou mauvaise nouvelle pour Ségolène Royal? Claude Allègre, ancien ministre de l'Education a déclaré sur RTL qu'il ne voterait pas pour la candidate du PS. "Je ne voterai pas Ségolène Royal. Mes convictions personnelles de scientifique sont plus fortes que toute autre considération. Je ne peux pas admettre que dans mon pays, on soit contre le nucléaire (...) Le développement de la France doit être basé sur le nucléaire, qui est la meilleure source d'énergie propre. Elle parle de le diminuer. Sur les OGM, qui est la seule manière de maintenir l'agriculture française, elle est opposée aux OGM". Or, "le socialisme c'est d'être avec le progrès (...) Je ne peux pas le soutenir" a-t-il ajouté.

12 mars : Hollande appelle à un "vote clair, cohérent, conséquent"

Pour le premier secrétaire du PS, il n'est pas à exclure que Ségolène Royal soit absente au second tour. C'est ce qu'il explique dans le journal Libération du 12 mars: "Quand on a connu le 21 avril, l'élimination de la gauche, nous ne pouvons occulter aucune hypothèse. C'est pourquoi, il faut mener campagne en disant que seul le bulletin de vote compte, pas l'humeur, la mode ou la frénésie sondagière".

10 mars : Ségolène Royal au salon de l'agriculture

Ségolène Royal était samedi à son tour au salon de l'agriculture où elle a voulu faire passer un message écologiste. "La pollution de l'eau et des nappes phréatiques" est un problème pour la candidate socialiste qui a annoncé que la loi sur l'eau serait revue. Elle souhaite que la France ne fasse plus de "concessions" en matière agricole à l'Organisation mondiale du commerce: "je n'accepte pas que d'autres pays puissent exporter leur viande en France alors que les contrôles sanitaires ne sont pas de même qualité". Ségolène Royal a voulu saluer le travail du monde rural: "ce sont les paysans qui permettent le maintien des identités rurales et des paysages".

9 mars : Ségolène Royal veut "réformer le dialogue social"

"Il faut moderniser la France au regard d'un dialogue social respectueux" et "faire de la qualité du dialogue social un facteur d'efficacité et de productivité de l'entreprise" a déclaré la candidate socialiste après avoir rencontré les dirigeants de la CFDT et de la CGT vendredi. "Un pays moderne du point de vue du dialogue social est un pays efficace sur le plan économique" a-t-elle expliqué.

9 mars : Des jeunes économistes avec Ségolène Royal

Jeudi soir, à l'initiative de Pierre Bergé, se sont réunis des économistes issus pour la plupart de la nouvelle école d’économie de Paris inaugurée il y a deux semaines par... Dominique de Villepin. Ils soutiennent globalement le programme économique de Ségolène Royal parce qu'il est "réformiste et social". Ils soutiennent cette idée de flexsécurité danoise avec un changement des relations entre syndicats et patrons ("La France est 99ème sur 102 dans un récent classement, au même niveau que le Venezuela, il ne peut pas y avoir de croissance saine en France sans relations sociales renouvelées" a déclaré Thomas Philippon) ou la formation qualifiante "tout au long de la vie". Philippe Aghion d'Harvard, Thomas Piketty et Daniel Cohen de la Paris school of economy, Eric Heyer de l’OFCE ou Philippe Askenazy ont affirmé également leur soutien à la candidate socialiste. Ce dernier a critiqué la vision "très rétrograde" du travail de Nicolas Sarkozy qui selon lui est "fait pour souffrir".

5 mars: les 100 premiers jours de Ségolène Royal

Interrogée par le journal Le Monde sur les 100 premiers jours qui suivraient son élection, Ségolène Royal a expliqué ses priorités:

  • "La bataille pour l'emploi des jeunes sera ma première priorité. En aidant les petites et moyennes entreprises à les recruter. Les 65 milliards d'euros d'aides aux entreprises seront redéployés, pour supprimer les effets d'aubaine et les concentrer sur les PME qui innovent et qui exportent." a-t-elle déclaré.
  • "Le deuxième acte, pour relancer l'activité par le pouvoir d'achat, sera la convocation immédiate de la conférence sur la croissance et les salaires avec les partenaires sociaux : hausse du smic, relèvement des bas salaires avec le souci de ne pas écraser l'échelle des salaires".
  • "Le troisième concernera la préparation de la rentrée scolaire. Le rétablissement des emplois qui ont été supprimés dans l'éducation nationale permettra de diminuer le nombre d'élèves par classes et d'autoriser des expérimentations pédagogiques pour prendre en charge les élèves les plus difficiles".
  • "L'excellence environnementale se traduira par le moratoire immédiat des OGM en plein champ, des incitations fiscales aux particuliers pour les énergies renouvelables et des actions énergiques contre la pollution de l'eau. Enfin, le premier texte de loi sera la lutte contre les violences faites aux femmes et l'accès gratuit à la contraception des jeunes"

4 mars : Ségolène Royal et la Défense nationale

Le mot d'ordre de la candidate socialiste sur le sujet de la Défense nationale, c'est "maintenir et adapter" l'effort budgétaire actuel. C'est ce qu'elle a expliqué samedi à Paris, accompagnée de ses experts, Hubert Védrine, Jean-Pierre Chevènement et Paul Quilès. Maintenir le budget à 2% du PIB mais avec "redéploiements nécessaires". "Toutes les coopérations européennes seront recherchées" a-t-elle ajouté.

La dissuasion nucléaire est "indispensable à notre indépendance", a-t-elle déclaré, sans pour autant "rivaliser avec les 7.000 têtes américaines ou russes". Au sujet du nucléaire iranien, elle a renouvelé avec fermeté sa volonté de "soumette (ce pays) aux contrôles de l'AIEA". Au sujet de la construction du second porte-avions avec les britanniques, elle a critiqué ouvertement le gouvernement: "un gouvernement de fin de mandat ne saurait, en démocratie, vouloir rendre irréversible (...) un programme qui incombera entièrement à son successeur et dont la nécessité de surcroît n'apparaît pas clairement établie".

Ségolène Royal a enfin réaffirmer sa volonté de création d'un service civique qui pourrait "déboucher sur des volontariats de services longs de 18 à 24 mois".

3 mars : pour Ségolène Royal, l'Etat a un rôle à jouer pour Airbus

"Nous avons affirmé que les licenciements financiers ne sont pas une fatalité, nous avons affirmé que la politique avait un rôle à jouer" a déclaré à son auditoire la candidate socialiste à Auch en relatant sa rencontre d'une heure et demi avec les salariés d'Airbus. "Comment se fait-il que des dirigeants d'entreprises gagnent autant d'argent ou puissent partir avec des parachutes dorés, des sommes insultantes pour les salariés ?" a-t-elle lancer avant de s'opposer au principe qui consistent à dire que "c'est la hausse de la précarité qui va conduire à la compétitivité": "ce n'est pas en en rabattant sur le progrès social qu'on peut aller vers le progrès économique (...) On est dans un système sur lequel il faut que toute la lumière soit faite: comment se fait-il qu'une entreprise qui a des commandes pour cinq à six ans soit obligée de procéder à des annonces très traumatisantes'.

Ségolène Royal a annoncé la création par les huit Régions concernées par l'activité d'Airbus (qui sont toutes socialistes) , et "avec l'intersyndicale" d'Airbus, d'"un groupe stratégique" pour trouver "des alternatives industrielles". "Il faut organiser la riposte, dans l'intérêt même de l'entreprise. Les régions ont décidé de servir de contre-pouvoir mais dans un sens positif" a-t-elle expliqué.

2 mars : Ségolène Royal met en cause le gouvernement sur Airbus

"L'actuel gouvernement est responsable de ce désastre" a déclaré la candidate socialiste jeudi à Mont-de-Marsan. Pour Ségolène Royal, l'Etat a manqué de réactivité alors qu'il est actionnaire. La candidate a promis de remettre "totalement à plat le dossier Airbus" dans cette entreprise où "le pacte social est rompu" puisque les dirigeants "gagnent 2,3 millions d'euros par an, hors stock-options". L'"Etat actionnaire assumera tout son rôle et exigera des anticipations" a-t-elle ajouté. Des Régions seraient prêtes à investir dans le capital d'Airbus.

1er mars : François Hollande et les parrainages

Le premier secrétaire du PS n'est pas hostile à un changement de règle pour se présenter à l'élection présidentielle. Il évoque le parrainage citoyen ou un score de 5% aux dernières élections. "A chaque élection, on a la même ritournelle. Et la dernière fois, 16 candidats (...) Pourquoi faudrait-il trois trotskystes en France?" a-t-il déclaré mercredi à Laon. François Hollande est resté fidèle à sa ligne directrice: "les élus socialistes qui peuvent parrainer doivent donner leur signature à Ségolène Royal". "Si je donnais une consigne de parrainage autre que socialiste et qu'on retrouvait une situation comme celle du 21 avril 2002, je serais le premier accusé d'avoir empêché le Parti socialiste d'être au second tour" a-t-il ajouté.

1er mars : Ségolène Royal a rencontré les syndicats patronaux

La candidate socialiste a rencontré mercredi Laurence Parisot (Medef) et Jean-François Roubaud (CGPME). Une réunion qui aurait porté sur les aides aux entreprises venant de l'Etat et des collectivités locales, sur le temps de travail, sur la représentativité des syndicats, sur le Smic, sur la compétitivité. "Sur certains éléments de diagnostic, nous avons une approche qui n'est pas éloignée l'une de l'autre. Sur les solutions et les remèdes, il peut y avoir un certain nombre de divergences" a déclaré Laurence Parisot après cette rencontre. "Je crois qu'elle a compris notre proposition (...) d'un allégement de charges sur les 150 ou 200 premiers euros de tous les salaires" a commenté Jean-François Roubaud, le représentant des PME.

28 février : 150 intellectuels signent un appel pour Ségolène Royal

150 intellectuels appellent à voter dès le premier tour pour Ségolène Royal dans le Nouvel observateur de cette semaine. Ils critiquent l'action des médias, redoutent une victoire de Nicolas Sarkozy et soutiennent une nouvelle République dirigée par Ségolène Royal.

"Le 22 avril, il sera trop tard. Trop tard pour déplorer notre dispersion. Trop tard pour regretter notre inaction. Trop tard pour s’apercevoir que l’élection présidentielle s’est faite sans nous, malgré nous.

Nous refusons cette défaite trop souvent annoncée. Nous n’admettons pas que l’on vote à notre place. Nous n’acceptons pas que des sondages fabriquent une élection. Et nous ne tomberons pas dans le piège tendu par cette droite qui domine ou influence la plupart de nos grands médias. Car tout est fait, dans cette campagne, pour démobiliser la gauche et désespérer ses électeurs. Rien n’est épargné à Ségolène Royal. Ses déclarations comme ses silences, son entourage comme son compagnon, sa simplicité comme sa franchise, sa féminité comme sa fermeté: tout est prétexte en face à caricature et à moquerie. Tout est bon pour alimenter le mépris social et le dédain sexiste.

Qu’elle prenne le temps d’écouter les Français, et on la soupçonne de n’avoir rien à dire. Qu’elle annonce longuement son pacte présidentiel, et la question du chiffrage vient opportunément occulter le détail de ses engagements. Qu’elle-même ou son entourage soient victimes de procédés de basse police, et on préfère retenir l’air de la calomnie plutôt que de s’alarmer pour la démocratie. Qu’elle assume son identité de socialiste, et on lui reproche de se plier à un appareil. Qu’elle revendique sa part de liberté, et on l’accuse de se méfier de sa famille. Qu’elle réussisse un meeting électoral ou une émission télévisée, et on lui oppose immédiatement des enquêtes d’opinion aussi fluctuantes qu’incertaines.

Nous ne nous laisserons pas intimider. Dès le premier tour, nous voterons pour Ségolène Royal et nous appelons à faire de même, à le faire savoir et à faire campagne. Car nous voulons que, cette fois, la gauche gagne. Nous parions sur cette gauche plus exigeante avec elle-même et plus à l’écoute des siens, qui a appris de ses échecs, de ses illusions et de ses divisions, une gauche ambitieuse et audacieuse. Et nous savons que ce n’est pas n’importe quelle droite qui risque de l’emporter.

Jamais candidat de droite n’aura à ce point symbolisé la régression sociale. Nicolas Sarkozy est, tout à la fois, le candidat du pouvoir financier, du pouvoir personnel et du désordre mondial. Soutenu par la nouvelle aristocratie financière, il incarne la soumission de la politique à l’argent. Favorable à un renforcement des pouvoirs présidentiels, il incarne la tentation du césarisme contre l’approfondissement de la démocratie. Engagé aux côtés de l’actuelle administration américaine, il incarne le risque des aventures impériales, du choc des cultures et de l’affrontement des peuples. C’est le candidat de la peur. Des peurs qu’il exploite – celles de l’avenir, du monde, de l’étranger, des jeunes – mais aussi des peurs qu’il inspire en convoquant l’imaginaire de l’homme fort, du chef vindicatif et exalté, épris du pouvoir et de lui-même.

Contre ce danger, Ségolène Royal est la candidate de l’espérance. Elle l’a fait naître en défendant une démocratie participative où les citoyens sont reconnus experts de leurs problèmes. Une espérance à la fois sociale et écologique, éthique et démocratique, française et européenne, ne sacrifiant pas les conditions de vie et de travail à la modernisation économique. L’espérance d’une république nouvelle, rompant avec un présidentialisme étouffant pour un parlementarisme vivant. L’espérance d’une démocratie qui ne se réduirait plus à un pouvoir personnel, avec ses courtisaneries, ses impunités et ses privilèges. L’espérance d’une France enfin réconciliée avec son peuple, ses quartiers, ses travailleurs et sa jeunesse dans sa diversité.

Mais l’indifférence peut tuer l’espérance. Depuis 2002, nous sommes prévenus, et nous n’avons plus d’excuse. Nous savons que cette élection sera ce que nous en ferons. Il n’est plus temps de se faire plaisir, en perdant de vue l’enjeu décisif. Nous affirmons qu’il n’est de soutien entier que critique, de loyauté que lucide, de solidarité qu’indépendante, et nous resterons fidèles à cet engagement. Nous disons aussi que le second tour se joue dès le premier tour.

Cette élection n’est pas ordinaire et elle engage, à travers le sort de la France, un peu de l’avenir du monde. C’est pourquoi, contre une droite d’arrogance, nous appelons à choisir, dès le 22 avril, une gauche d’espérance, en votant Ségolène Royal."

La liste des signataires : Marc Abélès, anthropologue. Laure Adler, journaliste. Elisabeth Alles, anthropologue. Paul Allies, politiste. Mathieu Arnoux, historien. Pierre Arnoux, mathématicien. Jacques Audiard, réalisateur. Jean-Pierre Azéma, historien. Muriel Badet, historienne de l’art. Sébastien Balibar, physicien. Nicolas Bancel, historien. François Barat, cinéaste. Michel Barak, historien.  Dominique Barella, magistrat. Christian Baudelot, sociologue. Anna Bellavitis, historienne. Yehezkel Ben-Ari, biologiste. Samuel Benchetrit, écrivain. Michel Bénichou, avocat. Carmen Bernand, anthropologue. Arno Bertina, écrivaine. Dominique Besnehard, producteur. Philippe Besson, écrivain. Didier Bezace, metteur en scène. Sylvie Blocher, artiste. Bernard Bobe, chimiste. Mikkel Borch-Jacobsen, philosophe. Daniel Bougnoux, philosophe. Seloua Luste Boulbina, philosophe. Jean-Claude Bourbault, comédien. William Bourdon, avocat. Jean-Pierre Brigaudiot, plasticien. Geneviève Brisac, écrivaine-éditrice. Michel Broué, mathématicien. André Burguière, historien. Marilyne Canto, cinéaste. Pierre Cartier, mathématicien. Claude Chambard, écrivain. Marc Chaperon, mathématicien. Noëlle Châtelet, écrivaine. Monique Chemillier-Gendreau, juriste. Patrice Chéreau, metteur en scène. Jean-Claude Chevallier, linguiste. Hélène Cixous, écrivain. Olivier Cohen, éditeur. Annie Cohen, écrivaine. Catherine Corsini, réalisatrice. Marie Coulais , éditrice de musique. Marlène Coullomb, universitaire. Pierre-Louis Curien, mathématicien-informaticien. Paule Darmon, écrivaine. Robert Delpire, éditeur. Erwan Diantelli, anthropologue. François Dubet, sociologue. Jean-Michel Ducomte, avocat. Alain Ehrenberg, sociologue. Bernard Faivre d’Arcier. Betty Felenbok, biologiste. Marc Ferro, historien. Cynthia Fleury, philosophe. Alain Forest, historien. Antoinette Fouque, psychanalyste. Anne-Marie Garat, écrivaine. Françoise Gaspard, sociologue. Jean-Pierre Gattegno, écrivain. Marie-France Giret, pianiste. Maurice Godelier, anthropologue. Anouk Grinberg, comédienne. Martial Guédron, historien de l’art. Jean Guiloineau, écrivain-traducteur. Gérard Haller, écrivain. Karen Hansen, artiste. Alain Hélissen, écrivain-chroniqueur. Françoise Héritier, anthropologue. Denis Herlin, musicologue. Serge Jakobowicz. Jean Jamin, anthropologue. Catherine Jeandel, géochimiste. Louis Joinet, magistrat. Pierre Joliot, biologiste. Geneviève Joutard, historienne. Philippe Joutard, historien. Jean Kehayan, journaliste. Jacques Julliard, historien. Christiane Klapisch-Zuber, historienne. Julia Kristeva, universitaire-psychanalyste. Jean Labib, producteur. Guy Lacour, universitaire.Nicole Lapierre, sociologue. Françoise Lavocat, littérature comparée. Armelle Le Bras-Chopard, politologue. Michèle Leduc, physicienne. Jean-Paul Lévy, avocat. Jean-Marc Lévy-Leblond, physicien. Daniel Lindenberg, historien. Dyssia Loubatière, assistante à la mise en scène. Michèle Manceaux, écrivain-journaliste. Frédéric Martel, sociologue. François Marthouret, comédien. Mireille Martin, mathématicienne.  Dominique Méda, philosophe. Khaled Melhaa, journaliste-producteur. Eric Michaud, historien de l'art. Yves Michaud, philosophe. Jean-Pierre Mignard, avocat. Philippe Minard, historien. Ariane Mnouchkine, metteur en scène. Sarah Moon, photographe. Jean-Paul Moreigne, psychiatre-psychanalyste. Janine Mossuz-Lavau, politologue. El Mouhoub Mouhoud, économiste. Bernard Murat, directeur de théâtre. Roland Nadaus, écrivain. Véronique Nahoum-Grappe, anthropologue. Pap Ndiaye, historien. Monique Nemer, écrivaine-éditrice. Alain Omont, astrophysicien. Alfredo Pena Vega, sociologue. Michel Piccoli, comédien.. Martyne Perrot, sociologue. Michelle Perrot, historienne. Thomas Piketty, économiste. Etienne Pion, président d’un mouvement laïque .Evelyne Pisier, juriste. Emmanuel Poisson, historien. Christophe Prochasson, historien. Pierre Raterron, artiste-auteur.  Elisabeth Roudinesco, historienne-psychanalyste. Roland Rappaport, avocat. Yannick Ripa, historienne. Joël Roman, philosophe-éditeur. Jean-Paul Scarpitta , metteur en scène.  Leïla Sebbar , écrivain. Claude Servan-Schreiber, écrivaine. Fabienne Servan-Schreiber, productrice. Emmanuelle Sibeud, historienne. Philippe Sollers, écrivain. Maria Stavrinaki, historienne. Benjamin Stora, historien. Martine Storti, écrivaine. Irène Théry, sociologue. Pierre Tambourin, biologiste. Philippe Torreton, comédien. Pierre Tournier, historien. Jacques Treiner, physicien. Lucette Valensi, historienne. Agnès Verlet, écrivaine. Daniel Vigne, metteur en scène. Jean Viard, sociologue-éditeur.  Fabienne Vonier, productrice-distributrice. Emmanuel Wallon, sociologue. Catherine Weinzaepflen, écrivain.

27 février : Ségolène Royal s'engage à Clichy-sous-Bois

La candidate socialiste est la première a signer le "contrat social et citoyen" du collectif AC le feu. Elle la fait mardi matin à Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), ville de départ des émeutes urbaines. Ségolène Royal a toutefois refusé une vingtaine de propositions (sur 105) jugées "irréalisables" ou discutables. "J'ai envie que vous réussissiez. J'ai besoin de vous dans cette nouvelle France qui se lève. J'ai confiance en vos talents, vos générosités. Vous pouvez faire beaucoup pour la France" a-t-elle déclaré. "On attend des présidentiables prêts à entendre ce que les quartiers populaires ont mis dans ce contrat social et citoyen qu'ils s'engagent" a déclaré le président d'AC le feu, Mohammed Mechmache.

26 fevrier : l'Alliance pour la planète note les candidats

L'Alliance pour la planète, rassemblement de 70 organisations écologistes (qui comprend le WWF, Greenpeace, les Amis de la Terre et la Fondation Nicolas Hulot notamment), avait noté les partis présents au gouvernement ou à l'assemblée de 1997 à 2006. (les Verts avaient obtenu un 11 sur 20. Suivaient le PS avec 6,5/20, le PCF avec 5,5/20, l'UDF avec 5/20 et dernier l'UMP, avec 4,5 sur 20).

L'alliance base sa notation des candidats sur 24 propositions indispensables pour la défense de l'environnement. Dominique Voynet et Corinne Lepage arrivent en tête avec une note de 16,5/20, devant Ségolène Royal qui obtient un 13/20. Les autres candidats n'ont pas la moyenne: François Bayrou et Marie-George Buffet ont un 9/20, Nicolas Sarkozy 8,5/20, Olivier Besancenot 8/20, Philippe de Villiers 7/20 et enfin Arlette Laguiller et Jean-Marie Le Pen sont derniers avec un 5/20.

22 février : L'"équipe du pacte présidentiel"

Ségolène Royal a présenté jeudi soir son "équipe du pacte présidentiel": elle est composée de Lionel Jospin, Laurent Fabius, Dominique Strauss-Kahn,Pierre Mauroy, Henri Emmanuelli, Bertrand Delanoë, Martine Aubry, Bernard Kouchner, Gérard Collomb, Yvette Roudy,Jean-Pierre Bel, Jean-Marc Ayrault et François Hollande. "Tout le monde est rassemblé dans cette phase décisive de la campagne" a déclaré Ségolène Royal.

22 février : Bernard Kouchner présente "son" service civique

Bernard Kouchner a remis jeudi son rapport à Ségolène Royal sur la création d'"un service civique. Il propose un service "mixte et universel" dans "les structures associatives, publiques, les collectivités territoriales, les écoles, hôpitaux et universités, mais aussi les entreprises de l'économie solidaire". Ce service concernerait 50.000 jeunes la première année pour augmenter progressivement. "Ce n'est pas les travaux forcés. Il faut que ce soit une connivence, un intérêt partagé par ceux qui reçoivent et ceux qui apportent quelque chose" a-t-il expliqué en conférence de presse.

22 février : Montebourg: Bayrou veut être le Premier ministre de Sarkozy

"François Bayrou, son système, c'est le siphonnage des voix de gauche pour les apporter à Nicolas Sarkozy. (...) Il veut nous affaiblir pour faire sa carrière car il veut devenir, peut-être, le Premier ministre de M. Sarkozy" a déclaré Arnaud Montebourg en meeting jeudi dans la Drôme. Pour lui, le président de l'UDF "se mystifie en homme qui serait du centre" mais il ajoute qu'il ne connaît pas de centre en France: "dans les collectivités locales, l'UMP et l'UDF travaillent ensemble. Ils ont des accords de désistement qui sont tout prêt pour les législatives" a-t-il ajouté.

20 février : 35,6 milliards d'euros pour le programme Royal

35,6 milliards d'euros sur cinq ans (environ 50 milliards de dépenses et 15 milliards d'économie), c'est le chiffre annoncé par le parti socialiste. "A partir du moment où vous présentez des engagements, il faut pouvoir répondre au sens commun qui demande : tiendrez-vous les promesses? Mais au-delà, ce sont les projets et leurs différences qui comptent. Il semble que le chiffrage du projet socialiste et celui de l'UMP soient proches, à environ 5 milliards d'euros pas plus l'un de l'autre. Je dis presque tant mieux. Comme ça on va s'intéresser aux différences. Et il y en a beaucoup. Car le fond du problème c'est : pour quoi faire ? a expliqué à Marianne2007.info, le secrétaire national à l'économie et la fiscalité, Michel Sapin.

19 février : Ségolène Royal : "Je veux promettre ce que je peux tenir"

La candidate socialiste a fait à son tour lundi l'émission de TF1, "J'ai une question à vous poser", devant presque 9 millions de téléspectateurs (score le plus important pour une émission politique depuis 15 ans). Ségolène Royal est venue avec son pacte présidentiel pour le défendre et l'expliquer. Elle a dit aux 100 français présents sa volonté de lutter "avec acharnement contre le chômage des jeunes qui déstabilise un pays comme le nôtre". Elle a parlé du Smic à 1500 euros bruts dans les cinq ans ("l'augmentation des bas salaires participe de la relance de la croissance par la consommation"): "il y a 4 millions de personnes au Smic, mais un salarié sur deux touche moins de 1500 euros par mois. Beaucoup se sont dit : 'Nous allons devenir smicards'. Je ne veux pas écraser la hiérarchie des salaires". La candidate a de nouveau affirmé sa volonté de privilégier les entreprises qui "réinvestissent leurs bénéfices" plutôt que celles «qui distribuent aux actionnaires". "Elle a crevé l'écran, elle a fait ressentir aux téléspectateurs à quel point elle était porteuse d'un vrai changement de société et de système" a déclaré Jack Lang.

19 février : Montebourg: Le système médiatique "se berlusconise"

L'objectif des socialistes et de Ségolène Royal, selon Arnaud Montebourg est de "réussir à percer le mur des médias": "nous ressentons cruellement que le système s'est concentré, et notamment en faveur des intérêts de la droite" a-t-il déclaré sur Canal plus. Le porte-parole de la candidate socialiste a déclaré que les médias français de "berlusconisaient". C'est préoccupant parce que cela veut dire que la pensée unique est en train de s'installer" a-t-il expliqué. Robert Namias, directeur de l'information de TF1, ne voit pas les choses de cette façon: "les amitiés du principal actionnaire de TF1 avec Nicolas Sarkozy, que je respecte, ne me regardent pas. Elles ne jouent en rien sur l'information" a-t-il expliqué.

18 février : une semaine de "réajustement" et de "réorganisation"

"Il faut une équipe plus étoffée et mieux structurée, il faut qu'on sorte de l'autogestion, il faut remettre de la hiérarchie" a déclaré Ségolène Royal, la candidate socialiste, dimanche à l'AFP. "Nous avons un bon pacte présidentiel et le parti, à la base, il marche, en particulier pour ce qui est des liaisons avec les fédérations. Et il n'y a jamais eu autant de monde dans les meetings... Mais les gens ont besoin d'avoir des instructions précises, et il faut s'appuyer sur cette mobilisation de terrain" a-t-elle ajouté.

15 février : la démission d'Eric Besson

"C'est un problème personnel qui n'est pas lié au chiffrage du projet (...) Il y a eu un désaccord avec François Hollande sur une question de méthode" a affirmé Jean-Louis Bianco au sujet de la démission d'Eric Besson de son poste de secrétaire national du Parti socialiste à l'Economie. François Hollande aurait voulu que l'on parle plus des propositions avant de parler des chiffres... Il sera remplacé par Michel Sapin, ancien ministre de l'Economie et des Finances.

14 février : 35 milliards pour le pacte présidentiel

"On a donné un chiffre correspondant à notre évaluation lorsqu'on avait fait le projet socialiste, 35 milliards d'euros. C'est à peu près la même somme qu'il faudra imaginer et trouver pour le pacte présidentiel de Ségolène Royal" a déclaré, sur Canal plus, François Hollande. "50 milliards les dépenses supplémentaires" et "15 milliards les économies et recettes supplémentaires" a-t-il précisé.

13 février : la campagne se gagnera sur le terrain pour le PS

Il faut "défendre le pacte et l'efficacité économique et la crédibilité de ses propositions" sur le terrain a affirmé le socialiste Julien Dray, relayant le message de la candidate. Ségolène Royal a demandé aux parlementaires socialistes de se mobiliser sur le terrain: "Je compte sur vous, maintenant, pour que vous vous saisissiez de ce pacte présidentiel, vous qui êtes tous les jours au contact avec nos concitoyens, de leurs souffrances, de leurs difficultés, de leur espérance, de leurs attentes, de leur souhait profond de sortir la France de cette déprime collective".

12 février : le pacte présidentiel serait financé sans hausse globale d'impôts

Ségolène Royal "a indiqué que son projet se déploierait à prélèvements obligatoires constants, ce qui signifie: pas d'augmentation globale des impôts, taxes et cotisations sociales et qu'il devait être compatible avec l'hypothèse de croissance retenue de 2,5% en moyenne par an pendant 5 ans". "La marge de manoeuvre se situe donc autour de 35 milliards de dépenses nettes" a ajouté Eric Besson, le secrétaire national du PS chargé de l'Economie.

Julien Dray, porte-parole de Ségolène Royal et du PS, n'a pas apprécié les commentaires de l'UMP sur le coût des propositions de sa candidate: "Nous n'avons pas de comptes à rendre à la droite, ni de leçons à recevoir de ces gens-là (...) L'ensemble des éléments de chiffrage sera connu dans les semaines qui viennent. Comme nous l'avons fait pour le projet socialiste, nous allons faire un chiffrage extrêmement précis" a-t-il expliqué. "Quand Breton dit ce qu'il ne faut pas faire, nous l'écoutons, parce que c'est un expert, surtout quand on regarde la réalité du déficit record commercial. Nous ne nous laisserons pas faire" a-t-il ajouté. Eric Besson va dans le même sens puisque selon ses calculs "la somme provisoire des engagements de Nicolas Sarkozy fait apparaître un solde de dépenses nettes de plus de 77 milliards".

11 février : Rassemblement autour de Ségolène Royal

12h40 Grand rassemblement à Villepinte du parti socialiste, avec le MRC et le PRG, ce dimanche. Un rassemblement qui a commencé avec la restitution des résultats des débats participatifs. François Hollande s'est lancé vers midi dans un discours offensif, marquant les différences entre la gauche et la droite ("un affrontement clair entre la gauche et la droite permettant au pays de décider son avenir"), pour gagner la "victoire du coeur et des esprits". "C'est nous qui représentons la paix sociale, l'harmonie, le vivre ensemble" a-t-il expliqué. "L'élection présidentielle se gagne dès le premier tour" a-t-il déclaré en faisant allusion au vote utile: "que ceux qui ont oublié le 21 avril retrouvent vite leurs esprits car le 22 avril 2007 il sera trop tard". Le premier secrétaire du PS a dénoncé l'"ouverture" de Nicolas Sarkozy.

13h00 "Vous ne supportez plus que l'on rédige dans l'ombre des programmes aussi vite oubliés qu'ils sont écrits. Les promesses doivent être tenues, elles doivent être crédibles" écrit la candidate socialiste dans un document intitulé "Le pacte présidentiel" transmis à la presse. Les organisateurs annoncent la présence de 15.000 personnes.

14h30-16h30 Des propositions de Ségolène Royal

  • "Le Smic sera porté à 1.500 euros, le plus tôt possible dans la législature"
  • L'organisation d'une conférence annuelle sur "les salaires, les revenus et la croissance"
  • Sécurisation des parcours professionnels sans "passer par la case chômage" pour permettre la mobilité professionnelle
  • Ouvrir les négociations pour déterminer comment on peut consolider les 35 heures "et réduire ses effets négatifs"
  • Des "centres éducatifs renforcés si besoin avec encadrement militaire
  • Sanction proportionnée dès le premier délit
  • "Développer les brigades des mineurs" dans les commissariats des grandes villes
  • Recrutement de juges des enfants, d'éducateurs et de greffiers
  • Suppression des peines de prison pour les mineurs "en dehors des cas d'atteintes graves aux personnes"
  • Régularisation de sans-papiers sur critères
  • Révision de la carte scolaire pour casser les ghettos
  • "Renforcer la présence adulte dans les établissements scolaires y compris, lorsque ce sera nécessaire par la présence d'un deuxième adulte dans les classes"
  • Soutien scolaire par des étudiants qui comptera comme UV
  • Minis internats urbains "pour les jeunes qui décrochent"
  • Droit au premier emploi pour les jeunes restant plus de six mois au chômage: par un emploi-tremplin, par un micro-crédit pour le lancement de projets etc.
  • "Introduire la démocratie participative dans toutes les collectivités publiques (jurys citoyens, budgets participatifs, etc.)"
  • "Des citoyens ayant recueilli un million de signatures pourront demander au Parlement l'examen d'une proposition de loi"
  • Modernisation de l'Etat et de ses structures administratives pour plus d'efficacité
  • Réforme du Sénat, plus de pouvoir de contrôle pour l'assemblée, mandat unique et fin du 49-3
  • Décentralisation pour la gestion des universités, prisons, de la formation professionnelle etc. L'Etat veillera a l'égalité de ressources entre les territoires
  • Mensualisation des retraites et rattrapage de 5% pour les petites retraites
  • L'Etat pourrait se substituer aux maires qui ne respectent pas la loi SRU
  • Elle propose de vendre à moitié prix aux collectivités qui souhaitent créer des logements sociaux, les terrains appartenant à l'Etat
  • Tout programme de constructions neuves devrait comporter une part de logement social
  • Les communes pourraient procéder à des "acquisitions-réquisitions"
  • Les logements "vacants depuis plus de deux ans" seraient "surtaxés"
  • Les régions seraient chargées de piloter un "programme massif de logements" pour étudiants et jeunes travailleurs
  • "Obligation dans chaque ville de créer une place d'hébergement d'urgence pour 1.000 habitants"
  • Un "service public de la caution en contrepartie de loyers encadrés"
  • Développement des système d'énergie renouvelable dans les nouvelles constructions pour faire baisser les charges locatives
  • Faciliter l'accession à la propriété "par l'extension des prêts gratuits"
  • Une "agriculture respectueuse de l'environnement" et moratoire sur les OGM
  • Une réforme de la fiscalité écologique "afin d'intégrer le coût des impacts environnementaux dans le prix des produits et des services"

>>Voir la synthèse de son programme

10 février : vers des propositions donnant-donnant?

France info et Le Monde auraient obtenu quelques points du programme présenté par Ségolène Royal le 11 février à Villepinte. Le principe donnant-donnant revient plusieurs fois: une "allocation pour les jeunes" accessible aux classes moyennes et le "droit au premier emploi en échange de soutien scolaire et de tutorat", des exonérations sociales aux entreprises bénéficiaires "moyennant des contreparties en terme d'emplois ou de salaires". Ségolène Royal devrait proposer la mensualisation des retraites et leur augmentation de 5% dès 2007 et la création d'"emplois parents" dans les quartiers pour assurer des services de garde d'enfant ou de soutien scolaire.

9 février : Une fiscalité "au service du développement économique"

Plus précisément, une fiscalité "plus juste au service du développement économique", c'est l'objectif du rapport de quinze pages de Dominique Strauss-Kahn, François Marc et Didier Migaud destiné à la candidate socialiste. "Il faut stabiliser la fiscalité" et "si les choses se passent bien au bout de quelques années, on pourra entraîner des baisses d'impôt" a déclaré DSK. Voici des propositions du rapport:

  • revenir sur les baisses des prélèvements obligatoires qui ont bénéficié au "1% tout en haut de la hiérarchie" depuis 2002 ("99% des Français ont payé plus, impôts et CSG réunis, et 1% ont gagné. Cela n'est pas juste")
  • revenir sur le bouclier fiscal
  • favoriser fiscalement les entreprises embauchant en contrat à durée indéterminée
  • favoriser fiscalement les entreprises qui investissent plutôt que celles qui distribuent des dividendes
  • Un "véritable équilibre" entre communes pauvres et communes riches pour faire baisser la taxe d'habitation
  • un "impôt citoyen" payé par tous les Français même s'ils habitent à l'étranger (pour contrer l'exil fiscal) pour "ceux qui se disent Français mais finalement n'ont plus de français que le nom parce qu'ils quittent le pays et qu'ils quittent l'ensemble de la vie collective": Cet impôt ne toucherait qu'environ 50.000 expatriés et servirait notamment à financer les lycées français à l'étranger. "Il faudra mettre la barre suffisamment haut pour être sûr de ne toucher que les gens ayant de très haut revenus, dont la plupart ont décidé de partir à l'étranger pour des raisons d'optimisation fiscale" a expliqué DSK.

La promesse de Nicolas Sarkozy de "baisser de quatre points le taux de prélèvements obligatoires, c'est de la démagogie pure et je pense que les Français ne s'y laissent pas prendre" a ajouté DSK.

8 février:Sarkozy "dépasse les limites de la décence et du sérieux" pour Jospin

Nicolas Sarkozy "nous fait autour du travail le coup de la fracture sociale que nous avait fait Jacques Chirac. Je ne pense pas que les travailleurs aient intérêt à s'y laisser prendre" a expliqué jeudi Lionel Jospin. "Se réclamer de Blum pour critiquer les 35 heures quand tous ceux qui se souviennent du Front populaire et de Blum savent que Blum est l'homme des 40 heures et des congés payés, c'est drôle et donc pas du tout sérieux" a déclaré Lionel Jospin sur RTL en visant Nicolas Sarkozy. Sur le "travailler plus pour gagner plus" du candidat de l'UMP, l'ancien Premier ministre dit: "il fait comme si c'était le salarié qui décidait de son temps de travail et il parle travail mais il ne parle jamais emploi".

7 février : les propositions de Ségolène Royal pour le logement

La candidate du PS s'est engagée à construire au moins 120.000 logements sociaux par an pour répondre à l'urgence en matière de logement. Voici les propositions de Ségolène Royal:

  • L'Etat pourrait se substituer aux maires qui ne respectent pas la loi SRU
  • Elle propose de vendre à moitié prix aux collectivités qui souhaitent créer des logements sociaux, les terrains appartenant à l'Etat
  • Tout programme de constructions neuves devrait comporter une part de logement social
  • Les communes pourraient procéder à des "acquisitions-réquisitions"
  • Les logements "vacants depuis plus de deux ans" seraient "surtaxés"
  • Les régions seraient chargées de piloter un "programme massif de logements" pour étudiants et jeunes travailleurs
  • "Obligation dans chaque ville de créer une place d'hébergement d'urgence pour 1.000 habitants"
  • Un "service public de la caution en contrepartie de loyers encadrés"
  • Développement des système d'énergie renouvelable dans les nouvelles constructions pour faire baisser les charges locatives
  • Faciliter l'accession à la propriété "par l'extension des prêts gratuits"

6 février : Ségolène Royal dénonce les médias

"Ceux d'en face, à droite et dans leurs relais dociles dans les médias, m'avaient déjà congédiée, accablée de toutes les insuffisances et de toutes les impotences, vilipendée dans des publications sordides, à la une de publications liées au pouvoir (...) Il y a sans doute un peu d'argent à gagner pour ces conglomérats de la finance et des médias, mais surtout, il y en a tellement à perdre" a déclaré en meeting Ségolène Royal mardi soir à Paris. "Je suis toujours là et bien là" a-t-elle ajouté.

5 février : au PS, "on ne mise pas tout sur le 11 février"

"On ne mise pas tout sur le 11 février, qui effectivement est l'aboutissement d'un premier processus, celui d'écoute. Je comprends qu'il y ait un peu d'impatience. Elle va présenter sa vision, ses propositions pour la France" a déclaré dimanche François Rebsamen, co-directeur de campagne de Ségolène Royal, au Forum Radio-J. "Je souhaiterais que l'on passe très vite au débat d'idées, à la compétition de projets" a-t-il ajouté. "Dimanche à Montreuil, elle va jouer gros mais elle ne va pas tout jouer car nous sommes loin de l'échéance" a affirmé lundi Jean-Louis Bianco, un de ses porte-paroles. "Il y a une part de responsabilité qui est la nôtre, son équipe de campagne. Nous n'avons pas su installer l'idée qu'elle a fait plus de propositions que Nicolas Sarkozy, c'est une erreur" a-t-il précisé.

3 février : pas d'accord entre les Verts et le PS

"Nous ne pourrons pas imaginer continuer un travail en commun au niveau régional, au niveau municipal, au niveau intercommunal sans que les grandes orientations au niveau national soient fortement écologisées" a déclaré samedi la secrétaire nationale des Verts, Cécile Duflot. Les Verts veulent un accord avec les socialistes pour les législatives sur 35 circonscriptions réservées dont 20 gagnables dans l'espoir d'obtenir un groupe à l'Assemblée nationale. Le PS propose 20 circonscriptions dont 15 gagnables.

1er février : Ségolène Royal veut être la présidente de la France métisse

"je veux une France qui accepte ce qu'elle est devenue: plurielle, diverse, colorée: s'en réjouisse et sache en tirer partie" a déclaré la candidate socialiste lors de son dernier forum participatif à Grenoble. "Le modèle que l'UMP propose à nos enfants face aux grandes transformations du monde peut se résumer à peu près à ceci 'sois compétitif, ne pense qu'à toi et tais-toi', est cela que vous voulez?" a-t-elle lancé au public. Ségolène Royal a condamné le "vrai-faux nouveau contrat de travail" inspiré du CNE de Nicolas Sarkozy.

31 janvier : les RG aurait enquêté sur le patrimoine de Ségolène Royal

Les RG ont enquêté fin novembre 2006 sur le patrimoine immobilier de Ségolène Royal, c'est ce qu'affirme le Canard Enchaîné du 31 janvier. Une information qui avait circulé par la suite sur Internet avec les conséquences que l'on connaît. "Non, ce n'est pas vrai, c'est de la calomnie, c'est des mensonges, je démens formellement, comme ont démenti les responsables de la police de la République française" a répondu Nicolas Sarkozy. "Je suis ministre de l'Intérieur, il n'y a jamais eu un quelconque scandale. Tout ceci, chacun le comprend bien c'est pour faire diversion parce que la candidate socialiste se trouve très mal après un certain nombre de déclarations dont le moins que l'on puisse dire est qu'elles furent étonnantes et qu'il faut faire un rideau de fumée" a ajouté le président de l'UMP.

27 janvier : Georges Frêche exclu du parti socialiste

La commission nationale des conflits du PS a décidé samedi d'exclure Georges Frêche pour ses propos sur l'équipe de France de football. "Je voudrais dire à Ségolène Royal, que si elle veut être élue président de la République, et je le lui souhaite, qu'elle s'inspire du président François Mitterrand: on soutient ses amis. Et ce n'est pas en tapant sur eux qu'on gagne des élections" a déclaré Georges Frêche.

26 janvier : Deuxième jour aux Antilles

"Je suis très heureuse d'être ici aujourd'hui, loin de Paris dans une campagne difficile et pleine de dureté" a dit Ségolène Royal aux élèves martiniquais d'un internat qui fût le sien. "Je suis venue vous écouter et travailler avec vous pour agir juste et non pas imposer des solutions venues d'en haut, ficelées à Paris" a-t-elle expliqué plus tard en compagnie du célèbre poète Aimé Césaire qui a rejoint le comité de soutien local.

La candidate socialiste a visé Nicolas Sarkozy qui propose une société "où chacun se débrouille dans le tous contre tous". "Quand j'entends qu'il faudrait repousser la retraite jusqu'à 70 ans ou faire payer le début d'accès à la santé, ou que les gens se débrouillent s'ils n'ont pas assez d'argent et qu'ils fassent des heures supplémentaires... (...) On va permettre aux patrons que l'heure supplémentaire coûte moins cher que la première heure travaillée d'un chômeur que l'on aurait recruté (...) Je dis non" (...) Non " à la franchise médicale qui va faire reculer la couverture médicale et la sécurité sociale, non à l'anarchie dans le chacun pour soi. Je dis non à ce recul des solidarités, je dis non à ce recul des services publics avec la suppression de moyens dans l'école, la santé, les transports publics".

25 janvier : Ségolène Royal aux Antilles

Ségolène Royal entame jeudi une visite de quatre jours en Martinique, puis en Guadeloupe à partir de samedi. Le célèbre poète Aimé Césaire a rejoint comité de soutien local à Ségolène Royal. Un voyage qui pourrait etre délicat puisque le PS va trancher sur l'affaire Georges Frêche. La candidate socialiste fera un meeting vendredi soir à La Trinité.

Jeudi matin, la candidate socialiste s'était opposée à la proposition de Nicolas Sarkozy de créer un contrat de travail unique inspiré par le CNE (Contrat Nouvelles Embauches). " Le CNE sera abrogé et le CDI deviendra la référence du contrat de travail" a-t-elle déclaré sur RMC. Pour Ségolène Royal, Nicolas Sarkozy "s'apprête à démanteler le code du travail et à faire en sorte que désormais tous les Français pourraient être licenciés pendant deux ans sans justification et sans motif".

24 et 25 janvier : les RG ont reconnu l'existence d'une fiche au nom de Bruno Rebelle

La direction centrale des Renseignements généraux a reconnu l'existence d'une "notice comportant des éléments biographiques" sur Bruno Rebelle (qui fait parti de l'équipe de Ségolène Royal) "actualisée automatiquement, et sans ordre". Celui-ci a décidé de porter plainte avec constitution de partie civile pour "atteinte à l'intimité de la vie privée".

"Je demande que ces informations soient, je l'espère, infirmées, mais si elles sont confirmées, alors il faudra en tirer toutes les conséquences au niveau de la campagne présidentielle. Elles seraient extrêmement préoccupantes car cela voudrait dire que le ministère de l'Intérieur serait au service du candidat Sarkozy pour éventuellement chercher je ne sais quelle information, je ne sais quel dossier concernant les membres de l'équipe de Mme Royal" avait déclaré François Hollande suite à un article du Canard Enchaîné.

"C'est tellement ridicule, il faut qu'ils gardent leurs nerfs, surtout qu'ils restent calmes. Une enquête sur qui? Sur quoi? Pour chercher son programme? C'est pas une enquête, c'est une exploration" a répondu Nicolas Sarkozy.

23 janvier : Ségolène Royal et la souveraineté du Québec

A la question posée par un journaliste québécois: "Quelles sont vos affinités avec la question de la souveraineté du Québec?", Ségolène Royal a répondu: "Elles sont conformes aux valeurs qui nous sont communes, c'est-à-dire la souveraineté et liberté du Québec. Je pense que le rayonnement du Québec et la place qu'il occupe dans le coeur des Français vont dans ce sens".

Stephen Harper, le Premier ministre canadien a aussitôt réagi: "L'expérience enseigne qu'il est tout à fait inapproprié pour un leader étranger de se mêler des affaires démocratiques d'un autre pays" a-t-il déclaré. Réaction favorable d'André Boisclair, président du parti québécois, qui affirme que cela prouve que la "France sera toujours aux côtés des québécois".

En France, c'est Jean-Pierre Raffarin qui est passé à l'offensive: "visiblement, sur ce dossier international comme sur beaucoup d'autres, Mme Royal improvise" a-t-il déclaré. Noël Mamère n'y voit rien de choquant: "parler de la souveraineté, ce n'est pas parler de l'indépendance" a-t-il expliqué. "Je ne vois pas quel problème il y a à exprimer de la sympathie pour un mouvement, un idéal, un projet (...) Il faut vous rappeler que jusqu'à la fin de l'année dernière le Québec était une province du Canada et que le Canada lui-même a reconnu que le Québec était une nation" a commenté Christiane Taubira.

22 janvier : Ségolène Royal se lance dans la "bataille"

"Je donne le coup d'envoi de cette bataille. Cette bataille, nous devons la gagner parce que nous sommes habités par des valeurs fondamentales, celles du socialisme" a déclaré la candidate socialiste à l'occasion de l'ouverture au public de son QG de campagne.

18 janvier : Ségolène Royal veut "gommer" les "effets négatifs" des 35h

"Je veux que le socialisme soit le socialisme du réel: nous devons regarder les choses en face. Ce n'est pas se désavouer que de réajuster certaines réformes pour gommer leurs effets négatifs" a déclaré Ségolène Royal dans "La Voix du Nord" de vendredi alors qu'elle doit rencontrer Martine Aubry. La candidate socialiste veut par la négociation sociale donner de "l'agilité" aux entreprises et permettre à ceux qui "veulent travailler plus" ou "moduler" leur temps de travail " de le faire.

17 janvier: Ségolène Royal veut une "nouvelle République"

"J'entends la droite dire qu'il y aurait comme un trou d'air dans notre campagne. Moi ce que je vois ce soir surtout, c'est un souffle d'air extraordinaire qui va nous porter vers la victoire de 2007!". Ségolène Royal était mercredi soir en meeting à Toulon et elle y a défendu ses débats participatifs: "je vous le dit: cette exigence démocratique, c'est une sorte de révolution démocratique qui rend à chaque citoyen qui le souhaite ce qui lui est dû, la parole bien sûr, mais aussi le pouvoir de proposer à égalité avec tous". La candidate socialiste a également dénoncé les "discours politiques de mensonge tenus au plus haut niveau" et "ceux qui sont au pouvoir et qui promettent demain ce qu'ils ne font pas aujourd'hui alors qu'ils en ont la responsabilité".

  • Une réforme des 35 heures dans le sens de "l'intérêt du développement économique"...

"Je ferai en sorte que la réforme des 35 heures se fasse dans l'intérêt du développement économique et de la compétitivité économique des entreprises (...) Il faut donner de l'agilité aux entreprises, notamment celles qui sont confrontées à la concurrence internationale ou les petites entreprises qui sont en train de se créer" a déclaré sur RTL la candidate socialiste.

  • Et pour un socle de droits sociaux minimum pour les travailleurs

La candidate du PS a annoncé qu'elle était pour un nouveau référendum en France en 2009 "sur un traité qui permette aux institutions européennes de fonctionner". "Ce que je souhaite, c'est qu'il y ait un volet social et que les droits des travailleurs soient pris en considération en Europe" a-t-elle précisé.

16 et 17 janvier : la rumeur sur le couple Hollande-Royal et l'ISF

"J'ai subi des attaques diffamatoires insupportables. Je pense que des méthodes de campagne comme celles-ci sont inadmissibles" a déclaré Ségolène Royal suite à une rumeur venant d'Internet reprise par Jacques Godfrain, député UMP de l'Aveyron. Cette rumeur disait que le couple Hollande-Royal se débrouillait pour ne pas payer l'ISF en utilisant une SCI.

"En cumulant les deux patrimoines, François Hollande et moi sommes redevables de l'ISF pour la deuxième année consécutive pour un montant annuel de 862 euros" a déclaré la candidate socialiste qui a fait connaître son patrimoine. François Hollande a demandé à son avocat, Me Mignard, de déposer plainte contre Jacques Godfrain et une dizaine de sites qui ont colporté la rumeur.

"Opter pour une SCI pour acquérir un appartement pour un couple non marié n'a rien d'illégal. C'est même recommandé pour répartir les droits et gérer de manière satisfaisantes l'éventualité d'une séparation ou d'un décès" explique dans 20minutes.fr le fiscaliste Henri Sterdyniak.

Rachida Dati, porte-parole de Nicolas Sarkozy, a fait savoir qu'il payait lui aussi l'ISF depuis un an" et qu'il transmettrait sa déclaration dans quelques jours.

Pour le politologue Dominique Reynié, on est entré avec cette affaire dans "la campagne des boules puantes"

15 janvier : Pas de "cacophonie" sur la fiscalité au parti socialiste

"Je ne crois pas qu'il y ait cacophonie. Il y a débat sur une mesure technique" a déclaré Jean-Louis Bianco lundi sur LCI. Faisons un point:

  • Ségolène Royal a demandé à DSK, Didier Migaud, François Marc et Eric Besson d' "établir un diagnostic et des propositions sur l'efficacité de la dépense publique" et "sur les réformes du système de prélèvements". "Ces propositions nourriront le programme présidentiel" a-t-elle précisé. "Il n'y aura pas de fiscalité nouvelle qui décourage le travail ou l'effort (...) Il faudra rééquilibrer la fiscalité, l'alléger sur le travail et peut-être la renforcer sur le capital si l'on veut résorber les déficits. Mais cela se fera sans augmentation des prélèvements obligatoires" avait expliqué vendredi la candidate socialiste.
  • Dominique Strauss-Kahn a déclaré dimanche qu' "en aucun cas" il fallait "augmenter les prélèvements obligatoires".
  • François Hollande a affirmé qu'il voulait une hausse d'impôt pour les 200.000 contribuables des deux plus hautes tranches de l'impôt sur le revenu ("4.000 euros nets pour un célibataire, 8.000 euros pour un couple sans enfant, 12.000 euros pour un couple avec deux enfants (...) voilà les ordres de grandeur qu'il faut avoir à l'esprit").

"Nous sommes en train de voir comment on peut créer les conditions d'une croissance supplémentaire pour ne pas tomber dans une pression fiscale qui repose toujours sur les mêmes, c'est-à-dire les salariés" a déclaré Julien Dray sur France info lundi. "Par contre, les privilégiés, ceux qui gagnent beaucoup, vont être mis à contribution. Et ceux qui gagnent beaucoup, pour moi, c'est au-dessus de 4.000 euros" a précisé le porte-parole socialiste.

12 janvier: Ségolène Royal: "pas de fiscalité nouvelle qui décourage le travail"

"Il n'y aura pas de fiscalité nouvelle qui décourage le travail ou l'effort (...) Il faudra rééquilibrer la fiscalité, l'alléger sur le travail et peut-être la renforcer sur le capital si l'on veut résorber les déficits. Mais cela se fera sans augmentation des prélèvements obligatoires" a expliqué vendredi la candidate socialiste.

Ségolène Royal a demandé à DSK, Didier Migaud, François Marc et Eric Besson d' "établir un diagnostic et des propositions sur l'efficacité de la dépense publique" et "sur les réformes du système de prélèvements". "Ces propositions nourriront le programme présidentiel" a-t-elle précisé.

11 janvier: Julien Dray sur les chiffres de la délinquance: "on nous ment"

Le porte-parole de Ségolène Royal a contesté jeudi sur RTL les chiffres de la délinquance: "le bilan n'est pas globalement positif, on a transformé ce qui était des plaintes et qu'on pouvait mesurer en des mains courantes qu'on ne mesure plus, on nous ment" a-t-il déclaré. "Le chiffre clé le plus important c'est celui des violences aux personnes" parce qu'il est "difficilement triturable". Julien Dray affirme qu'ils montrent "qu'entre 2002 et 2007 violences aux personnes ont augmenté de 30%".

11 janvier: François Hollande veut revenir sur le "cadeau fiscal"

Le premier secrétaire du PS affirme dans le Parisien qu'il y aura une hausse d'impôt pour les 200.000 contribuables des deux plus hautes tranches de l'impôt sur le revenu (plus de 4000 euros nets par mois) si la gauche revient au pouvoir. Les socialistes veulent en fait revenir sur le "cadeau fiscal" comme le bouclier fiscal pour les plus gros patrimoines.

10 janvier : le PS charge Nicolas Sarkozy sur Internet

Le parti socialiste a publié mercredi sur Internet un document à charge de 106 pages contre Nicolas Sarkozy sur "tout ce qu'il a dit et n'a pas fait". "Ce que cet ouvrage cherche à démontrer est que non seulement, ne lui en déplaise, Nicolas Sarkozy est bien libéral, atlantiste et communautariste, mais qu'il est devenu une sorte de filiale française de la Bush Cie, un néo-conservateur américain à passeport français" a expliqué Eric Besson. "Nicolas Sarkozy aura été le fossoyeur du gaullisme et du gaullisme social. Aller dire à Washington qu'on trouve la politique extérieure de son gouvernement arrogante, le général de Gaulle a dû se retourner dans sa tombe!" a-t-il écrit.

"C'est beaucoup d'honneur. Je dois avoir un drôlement bon bilan pour qu'ils se donnent tant de mal pour expliquer qu'il n'est pas bon. Franchement, quelle publicité !" a répondu mercredi Nicolas Sarkozy.

9 janvier : Ségolène Royal satisfaite de sa visite en Chine

La candidate socialiste tire un bilan positif de sa visite en Chine. Satisfaite parce qu'elle a pu aborder des thèmes que l'on a pas l'habitude d'aborder comme les droits "humains" ou l'environnement. "La question des droits humains ne doit pas être déconnectée des autres problèmes (...) Quand il y a une dégradation très forte de l'environnement, une pollution de l'eau, quand des millions d'habitants n'ont pas accès à l'eau potable, c'est aussi une atteinte aux droits humains" a-t-elle déclaré. "C'est d'ici que viendra la survie et l'invention du nouveau modèle de développement (...) Si la Chine réussit à maîtriser son développement", cela influera sur "la totalité des pays émergents" a-t-elle expliqué.

"Si je suis élue, c'est l'un des premiers pays où je reviendrai parce que les enjeux sont tout à fait considérables pour l'émergence des coopérations économiques" a annoncé Ségolène Royal.

7 janvier : visite en Chine

La candidate socialiste a entamé samedi une visite en Chine à l'invitation du parti communiste du pays. Un pays qui est à l'origine de "délocalisations douloureuses" mais qui est aussi "un immense marché pour les entreprises françaises" explique-t-elle. Ségolène Royal sera reçu lundi par le vice-président Zeng Qinghong et les responsables gouvernementaux du commerce extérieur et de l'environnement.

"L'Europe doit davantage se protéger contre les pays à bas salaires parce qu'il y a une concurrence déloyale mais en même temps, elle doit avoir un esprit de conquête, de compétition et nous en avons les moyens" a déclaré la candidate socialiste.

6 janvier : Ségolène Royal signe le pacte écologique de Nicolas Hulot

La candidate socialiste a signé le pacte proposé par Nicolas Hulot et s'est s'engagé "à mettre en œuvre une politique ambitieuse pour le respect de l’environnement et la promotion du développement durable dans notre pays mais aussi à l’échelle planétaire". Ségolène Royal soutient la création d’un poste de vice-Premier Ministre chargé du Développement Durable qui aura pour rôle de coordonner l’action des différents ministères et envisage de lui confier en plus l’aménagement du territoire 'tant cette mission est structurante pour l’avenir de la société et donc sa durabilité'.

Ségolène Royal propose à la place d'une taxe carbone, qui "risque de favoriser la consommation d’électricité" et qui est "socialement injuste", "une politique énergétique ambitieuse fondée sur les économies d’énergie, l’efficacité énergétique et la promotion des solutions renouvelables diversifiées et décentralisées". Cela passe aussi "par une transformation du secteur des transports dans cette politique énergétique" écrit-elle. "La fiscalité (dissuasive et incitative) sera un instrument de cette politique" précise-t-elle.

La candidate socialiste prône aussi une réorientation des aides agricoles pour favoriser les circuits courts et les producteurs bio, et un développement du rôle des agriculteurs comme "fournisseurs d'énergie".

Voir la lettre de Ségolène Royal à Nicolas Hulot

5 janvier : quatre jours en Chine

La candidate socialiste va se rendre à l'invitation du parti communiste chinois à Pékin. Surnommée "La Rose de France" par la télé chinoise CCTV, elle a demandé à rencontrer le président Hu Jintao et le ministre de l’Ecologie. "Elle veut évoquer les problèmes liés à la mondialisation et à l’environnement, deux domaines dans lesquels la Chine prend un poids très important et a des conséquences sur l’ensemble du monde" a expliqué Julien Dray.

4 janvier: Ségolène Royal privilégie les familles

Après les voeux aux Français sur internet, la candidate socialiste a exprimé ses voeux face aux journalistes. Ségolene Royal a déclaré que son "premier combat" serait pour les familles au sens large. Le logement faisant parti des préoccupations des familles: "les inégalités criantes dans ce domaine doivent se réduire, pour assurer à toutes les familles une sécurité logement tout au long de la vie" a-t-elle déclaré. Pour Ségolène Royal, "l'urgence médiatique ne doit pas faire oublier le problème de fond de la crise du logement pour celles et ceux qui travaillent et qui font des efforts pour payer leur loyer". Elle a proposé quatre mesures:

  • "la construction des 120.000 logements sociaux dont on a besoin et qui faute d'obéissance à la loi par certaines communes ne sont pas construits": l'Etat se substituera à la carence"
  • "la création d'un service public de la caution pour permettre d'assurer les impayés de loyers et d'éviter les expulsions"
  • "il faudra faire la mise en location des nombreux logements vacants spéculatifs. Pour cela seront surtaxés les logements inoccupés depuis plus de deux ans et sera donnée aux communes la possibilité de procéder à des acquisitions réquisitions"
  • "l'accès à la propriété sera favorisé et encouragé par l'extension des prêts gratuits"

Son deuxième "combat", "l'éducation et les jeunes", passe par

  • la mise à disposition pour chaque jeune majeur d'un "prêt gratuit de 10000 euros garanti par l'Etat pour lui permettre de construire son premier projet de vie".
  • un service public de la petite enfance
  • création d'un droit au premier emploi

Troisième combat, l'efficacité économique basée sur le développement de la Recherche, la recherche du dialogue social et l'esprit d'entreprise. Une efficacité économique qui passe par le respect de l'environnement.

Quatrième et dernier "combat" de Ségolène Royal: la relance de la construction européenne après le "non" français à la Constitution.

3 janvier 2007: Arnaud Montebourg et la fiscalité suisse

"La Confédération helvétique pose autant de graves problèmes que Johnny lui-même" avait déclaré mardi le porte-parole de Ségolène Royal. Le journal suisse "le temps" titrait le lendemain "Le socialiste Arnaud Montebourg rallume la guerre fiscale contre la Suisse". On apprend dans cet article qu'Arnaud Montebourg avait déjà rédigé un texte sur les paradis fiscaux ("validé par la direction de campagne") et que par conséquent, si Ségolène Royal était élue présidente, un groupe de trois ou quatre grands pays européens " se chargeraient de remettre la pression sur le voisin helvétique". L'objectif étant d'interdire en Europe "le secret bancaire et les zones à fiscalité privilégiée, comme le Luxembourg, la Suisse ou Monaco."

2 janvier 2007: Des chiffres de voitures brûlées "pas dans l'honnêteté"

Le ministère de l'Intérieur a annoncé que 313 voitures avaient été incendiées et que 84 autres avaient été brûlées par propagation la nuit du réveillon pour la nouvelle année. L'année précédente, 425 véhicules avaient brûlé. Cette distinction "par propagation" indigne le porte-parole de Ségolène Royal. "Le ministère de l'Intérieur, pour s'en sortir, est en train d'inventer une astuce où il sort des statistiques les voitures qui ont été brûlées par propagation" a affirmé Arnaud Montebourg sur Europe1. "C'est tout à fait préoccupant car ce monsieur demande davantage de pouvoirs et nous voyons que ses résultats sont très mauvais" a-t-il ajouté.

31 décembre : Ségolène Royal gardera sa "liberté d'action"

La candidate socialiste déclare dans une interview au JDD qu'elle sent désormais le PS soudé derrière elle. "Je ne sens plus, aujourd'hui, les réticences, les moqueries, les dénigrements que je sentais encore au moment de mon investiture. Je n'entends plus les 'Pourquoi elle?', "Comment ça se peut?" déclare-t-elle. Ségolène Royal annonce qu'elle gardera sa liberté: "il est acquis que je garderai ma liberté d'action, mon autonomie, tout en prenant appui sur le parti".

30 décembre : les "enfants de Don Quichotte" rencontreront Ségolène Royal

La candidate socialiste voulait rencontrer vendredi soir les "enfants de Don Quichotte" dans le cadre d'une réunion de travail. Ceux-ci ont préféré reporter la rencontre pour éviter une arrivée massive de médias sur place. "Il y avait un risque pour nous qu'on nous accuse d'être récupérés par une candidate. On est au-delà du droite-gauche. Je suis prêt à recevoir tout le monde, mais dans la discrétion. Je pense qu'elle l'a compris" a expliqué Jean-Baptiste Legrand au journal le Figaro.

29 décembre : Ségolène Royal vendredi soir au canal St Martin

La candidate socialiste rencontre ce soir les "enfants de Don Quichotte" dans un lieu en privé près du canal où sont installés les 200 tentes , sans la presse, dans le cadre d'une réunion de travail.

27 décembre : Jack Lang lance un appel aux jeunes

Le conseiller spécial de Ségolène Royal invite les jeunes électeurs à "chasser la droite par leur bulletin de vote" et lance un appel à ceux qui ne seraient pas inscrits. Samedi 30 décembre 2006 sera le jour de clôture des inscriptions pour voter en 2007 (présidentielle et législatives). [Voir les modalités]. Pour Jack Lang, "un jeune qui oublie de s'inscrire sur les listes électorales, c'est une voix en plus pour Sarkozy ou une voix de moins pour Ségolène Royal".

26 décembre : Bernard Kouchner partant pour un "gouvernement d'union"

Bernard Kouchner a affirmé, une nouvelle fois, ce mardi sur France-Inter qu'il pourrait appartenir "à n'importe quel gouvernement d'union". L'ancien ministre se dit "fidèle au PS" mais exige que Ségolène Royal ait un projet autre que celui du PS qui incarne "le consensus mou".

22 décembre : Bernard Kouchner pour un gouvernement d'union nationale

"Il faut arrêter la médecine douce qui consiste à ne pas vouloir fâcher son électorat". Bernard Kouchner, dans une interview au Parisien, critique ouvertement les 35 heures ("ce n'est pas en travaillant moins qu'on va gagner mais en travaillant plus"), exige une réforme du système de retraite ("Personne ne peut croire que la retraite pourra éternellement être assurée, avec des gens qui travaillent moins et d'autres qui vieillissent plus et sont plus nombreux") et demande sur l'Europe à Ségolène Royal un projet sur l'Europe. Bernard Kouchner se dit prêt dans cette même interview à participer à un gouvernement d'union nationale, même si le président de la République est Nicolas Sarkozy.

22 décembre : Jean-Louis Bianco corrige les propos du premier secrétaire

"Nous n'augmenterons pas les prélèvements obligatoires". Le message est clair, il vient de Jean-Louis Bianco sur RTL. Les baisses d'impôts concédées depuis 2002 aux contribuables les plus aisés seront tout de même annulées confirme le co-directeur de campagne de Ségolène Royal. Jean-Louis Bianco ne s'inscrit pas non plus dans la ligne de François Hollande sur la CSG retraite.

21 décembre : premier "forum participatif" sur l'emploi

La candidate socialiste a tenu son premier meeting "participatif" près de Strasbourg, au sein d'un complexe sportif à Illkirch-Graffenstaden, pour "malgré les moqueries, redonner la parole aux gens selon leurs compétences". "L'Etat, non seulement, peut servir à quelque chose, mais doit servir à quelque chose. Et la puissance publique doit assumer ses responsabilités. Dans la France d'aujourd'hui, on n'accepte plus des licenciements inciviques qui ne correspondent même pas à la réalité économique" a-t-elle déclaré. L'Europe doit avoir un rôle protecteur: "je souhaite que l'Europe ne soit pas ouverte à tous les vents du libéralisme destructeur et que nous sachions mettre en oeuvre des mécanismes acceptables qui protègent notre industrie". Ségolène Royal a annoncé qu'elle souhaitait "généraliser les emplois-tremplins (emplois-jeunes) créés dans les régions de gauche depuis 2004, pour atteindre 500.000 emplois".

20 décembre : S. Royal demande aux députés socialistes de préparer 2007

La candida