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Les partis

 
 
Verbatim
  • François Bayrou (UDF): "J'ai décidé que 2007 serait la grande année du changement".
  • Ségolène Royal (PS): "François Bayrou dit qu'il n'est ni de droite, ni de gauche, je respecte cette position (...) Mais je regarde ce qui se passe dans les collectivités territoriales (...) la réalité des choses (...) dans les communes, les départements, les régions, jamais les élus de l'UDF ne viennent conforter des majorités de gauche, même lorsque les décisions prises sont bonnes pour l'avenir des territoires, sont intelligentes".
  • Arlette Laguiller (LO): "Je me bats contre cette bipolarisation fabriquée mettant en scène les candidats du PS et de l'UMP, comme si les choix étaient faits sans que les électeurs aient leur mot à dire".
  • Olivier Besancenot (LCR)"Je suis pour le partage du temps de travail. Ça rime à quoi de demander aux salariés de trimer plus sans  être mieux payé, alors que cinq millions de personnes crèvent d'envie de bosser? Notre slogan, c'est 'travailler moins pour travailler tous' ".
  • Nicolas Sarkozy (UMP):"Si j'étais comme les autres, est-ce que je ferais des cartons d'audience? Je ne sais pas si je vais gagner. Mais jusqu'à présent, ma stratégie a été gagnante".
  • Jack Lang (PS): "il faut que le président soit citoyen. Il faut qu'on en finisse avec cette conception sacralisée de la présidence. Il faut un président accessible, disponible, menant une vie pas normale mais simple comme un premier ministre d'un pays scandinave."
  • François Bayrou (UDF): "La rencontre entre un homme et un peuple est un peu du même ordre qu'entre un homme et une femme (...) Lorsque vous tombez amoureux et que vous allez vous marier, vous y songez toute la journée et même la nuit. Parfois avec angoisse".
  • Jean-Marie Le Pen (FN): "Dans les cités, beaucoup ne supportent pas Sarkozy, et on s'apprête à voter pour moi(...)Les jeunes ont plus peur de Sarkozy que de Le Pen. Partout, je sens monter la colère
  • Eric Besson (PS): "Nicolas Sarkozy aura été le fossoyeur du gaullisme et du gaullisme social. Aller dire à Washington qu'on trouve la politique extérieure de son gouvernement arrogante, le général de Gaulle a dû se retourner dans sa tombe!"
  • Corinne Lepage (Cap 21): "Celui qui peut bousculer un peu l'establishment dans le système, c'est François Bayrou"
  • Jacques Chirac: "La France, je l'aime autant que je vous aime" (allocution du 11 mars 2007)
  • Ségolène Royal: "l'état de civilisation d'une société se mesure à la façon dont elle traite les anciens et les personnes dépendantes".

Patrimoines des candidats

  • Ségolène Royal: Part, pour un montant de 197 800 euros, dans l'appartement familial à Boulogne Billancourt.
    Part dans une maison des Alpes Maritimes de (montant de 108 000 euros en valeur actuelle). Maison à Melle (168 000 euros).
  • Nicolas Sarkozy a payé en 2006 pour la première fois 1 988 euros d'ISF, cela signifie que son patrimoine déclaré est de 1.138.710 euros. Le journal Libération du 1er mars s'interroge à ce sujet: "s'il l'a payé pour la première fois en 2006, cela signifie que son patrimoine était un an plus tôt inférieur à 750 000 euros (plancher de l'ISF). Comment expliquer un tel bond de près de 50 % en un an ? On a beau prendre le problème par tous les bouts (immobiliers, bancaires, familiaux...), rien ne colle. Seule explication rationnelle, à défaut d'être réelle : Sarkozy aurait longtemps minoré son patrimoine avant de revenir dans les clous à l'approche de la présidentielle" écrit Renaud Lecadre.
  • François Bayrou (UDF) ne paie pas l'ISF. Il possède avec sa femme une résidence à Bordères estimée à 426.000 euros, un appartement à Paris estimé à 80.000 euros et deux véhicules. François Bayrou possède également une exploitation agricole d'élevage estimée à environ 120.000 euros.
  • Jean-Marie Le Pen: son hôtel particulier de Montretout, qu'il a décidé de mettre en vente début 2006, est estimée à 6,45 millions d'euros.
  • Philippe de Villiers, d'après son entourage, "ne paie pas et n'a jamais payé" l'ISF et évalue son patrimoine à environ 540.000 euros (une propriété en Vendée évaluée 350.000 euros, un studio à Paris évalué 140.000 euros, des meubles évalués à 47.000 euros et deux voitures).
  • Marie-George Buffet possède une maison en Bretagne
  • Olivier Besancenot (LCR) est "copropriétaire depuis 2004 d'un appartement de 55 m2 dans le XVIIIe arrondissement de Paris: la valeur de son patrimoine est de 37.000 euros. Pas de valeurs mobilières. Il a acquis une Peugeot 106 en 2001, il a comme seul revenu son salaire de la Poste d'un montant mensuel de 1.000 euros nets. Il n'est donc pas soumis à l'ISF".
  • Arlette Laguiller n'a pas de biens immobiliers ou d'actions. Elle a 3.000 euros sur un Livret A, 1.650 euros en épargne logement, 405 euros en Codevi, environ 8.000 euros sur compte courant.
  • Dominique Voynet possède une maison à Montreuil acquise il y a deux ans pour 280.000 euros et une maison en Bretagne achetée 122.000 euros en 2000. (source:20minutes)
 
 
Actualités

Olivier Besancenot : "Voter pour la LCR, ce n'est pas voter inutile"

"Voter pour moi, ce n'est pas voter inutile" a lancé vendredi, lors de son dernier meeting, le candidat de la LCR à Toulouse."La valeur travail quand on est de gauche, c'est le droit à l'emploi" a-t-il déclaré. "Le siècle dernier, Auguste Blanqui considérait le capitalisme comme une race de vampires. Plus tard, Malcolm X parlait d'une race de vautours. Mais ça n'a pas trop changé depuis. Quand on est ouvriers, soit on est des citrons, soit des Kleenex (...) Moi, je peux déjà vous dire qui sortira gagnant de cette élection en mai. C'est une femme, elle a une cinquantaine d'années. C'est Laurence Parisot, la patronne du Medef !" a-t-il ajouté.

Les favoris des sondages se disent confiants

Nicolas Sarkozy est confiant. "La campagne, je l'ai aimée passionnément et je l'ai faite intensément. Une campagne présidentielle, c'est forcément très exigeant, je ne me sens pas épuisé. Je ne me sens pas à bout, je n'ai pas trop mauvaise mine". "J'y crois totalement" a déclaré Ségolène Royal en visite dans le quartier Montorgueil à Paris. La socialiste a lancé un appel "à la mobilisation, au rassemblement de tous les électeurs de gauche dès le premier tour". François Bayrou se dit également confiant pour dimanche. "J'ai la conviction que ce n'est pas de l'énergie perdue. C'est une énergie qui rayonne, qui touche les gens" a déclaré le candidat de l'UDF. "Je suis serein à l'idée de savoir que les Français choisiront ma candidature , dont tout le monde sait qu'elle sera victorieuse au 2e tour contre l'hyper favori de cette élection" a-t-il ajouté. Jean-Marie Le Pen dit avoir "une grande confiance dans le succès". Pour Jean-Marie Le Pen, "une grande vague nationale va se lever et balayer l'oligarchie en place qui a trahi les Français sans scrupules ni remords".

Jean-Louis Borloo envisage une réconciliation UMP - UDF

Pour Jean-Louis Borloo, "il était logique" que François Bayrou soit candidat. "Il a fait une excellente campagne, il a été tonique" a déclaré le ministre de la cohésion sociale. Il se dit convaincu que si "François Bayrou n'est pas au deuxième tour, il n'y a aucune espèce de raison que demain l'UMP et l'UDF ne continuent pas à avoir une alliance majoritaire et à travailler ensemble". S'il trouve "sympathique" le candidat de l'UDF, Jean-Louis Borloo envoie un message: "Il faut une majorité pour gouverner. Ce n'est pas qu'une affaire d'un président et de quelques personnalités"...

Derniers meetings, dernières phrases avant le premier tour...

  • François Bayrou : "C'est une révolution, c'est une révolution orange, les Français ont décidé qu'ils allaient se faire respecter" a déclaré le candidat de l'UDF chez lui, à Pau.
  • Olivier Besancenot : "Nicolas Sarkozy a transformé le ministère de l'Intérieur en commissariat central et notre proposition est que Jacques Chirac y rentre car il y a des juges qui l'attendent" a déclaré le candidat de la LCR à Grenoble.
  • Marie-George Buffet : "Ecartons les tactiques politiciennes, votons pour nous, allons droit au but, votons pour donner une boussole à la gauche, cette boussole c'est le Parti communiste français (...) Les sondages on peut les faire mentir" a lancé la candidate du PCF pour son dernier meeting de campagne jeudi à Marseille.
  • Arlette Laguiller : "On a sauté sur tous les prétextes possibles pour ne pas discuter des vrais problèmes: chômage de masse, salaires insuffisants, manque de logements" a regretté la candidate de LO.
  • Jean-Marie Le Pen : "C'est nous qui avons l'honneur de porter le drapeau national, qui l'avons défendu en toutes circonstances. Je suis fier de vous mener à la victoire, car je sens pour ma part que l'aube du changement pointe à l'horizon, comme un signe du Ciel à ceux qui trahissent" a lancé le candidat du FN à Nice.
  • Ségolène Royal : "Ségolène incarne l'impétuosité personnelle, la fraîcheur de caractère et l'optimisme. Elle représente une autre façon d'être, de gouverner, elle incarne les promesses de réussite de la social-démocratie" a déclaré Jose Luis Zapatero, le chef du gouvernement espagnol venu soutenir la candidate socialiste à Toulouse.
  • Nicolas Sarkozy : "Si je suis élu président de la République, je ferai voter dès l'été 2007 une loi qui interdira la pratique détestable des 'golden parachutes' parce que c'est contraire aux valeurs qui sont les miennes" a déclaré le candidat de l'UMP à Marseille.
  • Dominique Voynet : "Si les Verts sont laminés à la présidentielle, on aura un groupe parlementaire ? Non !" a déclaré la candidate des Verts depuis une péniche sur le Rhône.

Le Pen : Les juifs "doivent voter en bloc pour moi"

"Les juifs qui sont français et liés à la France, et dont les intérêts sont ceux de la France doivent voter en bloc pour moi" déclare le président du FN dans le journal sraélien Maariv du 18 avril. Pour Jean-Marie Le Pen, les juifs "sentent sans doute mieux que" lui "les dangers qui pèsent sur notre pays à cause de la situation de la sécurité". Sur le candidat de l'UMP, il déclare : "Sarkozy est juif par sa mère. Cela joue un peu en sa faveur" et ajoute: "Sarkozy est toujours en faveur des organisations juives et d'Israël. Il est pro-américain, très pro-américain, mais tous les juifs ne sont pas pour lui. Il a également permis l'immigration de centaines de milliers de personnes venant d'Afrique et d'Afrique musulmane". Sur le "point de détail", il répond: "Je n'ai pas nié la Shoah. Je n'ai fait que dire tout simplement que les chambres à gaz ne constituent qu'un détail dans l'histoire de la deuxième guerre mondiale. Ce n'est pas quelque chose qui aurait du provoquer la colère".

Bayrou: un "danger d’épuisement, de révolte et de fracture"

François Bayrou a tenu mercredi soir son dernier grand meeting à Paris-Bercy. La France est en "danger d’épuisement, de révolte et de fracture" a-t-il déclaré. Et, "quand il s’agit de reconstruire le pays, on a besoin de tout le monde" a-t-il ajouté. "Nous ne sommes pas là pour faire un score, nous sommes là pour gagner: car sinon ils rebâtiront leur forteresse, et tout recommencera comme avant. Il faut leur arracher le pouvoir et leur offrir une bonne douche froide pour qu'ils fassent aussi leur révolution culturelle. Nous sommes là pour remplacer leur sectarisme par l'ouverture d'esprit, leur monarchie par notre démocratie" a expliqué le candidat de l'UDF. Il se définit ainsi : "Il y a de la droite en moi parce que je veux de la rigueur et de la sévérité, il y a de la gauche en moi parce que je veux l’égalité des chances et des droits, la solidarité. Et il y a du centre en moi"...

Buffet : "On aura donc parlé de tout, sauf de l'essentiel"

Pour la candidate communiste, il n'y aura pas eu de débat dans cette campagne. C'est ce qu'elle a dit en meeting à Nice mercredi: "ils nous ont imaginé tous les scénarios possibles pour qu'au final vous n'ayez plus le choix: ils nous ont d'abord fait le duo avec Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, puis ils ont pimenté le débat en déguisant François Bayrou en homme de gauche, lui qui est le vrai jumeau de Nicolas Sarkozy (...) Et maintenant, ils cherchent à vous faire peur avec le sinistre Le Pen. Il auront réussi à tenir le temps d'une campagne avec tous ces scénarios. Ils auront réussi à détourner l'attention des choses essentielles: quelle sera votre vie demain, qu'est-ce qui peut vraiment changer dans ce pays pour vous" a-t-elle déclaré.

Ségolène Royal contre la logique d'élimination des salariés

La candidate socialiste s'est élevée contre la "logique d'élimination des salariés" dans la grande distribution, contre le remplacement des caissières par des caisses automatiques. Ce "salariat féminin est le prolétariat d'aujourd'hui" a-t-elle déclaré aux journalistes. Elle a comparé ces suppressions d'emploi au golden parachute de l''ancien PDG de Carrefour, Daniel Bernard qui était parti avec 38 millions d'euros. Cela "correspond à 2.500 emplois payés au SMIC alors que les bénéfices de ce groupe ont augmenté de 58% pour atteindre 2,3 milliards d'euros" a-t-elle expliqué.

Giscard d'Estaing votera pour Nicolas Sarkozy

Valéry Giscard D'estaing votera dimanche pour Nicolas Sarkozy. C'est ce qu'il explique dans Le Parisien. L'ancien président de la République loue "son expérience de l'exercice du pouvoir et sa capacité de faire avancer les choses". Un soutien salué par le candidat de l'UMP sur France2 : "Valéry Giscard d'Estaing a dirigé la France pendant sept ans, Jacques Chirac a dirigé la France pendant douze ans. Que deux hommes de cette envergure et de cette qualité, quels que soient par ailleurs les désaccords que j'ai pu avoir avec eux, disent: 'voilà, on a regardé tous les candidats et celui qui nous paraît le mieux à même de conduire la France pour les cinq années qui viennent c'est celui-ci'. C'est important" a-t-il déclaré.

DSK: "Quand on est à gauche, on vote à gauche"

Pour Dominique Strauss-Kahn, Michel Rocard et Bernard Kouchner n'ont pas "suffisamment réfléchi" en parlant d'alliance avec l'UDF. "Que les choses soient bien claires: il n'y a pas dans la stratégie du PS et pas davantage dans la mienne d'alliance entre ces partis" a-t-il déclaré lors d'un point presse. François Bayrou avait déclaré qu'il était le seul pouvant réunir dans un gouvernement DSK et Jean-Louis Borloo. "C'est flatteur et gentil de sa part une fois de considérer qu'il me trouve quelques qualités. Cela devient un peu ridicule lorsque à répétition l'axe de sa campagne consiste à vouloir s'approprier des hommes dont la ligne politique n'a jamais été la même que la sienne" a répondu le socialiste.

José Bové veut relancer la démarche unitaire

José Bové a lancé un appel afin de "présenter des candidats unitaires aux législatives". Ce que la gauche alternative n'a pas réussi à faire pour la présidentielle, l'altermondialiste le souhaite pour l'élection du mois de juin. "Il n'est pas trop tard même si le message a du mal à passer" a-t-il déclaré. "Je suis pour que l'on continue un mouvement qui rassemble des gens d'horizons variés" a-t-il ajouté. "Pour les législatives, il y aura les mêmes discussions et les mêmes éléments politiques à prendre en compte que pour les élections présidentielles" a répondu Olivier Besancenot.

Royal pour un allégement du coût du travail avec contrepartie

Ségolène Royal a explique dans le journal Métro sa volonté de "sécuriser le salarié et l’entreprise": "Je veux prendre à bras le corps le problème du chômage des jeunes. D’abord, pour les jeunes et les adultes qualifiés qui n’ont pas de travail, je veux mettre en place les emplois tremplins que j’ai déjà expérimentés dans ma région. On prend en charge six mois de salaires et de charges d’un jeune diplômé  à qui aujourd’hui les entreprises ne font pas confiance. Ensuite, pour les jeunes qui sont sortis du système scolaire sans qualification, je mettrai en place le Contrat Première Chance: je vais aussi aider les PME qui embauchent ces jeunes en allégeant le coût du travail, mais en contrepartie, je leur demande de faire des contrats à durée indéterminée. On n’est pas du tout dans la logique du CPE qui permettait aux entreprises de licencier les jeunes sans justification. Avec le contrat première chance, les jeunes vont avoir un tutorat, être accompagnés avec des formations adaptées."

Pour Le Pen, Sarkozy peut difficilement incarner la France

"Nicolas Sarkozy, qui n'avait somme toute qu'un grand-parent français, n'est peut-être pas le mieux qualifié pour incarner la France et le peuple français comme doit le faire le président de la République" a déclaré, sur France2, Jean-Marie Le Pen. "Je ne conteste pas la qualité de Français de Monsieur Sarkozy, ni d'ailleurs des gens qui sont devenus français par naturalisation, mais ils ne peuvent pas tous être présidents de la République (...) Le président de la République, à mes yeux, c'est autre chose. Le président de la République, c'est un personnage particulier qui a une fonction d'incarnation qui me paraît exiger des conditions supplémentaires" a-t-il ajouté.

Bayrou : "Je suis à peu près certain qu'un grand changement va intervenir"

Le candidat de l'UDF s'est dit confiant pour le premier tour de l'élection présidentielle et sous-estimé par les sondages. "Dimanche prochain va se créer un paysage politique très nouveau. 85% des Français veulent que ce monde politique en congélation bouge, c'est pour cela que ce mouvement de changement est en cours" a-t-il expliqué. "C'est parce que nous avons fait une campagne électorale honorable, sans faire de promesses mensongères, en tirant la conscience des citoyens vers le haut que nous pourrons diriger ce pays en ayant la confiance, l'estime et l'adhésion" a-t-il déclaré. François Bayrou compte sur le meeting de Bercy mercredi soir pour convaincre les indécis.

Nicolas Sarkozy est contre un euro fort

"Il n'y a aucune raison qu'on reste bloqué sur une stratégie de l'euro fort qui pénalise nos exportations et qui éloigne tant de Français exaspérés d'une monnaie unique qui, pour autant, est une bonne chose" a déclaré sur TV5 monde le candidat de l'UMP. "Je ne comprends pas qu'on ait construit la deuxième monnaie du monde et qu'on ne veuille pas la mettre au service de la croissance et de l'emploi (...) Les Anglais le font avec la livre, les Américains le font avec le dollar, les Japonais le font avec le yen, les Chinois le font avec le yuan" a-t-il ajouté.

Besancenot de retour au travail mercredi prochain

"Je ne suis pas dans le business institutionnel. Je ne suis pas un politicien professionnel. Je suis comme les militants de mon parti, on s'engage sur la base de notre temps libre, le reste du temps on travaille. Si je ne passe pas" dimanche le premier tour de la présidentielle, "ce qui est un cas de figure possible, je reprendrai le travail mercredi prochain" a déclaré Olivier Besancenot après avoir refusé de "jouer au jeu des petites phrases assassines" avec José Bové qui se disait seul candidat différent des onze autres.

Buffet : "Il faut reprendre la barre à gauche, repartir à gauche"

Pour la candidate communiste, "le PS doit se mettre dans la tête qu'il ne pourra pas gagner tout seul" et repartir à gauche. C'est ce qu'elle a expliqué sur France2. En cas de nouvel echec électoral pour le PCF, y aura-t-il du changement? "Il y aura un débat dans le parti bien évidemment, mais je ne pense pas qu'il devra profondément changer de stratégie" a répondu Marie-George Buffet.

Pour Voynet, il n'y aura pas d'écologie si les Verts font 1%

La candidate des Verts dresse un tableau dans le journal Libération d'une France où les Verts auraient fait un petit score: "Des Verts à 1 %, ce sera le réacteur EPR, des incinérateurs partout, des OGM en plein champ, pas d'argent pour les énergies renouvelables, mais beaucoup pour les autoroutes" a-t-elle expliqué. "On doit affronter la révolution écologique et les effets du réchauffement climatique. Ce n'est pas un problème technique, mais une question de civilisation, de changement d'imaginaire" a ajouté Dominique Voynet. L'action de Nicolas Hulot a-t-elle été néfaste pour les Verts? "On a pu penser au moment du débat sur le Pacte écologique de Nicolas Hulot qu'ils avaient pris conscience de la réalité des problèmes. La démonstration est faite que non. Que reste-t-il dans les discours et les propositions concrètes, deux mois après ? Rien" répond la candidate.

Royal : "je ne dépends d'aucune puissance d'argent, d'aucun lobby"

"Vous voulez le changement, vous ne le regretterez pas car le changement paisible, harmonieux, la force tranquille, elle est là devant vous!" a lancé la candidate socialiste en meeting à Nantes en reprenant le célèbre slogan de François Mitterrand. "Seules les idées de gauche et de progrès, où les valeurs humaines vont l'emporter sur les valeurs boursières et financières, permettront à la France de se redresser (...) je ferai (les réformes) parce que je suis une femme libre, je ne dépends d'aucune puissance d'argent, d'aucun lobby, je n'ai personne à placer, je n'ai que vous" a déclaré Ségolène Royal. "Si vous me faites présidente de cette France présidente, je viendrai régulièrement rendre compte du pouvoir que vous m'avez déposé, et non pas donné" a-t-elle expliqué.

Un plan contre les délits et les crimes sexuels

Ségolène Royal a annoncé lundi un plan avec 5 mesures contre les délits et les crimes sexuels contre les femmes et les enfants. "Une action de prévention nationale avec des campagnes de prévention, ensuite la construction de prisons spécialisées, dans lesquels les délinquants sexuels condamnés seront suivis. Troisièmement, il n'y aura plus une libération de délinquants sexuels si un comité d'experts ne garantit pas la non-violence et la non-dangerosité (...) Après la libération des délinquants sexuels, le bracelet électronique sera porté et il y aura un système de contrôle régulier". Enfin, un "dispositif spécial pour les victimes, la gratuité des soins aux victimes et à leurs proches, aussi longtemps que nécessaire" seront mis en place.

José Bové pour la "désobéissance civique" si EPR est construit

"Je trouve aberrant qu'en pleine campagne électorale le gouvernement sorte un décret pour construire une nouvelle centrale nucléaire à Flamanville. C'est un déni de démocratie. C'est prendre les citoyens pour des objets" a déclaré l'altermondialiste. "Ils seront peut-être capables de construire leurs pylônes, mais ils ne pourront pas laisser en permanence deux cents CRS derrière chaque pylône. Nous les démonterons... " a-t-il prévenu. "Cela fait trente ans que je combats le tout-nucléaire. Ce que je propose pour les questions écologistes, c'est qu'on se donne le temps du débat et qu'on lance quatre moratoires. Sur l'EPR, les OGM, les incinérateurs, et les modes de transport. Il faudrait aussi repenser notre mode de développement des campagnes, qui ne doivent pas devenir des zones pour touristes ou pour stocker nos déchets" a-t-il ajouté.

Sarkozy se compare à De Gaulle, Mitterrand et Chirac

Nicolas Sarkozy s'est rendu lundi en pèlerinage à Colombey-les-deux-Eglises. Le soir, sur TF1, il a comparé sa trajectoire à celle de De Gaulle, Mitterrand et Chirac. "Un certain nombre de gens, lorsque le général de Gaulle était candidat, défilaient avec des pancartes où il était écrit 'le fascisme ne passera pas'. Ces gens ont disparu, le général de Gaulle a été élu, le ridicule ne les a pas tués. Lorsque François Mitterrand a été élu, une partie de la droite expliquait que les chars soviétiques seraient sur la place de la Concorde, que François Mitterrand inquiétait. Ces gens ont disparu, le ridicule ne les a pas tués. Lorsque Jacques Chirac a été candidat, on parlait de lui comme une personnalité menaçante" a-t-il déclaré. "Dans le fond, tout ça est bon signe. C'est peut-être le favori qu'on désigne comme ça parce qu'on n'a pas autre chose à dire" a-t-il expliqué.

Bayrou : aucun accord d'alliance imaginable avant le scrutin

"Il n'y a aucun accord d'alliance imaginable dans une élection présidentielle avant le scrutin" a déclaré le candidat de l'UDF sur France inter lundi. "A l'élection présidentielle, chacun des candidats se présente avec un projet et une idée de majorité. Nicolas Sarkozy veut une majorité de droite très à droite, Ségolène Royal veut, sa réponse à Rocard et Kouchner l'a montré, une majorité de gauche. En tout cas, elle pense qu'elle ne peut pas faire autrement. Moi, je veux cette majorité nouvelle capable de faire travailler ensemble des gens de gauche et de droite républicaine et de gagner" a-t-il expliqué. François Bayrou affirme dans le journal Sud Ouest qu'il incarne le vote utile : "Quel est le seul candidat qui devance Nicolas Sarkozy dans tous les sondages de second tour? Quel est le seul candidat qui va faire bouger les lignes? C'est parce que je réunis ces deux assurances que je serai dimanche prochain le vote utile".

Pour Le Pen, Sarkozy fait partie de la "racaille politicienne"

Jean-Marie Le Pen a attaqué Nicolas Sarkozy lors de son meeting parisien, dimanche. "Vous n'avez pas perçu la formidable colère des Français, pillés, ruinés, désespérés contre la racaille politicienne dont vous êtes un des chefs et un des emblèmes (...) Vous n'avez qu'une nationalité, M.Sarkozy, c'est la nationalité sarkozienne !" a-t-il déclaré. "Non, M.Sarkozy, le monde ne tourne pas autour de votre petite personne. Bien avant que vos parents ne viennent de Hongrie et de Grèce, il y a toujours eu, au sein du peuple français, un courant national plus préoccupé de l'avenir et de l'intérêt du pays que de la personne des dirigeants (...) Le sang français que vous méprisez, il a coulé beaucoup pour défendre la liberté et l'indépendance de la France" a-t-il ajouté.

Sarkozy: il y a "une autre possibilité que de s'abstenir ou de voter pour le FN"

Nicolas Sarkozy s'est adressé depuis Aix-en-Provence à "la majorité silencieuse": "Ce que que j'essaie de faire, c'est de m'adresser à tous les Français, sans aucune exception (...) La majorité silencieuse, j'espère que c'est celle qui va s'exprimer dimanche. C'est celle qui pense qu'on doit parler de l'identité de la France et de l'immigration, qui pense qu'il y a un problème de pouvoir d'achat, qu'il faut une nouvelle équipe". Il a lancé un appel pour sa candidature: "Je veux leur dire qu'il y a une autre possibilité que de s'abstenir ou de voter pour le Front national".

Laguiller contre les candidats du capitalisme

Lutte ouvrière organisait dimanche à Paris un grand meeting de campagne. La candidate de LO a lancé un avertissement à Ségolène Royal: "Au premier tour, il faut avertir Ségolène Royal que, si elle est élue, elle n'a pas un chèque en blanc" a déclaré Arlette Laguiller. "Je n'ai jamais cru que la gauche au pouvoir serait capable de prendre des mesures efficaces pour arrêter la dégradation des conditions d'existence des travailleurs" a-t-elle ajouté. "En votant pour ma candidature, vous voterez, bien sûr, contre Sarkozy et tout ce qu'il représente de soumission au grand patronat" a-t-elle expliqué. Arlette Laguiller exige l'"interdiction des licenciements", une "hausse des salaires de 300 euros pour tous" ou la construction de "3 millions de logements sociaux".

Villiers : "Je veux que la France retrouve la maîtrise de son destin"

"Le patriotisme est la seule doctrine politique, la seule réponse aux grandes erreurs qui ont fait tant de mal à notre pays" a déclaré à Toulouse, en meeting, le candidat du MPF. "Moi, je dis au peuple français: réveillez-vous! Criez votre colère! Dites à ces politiciens de carrière qui mentent aux électeurs: Rendez-nous le pouvoir!" a-t-il lancé. "Si je suis élu, je serai le président d'un renouveau des repères civiques, moraux et familiaux et je sortirai la France de la repentance" a-t-il ajouté.

Ségolène Royal veut "rassembler toute la gauche au premier tour"

"Je veux rassembler toute la gauche au premier tour parce que si je rassemble toute la gauche les Français auront droit à un vrai choix pour le second tour" a déclaré la candidate socialiste dimanche. "Je voudrais m'adresser aux femmes: j'ai besoin du vote des femmes. On me dit que pour certaines femmes, c'est trop révolutionnaire que de voir l'Etat et la nation incarnés par une femme" a-t-elle souligné.

Bernard Kouchner : "Assez de l'esprit sectaire!"

Bernard Kouchner rejoint Michel Rocard dans une tribune dans le JDD. "Je ne suis pas dans une manoeuvre politicienne, je ne l'ai jamais été. Et je n'imagine pas que Michel Rocard y soit, lui qui a plus apporté à la France et aux idées que tous ses détracteurs réunis" écrit le socialiste. "Pour la première fois depuis trente ans, le parti de François Bayrou ne récuse pas la gauche réformatrice. Saisissons cette chance" explique t-il. "J'ai suffisamment soutenu Ségolène Royal et travaillé avec elle pour savoir qu'elle peut orchestrer calmement cette indispensable mutation" précise t-il. Pour Bernard Kouchner, "les électeurs de dimanche prochain ne sont pas prisonniers des frontières du sectarisme. La France vaut mieux que nos certitudes vieillies et nos crampes partisanes".

Bové : " les barrières éclatent de plus en plus entre l'UMP et le FN"

"On accumule de plus en plus de déclarations de Nicolas Sarkozy sur l'identité nationale, l'inné et l'eugénisme. Cela montre que les barrières éclatent de plus en plus entre l'UMP et le FN " a déclaré samedi à Marseille le candidat altermondialiste, qui se dit également "le candidat des paysans et des quartiers populaires". José Bové s'est dit favorable à de la "proportionnelle intégrale doublée d'un non cumul des mandats" pour les législatives de 2012: "Je préfère voir les fachos à l'assemblée qu'avec des scores forts à l'extérieur" a-t-il affirmé.

Nicolas Sarkozy ne veut pas d'un boycott des JO pour le Darfour

Le candidat de l'UMP s'est dit complètement hostile à l'idée de boycotter les prochains jeux olympiques au nom de la tragédie au Darfour, et pour mettre la pression sur la Chine qui empêche des sanctions internationales. "J'ai vu que deux candidats à la présidentielle (NDLR: François Bayrou et Ségolène Royal) voulaient boycotter les Jeux olympiques de Chine. Eh bien il ne manquerait plus que cela ! (...) Des choses stupides dans ma vie, j'en ai entendues. Mais alors comme ça, champion olympique !" a déclaré Nicolas Sarkozy. "Le sport et ces événements-là , c'est plus important que tout parce que ça fait partie du petit bonheur de la vie et qu'on n'a pas le droit de les sacrifier et qu'on n'a pas le droit de les abaisser" a-t-il ajouté.

 
 
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Bon à savoir

Les premiers résultats sur Internet

La Commission de contrôle de la campagne présidentielle a écrit aux hébergeurs de sites et blogs français pour leur demander de veiller à l'interdiction de toute diffusion d'informations le jour du vote. "Si vous devez être confronté à cette situation, j'ai confiance dans les mesures que vous prendrez sans délai pour éviter la diffusion au public de telles informations" est-il écrit. Les principaux sites d'information suisses et belges ont fait savoir qui'il donneraient des résultats du premier tour à partir de 18h30.

L'Alliance pour la planète note les candidats

L'Alliance pour la planète, rassemblement de 70 organisations écologistes (qui comprend le WWF, Greenpeace, les Amis de la Terre et la Fondation Nicolas Hulot notamment), avait déjà noté les partis, puis les candidats. Voici la notation de fin mars:

Dominique Voynet arrive en tête avec une note de 17,5/20 (+1pt), devant Ségolène Royal qui obtient un 16/20 (+3pts) et José Bové. Olivier Besancenot est 4ème avec un 13.5/20 (+5.5pts). "Seuls Ségolène Royal, Olivier Besancenot et François Bayrou ont sensiblement amélioré leur note par rapport à celle du 26 février. Les autres candidats ont très peu fait évoluer leur programme" a déclaré Serge Orru du WWF.

L'alliance base sa notation des candidats sur 24 propositions indispensables pour la défense de l'environnement.

Le Medef a "besoin d'air"

"Pour la première fois, les entreprises proposent une vision globale, un projet de société cohérent. Avec un objectif: augmenter la richesse de tous les Français" dit-on au Medef. Les charges et les contraintes réglementaires sont visées dans ce livre blanc. Le syndicat patronal veut aussi "dédramatiser les modalités de licenciement". Le Medef juge enfin que le système de retraites par répartition est "dans une impasse". "Le premier facteur de croissance c'est plus de travail" affirme Laurence Parisot.

Sarkozy veut des consultations chez le généraliste à 23 euros

Le président de l'UMP déclare dans Le Généraliste qu'il compte lancer une campagne contre les abus, les fraudes et les gaspillages qui représentent 5% à 10% des dépenses de santé: "Soyons donc intraitables avec les abus, les fraudes et les gaspillages et nous verrons différemment le problème du déficit". Dans le Quotidien du Médecin, il prône la transformation de la Cartes Vitale en "véritable carte de crédit santé assortie de tous les dispositifs de sécurité nécessaires".

Nicolas Sarkozy confirme dans cet entretien sa volonté de créer une "franchise" pour "responsabiliser" les patients et se dit "favorable à la revalorisation de la consultation chez le généraliste à 23 euros". Une revalorisation qu'il souhaite "au plus vite". "Je suis clairement favorable à ce que la rémunération de leurs actes soient enfin alignée sur celle des spécialistes" ajoute-t-il.

Les "trois différences de fond" pour Philippe de Villiers

Le président du MPF a voului pointer ses différences avec les candidats du PS et de l'UMP: "Je veux l'Europe des peuples, ils veulent l'Europe des technocrates avec une nouvelle constitution qui reprendra l'ancienne (...) Je veux une grande politique familiale et non pas le mariage homosexuel proposé par Ségolène Royal ou le contrat d'union civil avec écharpe en mairie, proposé par Nicolas Sarkozy, qui conduiront à l'adoption d'enfants par les couples homosexuels (...) "Troisièmement, je ne suis pas favorable à ce que propose Nicolas Sarkozy sur le droit de vote des étrangers et la discrimination positive, qui consiste à accorder plus de droits aux étrangers qu'aux citoyens français" a-t-il déclaré.

 
 
Divers

La priorité du gouvernement pour les Français: l'emploi

L'étude de l'Ifop pour le ministère de l'Intérieur et le Cevipof en vue des élections de 2007 sur 5.240 personnes montre que. 31% d'entre elles placent l'emploi en tête des problèmes les plus importants. Le thème de l'emploi est suivi de celui des inégalités (12%), de la hausse des prix (11%) et de la sécurité des biens et des personnes (8%).

Les 18-25 ans ont une mauvaise image des politiques

Selon une enquête réalisée pour l'association Graines de citoyens, 79% des jeunes contre 21% ont une mauvaise image des hommes politiques. 57% disent pourtant s'intéresser à la politique. L' enquête a fait un classement des personnalités politiques jugées les plus à même de répondre à leurs préoccupations: Ségolène Royal (56%) arrive en tête devant Nicolas Sarkozy (44%), Olivier Besancenot (34%) et François Bayrou (24%).

Nicolas Sarkozy et l'hypothèse d'un échec

Invité de l'émission "Chez FOG", Nicolas Sarkozy a dit qu'en cas d'échec au premier tour, il prendrait un coup sur la tête et que cela demanderait une réflexion. "Je me dis 'Comment t'as fait pour louper une occasion pareille? Comment t'as pu être aussi mauvais (...) La première chose, c'est que je n'incrimine aucun de mes collaborateurs, aucun de mes amis, et 'il faut vraiment que tu fasses un autre métier mon vieux'. Reconversion" a-t-il lancé.

"Il va y avoir du sport"

Cinq candidats (Marie-Georges Buffet, Dominique Voynet, François Bayrou, Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal) étaient invités le 15 février pour s'exprimer sur le sport par le Comité national olympique et sportif français. Nicolas Sarkozy a déclaré dans un message vidéo que le sport ne représentait pas une "petite partie de son projet": "le sport porte les valeurs dont nous avons besoin: le travail, le mérite, l'effort, l'esprit d'équipe (...) Je ne veux pas que le sport soit une petite partie du projet, mais qu'il porte en lui-même de façon transversale" a-t-il expliqué. Ségolène Royal a affirmé sa volonté de rétablir les emplois et heures supprimés dans l'Education nationale: "je rétablirai les trois heures forfaitaires supprimées et les 70% des postes de CAPES supprimés pour les étudiants en STAPS. On leur avait promis des débouchés et on a supprimé ces postes. C'est un insupportable mensonge d'Etat". François Bayrou a proposé la création d'un "plan épargne reconversion" pour les sportifs de haut niveau. "Le combat contre le dopage devra être permanent" a déclaré Marie-George Buffet qui avait fait de la lutte contre le dopage une priorité lors de son passage au ministère. Enfin, pour Dominique Voynet, "l'Etat doit mieux faire sa mission première: permettre l'accès du sport à tous, notamment aux filles et aux handicapés".

L'UDF accuse les instituts de sondage

"Dans les sondages, il y a toute une série de bidouillages permanents" a déclaré Hervé Morin. Celui-ci affirme avoir eu accès à des résultats "bruts" de deux enquêtes, c'est à dire avant correction de la part des instituts de sondage. "Dans un cas de figure, on vous met plus trois points, dans l'autre on vous met moins trois. En vertu de quoi?" s' étonne t-il. François Bayrou s'est dit inquiet "d'avoir lu dans le Canard Enchaîné une page qui pose bien des questions à tous les démocrates, une page sur les manipulations dont seraient l'objet, selon ce journal, les chiffres des sondages". Ce journal affirme que les résultats bruts qu'ils ont obtenu donnent Jean-Marie Le Pen entre 5% et 7% et François Bayrou devant Ségolène Royal au 1er tour.

Des chiffres du chômage très contestés

L'annonce d'une nouvelle baisse du chômage a une nouvelle fois fait bondir nombre de politiques. Pour le mois de février, le ministère de l'Emploi dit que le le nombre de chômeurs a baissé de 1% et que le taux de chômage serait de 8,4%. Les réactions: "Nous sommes un pays où les chiffres officiels du chômage prennent en compte à peu près la moitié des vrais chômeurs" a déclaré François Bayrou. "Qui va croire ces balivernes? (...) on trafique les statistiques" s'exclame Arlette Laguiller sur Canal plus. "Je ne crois pas que les chiffres actuels reflètent la réalité du chômage et la réalité de la véritable pauvreté" a déclaré José Bové sur France2. "Ce trafic de chiffres est devenu une habitude chez tous les gouvernements depuis 30 ans mais les Français savent bien que leur vie quotidienne est toujours aussi difficile et que le marché de l'emploi est toujours aussi saturé" écrit Guillaume Peltier pour le MPF dans un communiqué. "De telles pratiques, exclusivement destinées à maquiller la réalité, sont incompatibles avec notre conception de l'État républicain, et témoignent d'un mépris pour les Français qui ont le droit de savoir la vérité" dit-on au PS. "Il n’y a que les membres du Gouvernement, enfermés dans leur bulle de cristal, pour imaginer que les Français puissent se laisser piéger par le mirage de la baisse du chômage qu’on leur propose à travers des chiffres tronqués" a fait savoir Frédéric Nihous dans un communiqué.

 

 
 
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