Le journal de campagne de François Bayrou
Bayrou: un "danger d’épuisement, de révolte et de fracture"(19/4/2007)
François Bayrou a tenu mercredi soir son dernier grand meeting à Paris-Bercy. La France est en "danger d’épuisement, de révolte et de fracture" a-t-il déclaré. Et, "quand il s’agit de reconstruire le pays, on a besoin de tout le monde" a-t-il ajouté. "Nous ne sommes pas là pour faire un score, nous sommes là pour gagner: car sinon ils rebâtiront leur forteresse, et tout recommencera comme avant. Il faut leur arracher le pouvoir et leur offrir une bonne douche froide pour qu'ils fassent aussi leur révolution culturelle. Nous sommes là pour remplacer leur sectarisme par l'ouverture d'esprit, leur monarchie par notre démocratie" a expliqué le candidat de l'UDF. Il se définit ainsi : "Il y a de la droite en moi parce que je veux de la rigueur et de la sévérité, il y a de la gauche en moi parce que je veux l’égalité des chances et des droits, la solidarité. Et il y a du centre en moi"...
Bayrou : "Je suis à peu près certain qu'un grand changement va intervenir" (17/4/2007)
Le candidat de l'UDF s'est dit confiant pour le premier tour de l'élection présidentielle et sous-estimé par les sondages. "C'est parce que nous avons fait une campagne électorale honorable, sans faire de promesses mensongères, en tirant la conscience des citoyens vers le haut que nous pourrons diriger ce pays en ayant la confiance, l'estime et l'adhésion" a-t-il déclaré. François Bayrou compte sur le meeting de Bercy mercredi soir pour convaincre les indécis.
Bayrou : aucun accord d'alliance imaginable avant le scrutin (16/4/2007)
"Il n'y a aucun accord d'alliance imaginable dans une élection présidentielle avant le scrutin" a déclaré le candidat de l'UDF sur France inter lundi. "A l'élection présidentielle, chacun des candidats se présente avec un projet et une idée de majorité. Nicolas Sarkozy veut une majorité de droite très à droite, Ségolène Royal veut, sa réponse à Rocard et Kouchner l'a montré, une majorité de gauche. En tout cas, elle pense qu'elle ne peut pas faire autrement. Moi, je veux cette majorité nouvelle capable de faire travailler ensemble des gens de gauche et de droite républicaine et de gagner" a-t-il expliqué. François Bayrou affirme dans le journal Sud Ouest qu'il incarne le vote utile : "Quel est le seul candidat qui devance Nicolas Sarkozy dans tous les sondages de second tour? Quel est le seul candidat qui va faire bouger les lignes? C'est parce que je réunis ces deux assurances que je serai dimanche prochain le vote utile".
La "suggestion" de Michel Rocard convient à François Bayrou (13/4/2007)
Michel Rocard affirme dans le journal Le Monde que Ségolène Royal et François Bayrou doivent s'allier pour "barrer la route à Sarkozy". "Socialiste et européen depuis toujours, j'affirme que sur les urgences d'aujourd'hui, rien d'essentiel ne sépare plus en France les sociaux-démocrates et les démocrates-sociaux, c'est-à-dire les socialistes et les centristes (...) J'appelle donc François Bayrou et Ségolène Royal, avant le premier tour, à s'exprimer devant les Français pour s'engager dans la voie de cette alliance" déclare l'ancien Premier ministre. Pour Michel Rocard, "les Verts, la gauche sociale-démocrate et le centre démocrate-social constituent une majorité dans ce pays". Une suggestion qui a plu à François Bayrou: "Ceci est une nouvelle très importante, un signe très important de changement de la part de l'un de ceux qui ont exercé au PS les responsabilités de premier plan" a-t-il déclaré sur France inter. "Je suis persuadé qu'on peut faire travailler ensemble des socialistes ouverts, des gaullistes, autour d'une force du centre qui assumera elle aussi sa personnalité" a-t-il ajouté. Marie-George Buffet y voit par contre le "danger d'un glissement à droite de toute la politique française".
Bayrou : "une incroyable fracture entre l'entreprise et l'opinion" (12/4/2007)
Les indemnités versées à Noël Forgeard (ex EADS) sous forme de "golden parachute" ont choqué également François Bayrou. "Une décision forte et claire s'impose. Il faut une loi de moralisation de la vie économique. Il faut en sortir, il n'est pas un jour sans qu'on n'apprenne des choses plus choquantes les unes que les autres", a-t-il déclaré en déplacement en Mayenne. Le candidat de l'UDF veut "que ces avantages soient décidés en assemblée générale de manière à ce que tout le monde en soit informé" et que des moyens soient donnés à "l'autorité des marchés financiers et à la justice financière pour faire la lumière quand elle mérite d'être faite".
Un système de "bonus-malus" pour les entreprises (10/4/2007)
François Bayrou veut "qu'il devienne intéressant financièrement de garder les salariés pour l'entreprise et qu'il soit dissuasif financièrement pour l'entreprise de se débarrasser des salariés". Il a proposé pour cela que la cotisation chômage soit variable pour les entreprises en fonction d'un système de "bonus-malus". Un système qui "avantagera les entreprises qui ne licencient pas et font tout pour défendre les emplois", et qui pénalisera celles "qui considèreront qu'il est plus facile de se débarrasser des salariés", a expliqué le candidat de l'UDF. "Il n'est pas juste de faire payer le même taux d'assurance chômage aux entreprises qui font tout pour sauver l'emploi et à celles qui considèrent l'emploi comme une variable d'ajustement" a-t-il ajouté.
François Bayrou et l' "électrochoc tranquille" (8/4/2007)
Pour le centriste, sa présence au second tour serait un "électrochoc tranquille". C'est ce qu'il déclare dans le JDD. Il veut marquer sa différence avec les autres candidats: "Au lieu d'avoir perpétuellement à sursauter à peine la radio allumée à l'écoute de tel ou tel dérapage, ils auront un président de la République soucieux de préserver le lien social et attaché à préparer des décisions fédératrices" a-t-il déclaré. Pour François Bayrou, Nicolas Sarkozy "incarne une société violente qui oppose les citoyens les uns aux autres" et Ségolène Royal "annonce un Etat qui s'occupe de tout, qui prend tout en charge".
Bayrou: "Nicolas Sarkozy n'a pas le droit de dire non" (5/4/2007)
François Bayrou exige un débat entre les quatre candidats les mieux placés dans les sondages. "Nicolas Sarkozy n'a pas le droit de dire non" a déclaré le candidat de l'UDF lors d'un forum. "La réponse de Nicolas Sarkozy est une réponse prétexte (...) "il ne pourra pas refuser longtemps si les Français s'organisent pour exiger ce débat" a-t-il expliqué.
François Bayrou demande des débats (3/4/2007)
Le candidat de l'UDF veut un débat-confrontation avec les autres candidats. C'est ce qu'il a expliqué sur RTL mardi: "Je pense qu'il faudrait des débats, les Français voudraient des débats (...) il y a quelque chose qui manque: c'est la confrontation directe entre les candidats et les projets". Bien sûr, "à douze ce n'est pas possible" mais des débats "à trois fois quatre, à deux fois six" sont possibles a expliqué François Bayrou.
François Bayrou veut supprimer l'ENA (1/4/2007)
Le candidat de l'UDF veut être le candidat anti-système: "Il faut aller au coeur de cette connivence perpétuelle entre les différents partis qui sont installés au pouvoir, les puissances financières, économiques, qui sont leurs amis de classe et leurs amis de caste". Il a même annoncé à Fort-de-France la suppression de l'ENA: "Ce choix est un symbole. J'ai pris le sommet pour faire sauter le bouchon de champagne". Pour François Bayrou, "cette attente est partagée par des femmes et des hommes de droite, du centre et de gauche, qui en ont marre d'être ainsi pris en otage par un État qui s'est dévoyé et qui ne les écoute pas".
Bayrou-Robien : "On ne peut pas faire du neuf avec du vieux" (1/4/2007)
C'est après avoir "soigneusement pesé le pour et le contre", que Gilles de Robien a choisi de soutenir Nicolas Sarkozy plutôt que François Bayrou. Le ministre UDF l'a annoncé dans le JDD: "Je suis de nature fidèle mais les choses sont allés trop loin. Nous avons des divergences de fond", a-t-il déclaré. "Je ne sais pas soutenir le flou. Je ne sais pas adhérer au flou", a ajouté le directeur de campagne de François Bayrou en 2002. "Je trouve que c'est très bien, parce que tout mon effort, c'est de proposer à la France de gouverner autrement. Et pour gouverner différemment, il faut des équipes nouvelles (...) On ne peut pas faire du neuf avec du vieux" a déclaré François Bayrou suite à ce ralliement.