Nicolas Dupont-Aignan

Nicolas Dupont-Aignan

"Candidat gauliste" contre la "rupture en chocolat" de Sarkozy

Nicolas Dupont-Aignan, député UMP souverainiste, officiellement candidat à la présidentielle depuis le 18 octobre2006 , estime que Nicolas Sarkozy "n'a rien de gaulliste" et lui reproche "d'afficher la fermeté et de pratiquer le laxisme". Pour Dupont-Aignan, Philippe de Villiers est "parti dans une course à l'extrème droite". Il accuse la "nouvelle aristocratie qui nous gouverne de voler l'élection présidentielle aux Français en réduisant d'avance leur choix à coup de sondages". Par conséquent, le député de l'Essonne part en campagne pour défendre "les idées républicaines et gaullistes" et veut rassembler les électeurs "de Chevènement à Pasqua, en passant par ceux de Séguin".

Journal de campagne:

Lancement de la "campagne militante" de Nicolas Dupont-Aignan (6/12/2006)

"N’écoutez pas les sondages commandés par les uns et commentés par les autres ! Ne vous laissez pas impressionner par ce duel factice pour une élection présidentielle virtuelle (...) Alors, comparez les projets, questionnez les candidats, surfez sur Internet" a déclaré, en conférence de presse, Nicolas Dupont-Aignan qui veut se présenter hors de l'UMP pour défendre les idées gaullistes. La "campagne militante" qu'il lance fera le forcing avant les fêtes: 400000 tracts et plus de 50000 affiches collées. Des outils sont également disponibles pour toucher le plus grand nombre.

Nicolas Dupont-Aignan ne participera pas aux primaires UMP (5/12/2006)

Nicolas Dupont-Aignan parle de "fausses primaires" à l'UMP. "Pendant quatre ans, il n'y a pas eu de démocratie" à l'UMP a déclaré le député de l'Essonne sur France 2. "Entre Noël et le Nouvel an, Nicolas Sarkozy cherche figurants pour assister à son sacre" ironise-t-il. Nicolas Dupont-Aignan ne se retirera pas non plus comme a pu le faire Christine Boutin parce qu"il dit "proposer un projet différent de celui de cette droite américaine que Nicolas Sarkozy incarne de plus en plus".

N. Dupont-Aignan dénonce le "système politico-médiatique" (4/12/2006)

"Si nous condamnons les Français au faux choix Ségo-Sarko, c'est Jean-Marie Le Pen qui remportera la mise" déclare Nicolas Dupont-Aignan dans France-Soir. "Pire, si nos concitoyens n'ont pas le choix des urnes, ils se rattraperont après l'élection dans la rue" pense-t-il. Nicolas Dupont-Aignan ne se retirera pas comme a pu le faire Christine Boutin parce qu"il " propose un projet différent de celui de cette droite américaine que Nicolas Sarkozy incarne de plus en plus".

Dupont-Aignan critique le processus de désignation de l'UMP (23/11/2006)

"Non seulement le débat n'a pas eu lieu mais le programme arrêté n'est pas en mesure de rassembler les Français" déclare le député de l'Essonne dans le journal La Croix. "C'est un projet libéral à l'américaine dans lequel ne peuvent pas se reconnaître les gaullistes et républicains". "L'UMP a en son sein deux traditions historiques, l'une libérale et européenne, l'autre gaulliste et républicaine. Nicolas Sarkozy aurait pu tenter de les rassembler mais il n'y est pas parvenu. Il semble donc de plus en plus évident qu'il ne sera pas le seul candidat de notre parti" lance-t-il.

Dupont-Aignan ne participera "en aucun cas" à la "mascarade de la primaire UMP"

Le député UMP de l'Essonne a qualifié de "mascarade" l'élection à l'investiture de l'UMP sur le forum du nouvelobs. Pour lui, "le score est connu d'avance". Nicolas Dupont-Aignan se présentera "directement devant les Français". "Nicolas Sarkozy présente un projet conservateur libéral supranational aux antipodes de l'idée que je me fais de la France" a-t-il-déclaré. Nicolas Dupont-Aignan se présente comme quelqu'un de "très à droite sur certains thèmes" mais plus à gauche que DSK sur certaines questions économiques.

Tribune parue dans Marianne le 11/10/2006

Election présidentielle, assez de la politique des faux-semblants

Jamais une élection présidentielle sous la Vème République n'aura attisé autant de besoin de changement et de renouvellement des responsables en charge des affaires de la France. On n'a pas de mal à comprendre pourquoi, après le bilan calamiteux de 25 ans de politique de gribouille, droite et gauche confondues, qui laisse en héritage le chômage de masse, la précarité, le démantèlement rampant de nos services publics et la montée apparemment irrésistible de l'impuissance publique sous les coups de l'intégration fédérale européenne et de la mondialisation sauvage.

On comprendra aussi sans peine pourquoi les candidats dits favoris, tous issus des partis au pouvoir durant la même période, font assaut de petites phrases, de promesses de «faire de la politique autrement», d'images relookées. Pour faire oublier qu'ils sont tous à des degrés divers comptables du sinistre bilan et apparaître comme des candidats qui du changement, qui de la nouveauté, qui de la rupture, ils ont en effet du pain sur la planche. Pourtant, le vernis commence à se fissurer car les Français n'ont pas la mémoire courte et la réalité, elle, a la vie dure.

Les Français vont-ils vraiment accepter plus longtemps cette comédie politique qui vise, en réalité, à leur voler l'élection présidentielle, leur élection présidentielle ? L'été politique people où Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal n'ont cessé de se mettre en scène, suivi d'une rentrée où l'un et l'autre sont allés chercher un adoubement à Bruxelles (et même à la Maison Blanche), montrent bien où est le piège : derrière les apparences chic et choc, les deux vedettes de la vie politique française sont les candidats d'un même système, le système qui refuse d'admettre le résultat du 29 mai 2005 et qui veut imposer aux Français une Constitution européenne qui empêche tout changement réel dans notre pays. L'irruption de Michèle Alliot-Marie dans la course pour 2007 serait-elle de nature à changer la donne ? On peut en douter car, hélas, elle a été l'un des ténors du oui et n'a aucun moment depuis le 29 mai appelé au respect de la volonté souveraine du peuple français…

Assez des faux-semblants et des paillettes, qui sont indignes de la République et qui risquent, bien plus qu'une vraie pluralité des candidatures à droite, de placer en orbite le FN au soir du premier tour. Il doit exister un authentique candidat gaulliste et républicain, porteur d'une autre politique synonyme d'un réel changement. Parce que tous les candidats du système ont abandonné l'idée de la France qui rassemble pourtant bien des Français au-delà de la droite et de la gauche, j'entends être celui-là.

Mon projet pour la France se décline en trois axes, qui font écho à la devise de la République tant galvaudée en actes par les gouvernants successifs : je veux restaurer la liberté du peuple français à décider de son propre avenir sur les grandes questions (sur l'Europe, l'immigration,…), ce qui passe par une réorientation d'envergure de la construction européenne, conformément au vote du 29 mai 2005, et la généralisation du référendum. Je veux aussi rétablir une vraie égalité des chances et des territoires, par la reconstruction d'une école du savoir, d'une citoyenneté qui atténue les différences au lieu de les exacerber et par la relance de l'aménagement du territoire assise sur une grande politique de renaissance de nos services publics. Enfin, je veux faire vivre la fraternité, par un changement radical de politique économique, la généralisation de la participation, l'instauration d'une TVA sociale et d'une «sécurité professionnelle», la relance massive de la politique familiale et de logement, le lancement d'un plan prioritaire pour un développement durable à la française. «Liberté – Egalité – Fraternité», notre devise n'est pas une collection de mots creux, le peuple français n'est pas condamné à subir.

Premières propositions de NDA:

-  Instaurer le référendum d’initiative populaire avec un seuil de deux millions de signataires.
-  Rétablir le septennat présidentiel.
-  Reconnaissance du vote blanc
-  Rendre inéligibles à vie les élus coupables de délit de corruption dans l’exercice de leur mandat.
-  Rétablir l’autorité des enseignants en les rendant à nouveau pleinement maître des décisions de redoublement, sensibiliser les familles aux obligations de leur enfant en milieu scolaire lors d’une formation en début d’année.
-  Conditionner le versement d’allocations familiales à l’assiduité scolaire.
-  Dépôt de plainte anonyme.
-  Revoir la répartition territoriale des forces de l’ordre pour assurer une présence juste et adaptée à chaque circonscription.
-  Réformer l’ordonnance de 1945 sur la délinquance des mineurs afin de permettre la mise à l’écart effective des jeunes délinquants dangereux en abaissant la majorité pénale à 16 ans et en créant cinq milles places en centres éducatifs fermés.
-  Créer un service civique obligatoire et universel de trois mois.
-  Allonger à 10 ans la période ouvrant l’acquisition de la nationalité française par mariage.
-  Améliorer la coopération monétaire internationale pour limiter la guerre des changes et mettre au ban des nations les paradis fiscaux.
-  Instaurer un étiquetage précis des produits de grande consommation pour connaître la part de « Made in France » de chaque bien.
-  Obligation pour les collectivités et établissements publics de réaliser 25% de leurs achats auprès des PME-PMI.
-  Transformer le RMI en Revenu Minimum d’Activité obligeant chaque bénéficiaire à travailler une journée par semaine pour une collectivité publique.

(source:Nice Première)

 

dsk

 

site de campagne présidentielle 2007
nda2007.fr

discours de Nicolas Dupont-Aignan
france-republicaine.org

 

CV express

Né le 7 mars 1961 à Paris

Maire de Yerres (Essonne) et député de l'Essonne (8ème circonscription)

Diplômé de l'ENA en 1989

Administrateur civil

3 questions de société

1/Mariage homosexuel:

"Je ne suis pas hostile à la création d’une forme d’union plus solennelle pour les homosexuels (conclue en Mairie). Néanmoins, je pose 2 réserves : que cela n’aie pas d’incidence sur la question de l’adoption, car chaque enfant doit être élevé par un père et une mère. Que cela ne porte pas atteinte non plus à l’institution du mariage et de la famille."

2/L'avortement

"Il est important, en effet, de "débanaliser" cet acte qui entraîne plus souvent qu’on ne le croit des séquelles psychologiques. En bref, oui à la liberté de choix des femmes, mais en toute connaissance de cause pour les premières intéressées."

3/Islam

"L’invention par la France, si elle se ressaisit enfin à l’occasion de la prochaine élection présidentielle, d’un islam modernisé, laïc, universaliste, serait un grand service qu’elle rendrait au monde."

 

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