Né le 20/6/1928 à la Trinité sur Mer, il est le fils de Jean Le Pen, patron pêcheur, et d'Anne-Marie Hervé, couturière. De son premier mariage, avec Pierrette Lalanne qu'il a épousé en 1960 , il a eu trois filles (Marie-Caroline, Yann, et Marine), il a neuf petits-enfants. Il est remarié depuis 1991 avec Jeanne-Marie Paschos.
Il fût élève au collège des jésuites Saint François-Xavier, puis au lycée à Lorient et à la faculté de droit de Paris. Il est licencié en droit et diplômé d'études supérieures de sciences politiques.
Repéré par Poujade, il devient à vingt-sept ans député UFF (Union et Fraternité Française) de Paris en 1956. Il est le plus jeune député de l'Assemblée nationale. Il sera exclu de l'UFF, mouvement anti-parlementaire, en 1957. L'année suivante, il est réélu député de Paris et adhère au groupe parlementaire du CNI d'Antoine Pinay. Assemblée qu'il quittera pour se battre pour la défense de l'Algérie française.
En 1962, Jean-Marie Le Pen crée une entreprise d'édition phonographique, la Serp, spécialisée dans l'édition de chants et de discours historiques.
Il est condamné en 1969 à trois mois de prison avec sursis et 20 000 francs de dommages et intérêts pour coups et blessures.
La vente de la société de cimenterie Lambert, léguée par testament par Hubert Lambert, lui offre une fortune. Cet événement controversé lui permet de se consacrer à son ascension politique. En 1972 il est appelé à présider le récent Front National, le FN est un parti créé par Ordre Nouveau dans la perspective d'élections législatives afin d'élargir son champ électoral.
En 1974 il est candidat pour la première fois à l'élection présidentielle : 0,74 % des voix.
En novembre 1976, son domicile est détruit suite à un attentat à la bombe.
En 1984, le scrutin proportionnel lui permet de devenir député européen et en 1986, député de Paris jusqu'à l'élection présidentielle de 1988 : il obtient 14,38 % des voix.
En 1992, il est élu conseiller régional de la région PACA (réélu en 1998). En 1994, réélu député européen (puis deux nouvelles fois en 1999 et 2004).
En 1995, il atteint les 15% au premier tour de l'élection présidentielle.
Il est condamné à deux ans d'inéligibilité (réduits à un an par la cour d'appel, qui ajoute 8 000 F d'amende) et trois mois de prison avec sursis pour « violences en réunion » et « injures publiques » (faits requalifiés par la cour d'appel en « violences sur personne dépositaire de l'autorité publique dans l'exercice de ses fonctions ») pour avoir agressé la maire et candidate socialiste (qui portait son écharpe d'élue) lors des législatives de 1997.
Le 21 avril 2002, au premier tour de l'élection présidentielle, il obtient 16,86 % des suffrages et se qualifie pour le second tour. Deux semaines plus tard, au second tour,il obtient 17,94 % des voix contre 82,06 % pour le président sortant, Jacques Chirac.