fabius

Laurent Fabius

"Les gens veulent que ça change et que la gauche gagne. Je suis preneur".


L.Fabius - LCI - 31/10/2006
 


L.Fabius - GrandJury - 29/10/2006

2ème débat télévisé sur LCP - 24/10/2006

Débat interne socialiste - 17/10/2006

Eric Halphen soutient Laurent Fabius


Discours de Lens (16/9/06)
 

CV express

État civil

Né le 20 août 1946 à Paris ( 75 . )Il est le fils d'André Fabius et Louise Mortimer. Il est marié à Françoise Castro et a deux fils : Thomas et Victor. (lire sa biographie)

Profession

  • Ancien Maître des requêtes au Conseil d’Etat

Mandats et fonctions actuelles à l’Assemblée nationale

  • Député, réélu le 16/06/2002
  • Membre du groupe socialiste
  • Membre de la commission des affaires étrangères

Anciens mandats et fonctions à l’Assemblée nationale

  • Elu le 19/03/1978.
  • Réélu le 14/06/1981. Puis nomination comme membre du gouvernement
  • Réélu le 16/03/1986
  • Réélu le 05/06/1988.
  • Réélu le 28/03/1993.
  • Réélu le 01/06/1997. Puis nomination comme membre du gouvernement
  • Président de l’Assemblée nationale. Du 23/06/1988 au 21/01/1992
  • Président de l’Assemblée nationale. Du 12/06/1997 au 27/03/2000

Anciens mandats nationaux et fonctions ministérielles

  • Ministre délégué auprès du ministre de l’économie et des finances, chargé du budget du 22/05/1981 au 22/03/1983
  • Ministre de l’industrie et de la recherche du 22/03/1983 au 17/07/1984
  • Premier Ministre du 17/07/1984 au 20/03/1986
  • Ministre de l’économie, des finances et de l’industrie du 27/03/2000 au 05/05/2002

Mandats locaux en cours

  • Premier Adjoint au Maire de Grand-Quevilly, Seine-Maritime, depuis 2000.
  • Vice-Président de la Communauté de l’Agglomération Rouennaise, en charge de l’environnement, depuis 2004.

Anciens mandats locaux

Conseil municipal de Grand Quevilly, Seine maritime

  • Du 21/03/1977 au 18/06/1995 (Premier Adjoint au Maire )
  • Du 19/06/1995 au 30/03/2000 (Maire )

Agglomération de Rouen

  • Président du SIVOM de Rouen (1989-1995)
  • Président du District de l’Agglomération Rouennaise (1995-2000)

Conseil général de Seine-Maritime

  • Du 01/06/2000 au 01/08/2002 (Membre du Conseil général )

Conseil régional de Haute-Normandie

  • Président du Conseil régional (1981-1982)
  • Membre du Conseil régional (1986-1989 puis 1992-1995)

Mandats européens

  • Député européen, du 25/07/1989 au 02/04/1992

Responsabilités au sein du Parti socialiste

  • 1977 : Membre du comité directeur au titre de la motion 1 (F. Mitterrand)
  • 1978 : Délégué général du PS Membre de la commission "projet socialiste"
  • 1978 : Secrétaire législatif au sein du groupe socialiste à l’Assemblée nationale
  • 1979 : Secrétaire national à la presse et porte parole. Membre du bureau national et du comité directeur.
  • 1981-1986 : Membre du bureau national et du comité directeur
  • 1986-1988 : Secrétaire national à l’éducation
  • 1988-1992 : Membre du bureau national et du comité directeur
  • 1992-1993 : Premier secrétaire du PS
  • 1993-2002 : Membre du bureau national et du conseil national
  • 2002 : Numéro 2 du PS
  • 2003 : Numéro 2 du PS et secrétaire national aux élus et territoires

63 parlementaires aux côtés de Laurent Fabius

63 parlementaires se sont engagés aux côtés de Laurent Fabius dans la perspective de l'investiture socialiste parce qu'il "possède l'expérience nationale et internationale sans laquelle on ne conduit pas une grande nation dans un monde instable et menaçant". Parmi eux, Jean-Luc Mélenchon et Michel Charasse.

Ses alliés au PS :

  • Jean-Luc Mélenchon, député de l'Essonne
  • Michel Charasse, sénateur
  • Paul Quilès, député du Tarn
  • Michel Charzat, député de Paris.

Son équipe pour la campagne de désignation du candidat socialiste :

Sophia Chikirou, membre du Conseil national du PS, militante de Paris
Jérôme Guedj, vice-président du département de l’Essonne
David Habib, député maire de Mourenx (Pyrénées Atlantiques)
Bariza Khiari, sénatrice de Paris
Marie-Noelle Lienemann, députée européenne et vice-présidente du Conseil régional du Pas-de-Calais
Didier Marie, président du département de Seine-Maritime
Philippe Martin, député et Président du département du Gers
Laurence Rossignol, vice-présidente de la Région Picardie

"Écoutez la différence"

Candidat à l'investiture socialiste pour l'élection présidentielle 2007, Laurent Fabius, fort de la victoire du "non" au réferendum européen, joue sa carte à la gauche du PS . Une volonté qui contraste avec son image dans l'opinion. Un manque de popularité évident dans les sondages qui ne le place dans les meilleures conditions. Ce qui ne l'empêche pas de critiquer justement celle qui les domine : "Je refuse, comme beaucoup de militants, anciens ou nouveaux, une campagne de confusion où notre porte-parole, l’oeil rivé sur les sondages, s’efforcerait de coller à l’ensemble des aspirations dans le cadre d’un discours en zigzag, ajoutant, selon les moments et les endroits,
des mots de droite à des adjectifs de gauche, et inversement." Il poursuit :" Les français ne sont pas des parts de marché, le suffrage universel n’est pas l’audimat."

Après avoir espéré rallier Arnaud Montebourg à sa cause, il l'a vu s'entendre avec Ségolène Royal. Cela a été encore un coup dur. S'il n'est pas choisi par les militants, Laurent Fabius ne se présentera pas en dissident : "celui qui sera choisi aura le soutien de l'ensemble du PS".

La phrase de Laurent Fabius sur Laurent Fabius : "je suis socialiste, républicain et laïc. Proeuropéen et internationaliste."

"Je suis candidat du projet socialiste, je ne mettrai pas mon drapeau dans ma poche et je veux porter l'espoir de tous ceux qui ont au coeur la même révolte que moi" Pantin, le 8 octobre 2006

Son journal de campagne

17 novembre : Ségolène Royal élue dès le premier tour

"Il n'y aura qu'un seul tour et Ségolène Royal sera la candidate du Parti socialiste" pour 2007, a déclaré jeudi soir à la presse le directeur de cabinet de François Hollande, Stéphane Le Foll. Plus de 60% pour la candidate (20,83% pour DSK, 18,54% pour Laurent Fabius). Pour Jean-Christophe Cambadélis, proche de DSK, il "a manqué un peu de temps pour pouvoir finir de l'emporter".

17 novembre : appel au rassemblement

François Hollande y voit l'ouverture d'une autre étape, "celle de la dynamique de victoire". Tous les socialistes appellent maintenant au rassemblement des socialistes. "Les militants ont tranché, je salue Ségolène Royal et la félicite pour son succès. Les militants lui ont donné tous les moyens pour l'emporter en 2007. Il lui revient désormais d'assurer le rassemblement de tous les socialistes, j'y suis évidemment prêt" a déclaré Laurent Fabius. "Elle a gagné, elle a bien gagné, tout le monde sera derrière elle" a admis DSK.

Ségolène Royal a donné une conférence de presse à Melle vers 13h où elle a remercié les militants et appelé au rassemblement de tous. Son objectif est une France économiquement dynamique et socialement solidaire. "L'éducation doit être au coeur de tout" a-t-elle déclaré avant de lancer "un appel à tous les Français": "rassemblez-vous, mobilisez-vous, demandez-vous ce que vous pouvez faire pour votre pays. Imaginons ensemble une France qui aura le courage d'affronter les mutations sans renoncer à son idéal de liberté, d'égalité, de fraternité".

17 novembre : la gauche de la gauche grimace

Le choix de Ségolène Royal par les militants socialistes passe mal à gauche de la gauche. Le PCF parle d'une "orientation politique préoccupante du Parti socialiste". Olivier Besancenot sur RTL dit croire que "beaucoup de gens à gauche vont comprendre que le meilleur moyen de s'opposer et au Medef et à la droite de Sarkozy, ce n'est pas de lui opposer une gauche qui est à la fois sécuritaire et libérale".

16 novembre : les miltants socialistes votent aujourd'hui

Les 218771 militants du PS pourront se présenter dans les quelque 4000 sections ce jeudi de 16h à 22h pour voter et choisir le candidat socialiste. Les résultats des sections seront compilés dans les quelque 102 fédérations départementales. Au siège, des membres de la direction accompagnés de cinq représentants de chaque candidat observeront les résultats tomber en temps réel depuis les fédérations. Stéphane Le Foll sera chargé d'annoncer les résultats dans la nuit de jeudi à vendredi. Ségolène Royal devrait arriver en tête. Dépassera-t-elle le cap des 50%? En cas de ballotage, qui sera second? Pour qui voteront les 68000 nouveaux adhérents?

15 novembre : toute la gauche observe la primaire socialiste

Les autres partis de gauche ont des préférences sur le nom du candidat qu'ils souhaitent voir triompher lors de la primaire socialiste. C'est le journal Libération qui a recueilli les avis de chacun. Ainsi, on apprend que les Verts auraient une préférence pour Ségolène Royal. Parce que dans sa région, cela se passe bien avec les Verts, parce qu'elle a "une ligne plus verte" comme le dit Wilfrid Séjeau. Laurent Fabius ont pour handicap leur passé ministériel. "A Bercy, Laurent Fabius a flingué l'éco-taxe" déclare Jean-Vincent Placé. DSK "a été le plus grand défenseur de l'accord international sur les marchandises" rappelle Gérard Leras. DSK n'est pas apprécié non plus par les chevènementistes qui voit en lui trop de libéralisme.

Le problème pour Buffet, Besancenot et Laguiller, c'est le projet socialiste

"L'alternance à Sarkozy, ce n'est pas une gauche Royal" a déclaré Marie-George Buffet qui se sent plus proche de Laurent Fabius même s'il "prend pour référence le programme adopté par le PS". A la gauche du parti communiste, on ne fait pas vraiment de différence. Le problème, ce n'est pas le casting, mais la partition: le programme socialiste" dit Olivier Besancenot. Arlette Laguiller s'en prend aussi au "programme socialiste qui ne change pas le sort des travailleurs".

14 novembre : les propositions des candidats socialistes chifrées

L' Institut de l'entreprise a chiffré les surcoûts des propositions des trois candidats à l'investiture socialiste comme il l'avait déjà fait pour le projet socialiste. DSK arrive en première position avec 10 milliards suppléméntaires (7 pour le patrimoine de départ des jeunes, 2 pour l'augmentation du SMIC de 50 euros et 1 milliard pour les nationalisations temporaires des entreprises en difficulté). DSK l'admet et répond en affirmant sur France Inter que "10 milliards d'euros c'est exactement la valeur des droits de succession dans notre pays, c'est-à-dire ce que Nicolas Sarkozy veut supprimer".

Le surcoût des propositions de Laurent Fabius par rapport au projet socialiste est de 8.3 milliards d'euros (4.3 pour l'augmentation immédate de 100 euros du SMIC et 4 pour un "niveau de retraite minimum"). Ségolène Royal avec le relèvement des "petites retraites" (4 milliards), l'accès à la propriété pour les familles qui paient leur loyer (1 milliard) et l'aide aux créateurs d'entreprises de 2000 à 10000 euros (600 millions) atteint le total de 5.6 milliards.

14 novembre: "des esprits s'échauffent" au parti socialiste

C'est l'expression utilisée par Julien Dray sur le lourd climat à deux jours du vote des militants. La vidéo pirate montrant Ségolène Royal parler des 35 heures pour les enseignants y a contribué pour beaucoup.

Ségolène Royal a parlé d' "atteintes aux règles de l'honneur et de l'honnêteté" puisque les propos sont "tronqués" et "tronçonnés". Montré du doigt, Daniel Raoul, partisan de DSK, a reconnu avoir demandé une copie de la cassette, mais il a démenti être le "corbeau". Dominique Strauss-Kahn a pris sa défense en affirmant que c'était "tout aussi condamnable d'accuser sans preuve".

Lundi, Laurent Fabius n'a pas épargné ses deux "adversaires" socialistes. "S'agissant de Ségolène Royal, sa candidature est apparue déroutante car on attendait d'une pré-candidate socialiste qu'elle défende le projet socialiste. Or, ses thèses sont pour l'essentiel en contradiction avec celui-ci" a-t-il déclaré. Laurent Fabius a également critiqué DSK: "Il s'inscrit dans la social-démocratie, version minimale. C'est une approche archaïque qui n'est pas en phase avec les exigences du monde moderne".

13 novembre: offensive de Laurent Fabius à quatre jour du vote

Laurent Fabius s'adresse aux militants socialistes dans une lettre publiée dans le quotidien gratuit Métro. Il réaffirme sa "volonté de mettre réellement en oeuvre" le projet socialiste et de rassembler la gauche. Un Laurent Fabius qui n'a pas épargné dimanche ses deux "adversaires" socialistes: au sujet des positions de DSK: "je ne crois pas qu'il soit vraiment moderne de vouloir copier la social-démocratie des Trente Glorieuses ou le blairisme qui a fini par s'allier avec Bush en Irak". Il accuse Ségolène Royal d'avoir "des positions en contradiction totale avec le projet socialiste".

12 novembre:Nicolas Hulot refuse la proposition de Laurent Fabius

Laurent Fabius a déclaré sur le plateau de dimanche plus que Nicolas Hulot avait refusé son offre de devenir son "vice-premier ministre" chargé de l'environnement : Nicolas Hulot "a répondu qu'il pensait qu'il vaudrait mieux que ce soit quelqu'un qui ait un passé institutionnel plus fort, dont acte" a précisé le socialiste .

11 novembre : on fait des projections sur le vote au PS

Laurent Fabius prédit "de grandes surprises pour le résultat du vote". Il ajoute qu'il ne croit "pas du tout aux sondages" : " leur valeur pré-élective est égale à zéro" dit-il. DSK de son côté ne fait "aucun pronostic" mais s'il y a un deuxième tour et "si Ségolène Royal fait un score inférieur à 46%" alors il estime qu'elle "n'aura plus de réserve", tandis que lui pourra "compter sur tous ceux qui n'ont pas voté pour elle, comme par exemple les jospinistes". Ségolène Royal a déclaré vendredi soir à Lille : "J'ai confiance pour un vote massif des militantes et des militants socialistes, poussés par tous les citoyens, pour que le vote soit clair, soit net et qu'il nous donne l'énergie de commencer le combat contre la droite pour gagner en 2007". Julien Dray, porte-parole du parti socialiste, voit Ségolène Royal gagner au premier tour.

10 novembre : dernier meeting régional

Laurent Fabius, Dominique Strauss-Kahn et Ségolène Royal se sont retrouvés hier soir devant 4000 militants à Toulouse pour le sixième et dernier débat de la campagne interne au parti socialiste. Micros et caméras y étaient interdits comme lors des deux autres meetings. Afin d' éviter les huées du zénith de Paris, les organisateurs ont eu l'idée de chronométrer les applaudissements des militants pour qu'ils manifestent positivement leur soutien. Laurent Fabius fidèle à sa ligne "authentiquement de gauche", s'est présenté comme le "candidat du pouvoir d'achat" en mettant une étiquette de "social-blairisme" sur les deux autres compétiteurs. Ségolène Royal s'est placé comme la socialiste la plus "à l' écoute" : "être socialiste, c'est comprendre son époque et poser des mots justes sur les souffrances et les espérances des Français, notamment ceux qui se sont éloignés de nous". DSK a affirmé son credo-social-démocrate refusant les promesses excessives: "la blessure que je veux réparer, c'est une gauche qui est élue, mais pas seulement une fois pour qu'au bout de cinq ans, les Français nous disent de rentrer chez nous!".

9 novembre : dernier grand oral pour les candidats à l'investiture socialiste

Laurent Fabius, Dominique Strauss-Kahn et Ségolène Royal se retrouvent ce soir à Toulouse pour le sixième et dernier débat de la campagne interne au parti socialiste. Micros et caméras seront interdits comme lors des deux autres meetings. Ils devront répondre à ces trois questions :

  • Que faire face au désengagement de l'Etat dans les services publics dans les territoires?
  • Que peut faire la France face à la mondialisation?
  • quelles actions concrètes comptent-ils mener sur l'environnement?

218 771 militants socialistes pourront voter de 16h à 22h le 16 novembre pour choisir le candidat du parti. 68 049 nouveaux militants (adhésion à 20€) participeront à cette élection.

8 novembre : troisième et dernier débat télévisé des candidats du PS

LCP et LCI ont diffusé le dernier débat d'investiture socialiste. Les trois compétiteurs ont abordé ces thèmes: l'Europe, la politique étrangère, la défense et l'environnement. Ce dernier thème n'avait pas être traité lors du précédent débat.

L'Europe

Interpellé sur le plan B européen dont il était question au moment du référendum, Laurent Fabius a répondu que le plan B c'était "le projet socialiste". Il veut faire entendre le "non" au niveau européen pour construire une Europe sociale. Il appelle cela "l'Europe par la gauche". Ségolène Royal avait parlé auparavant de "l'Europe par la preuve", à savoir une Europe avec une meilleure coordination qui investit dans la recherche, l'environnement, qui lutte contre les délocalisations pour avoir des effets dans la vie des Français. Sur ce même thème de l'Europe, Dominique Strauss-Kahn a déclaré qu'il voulait recréer le couple franco-allemand pour relancer l'Europe.

La Turquie

Laurent Fabius ne souhaite pas voir la Turquie dans la communauté européenne. Il voudrait que cela se transforme en partenariat privilégié. Il est contre tout élargissement tant que l'Europe n'aura pas évolué sur les questions fiscalo-sociales et sur la Constitution. Ségolène Royal est restée sur ses positions : pas de suspension des négociations, attendre que la Turquie respecte les critères fixés (en précisant qu'elle était loin du compte) et à ce moment là poser la question par référendum aux citoyens. DSK, revendiquant son internationalisme, souhaite que la Turquie arrive à terme à intégrer l'Europe. Il veut que l'Europe s'ouvre à d'autres pays, et s'ouvre sur la Méditerranée.

La politique étrangère

Plus de consensus sur ces questions (les Etats-Unis sont des alliés, le problème c'est le président Bush / assurer la sécurité d'Israel et permettre à la Palestine d'exister en tant qu'Etat viable). Le principal point de désaccord est le nucléaire iranien : Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn étant d'accord sur l'accès au nucléaire civil pour l'Iran tandis que Ségolène Royal souhaite une coopération avec un Etat tiers (la Russie par exemple) sur ce type d'énergie pour éviter que cela devienne du nucléaire militaire.

La Défense

Les trois compétiteurs souhaite plus d'Europe pour faire des économies sur les gros équipements. Ségolène Royal souhaite que la recherche militaire bénéficie plus au civil et veut renforcer le pouvoir du parlement sur le contrôle (et qu'il y ait une commission sur le renseignement). Laurent Fabius a expliqué qu'il fallait orienter les matériels pour s'adapter à l'évolution du contexte international. DSK veut que la France rattrape son retard sur la Défense civile, mais fasse des économies sur l'armée de Terre.

L'environnement

Ils en ont tous fait une priorité. DSK parle de remodeler l'économie pour cette cause, Ségolène Royal d'agir par la fiscalité écologique. Elle veut préparer les énergies alternatives et aider les pays du sud pour que s'y développe l'énergie solaire. Laurent Fabius souhaite que le n°2 du gouvernement soit en charge du développement durable et agir pour la création d'une organisation mondiale de l'environnement.

 

  • 7 novembre : troisième et dernier débat télévisé des candidats du PS

LCP et LCI diffusent ce soir le dernier débat d'investiture socialiste. Les trois compétiteurs aborderont ces thèmes: l'Europe, la politique étrangère, la défense et l'environnement. Ce dernier thème n'avait pas être traité lors du précédent débat, ce sera fait le jour de la parution du livre-pacte de Nicolas Hulot.

  • 7 novembre: Fabius propose à Hulot un poste dans son gouvernement

"Nicolas Hulot s'il l'acceptait ferait un excellent numéro deux de mon gouvernement" a déclaré lundi Laurent Fabius sur France 2. L'écologiste "m'a lui-même proposé qu'il y ait un numéro deux chargé de l'environnement et de l'écologie. Il faut que je sois en situation de le faire et il faut qu'il l'accepte" a-t-il ajouté.

  • 6 novembre: Laurent Fabius attaque la dernière ligne droite

Il reste dix jours, deux débats et quelques meetings aux candidats socialistes pour faire la différence avant le premier tour. L'ancien Premier ministre a déclaré ce week-end en meeting que la conférence salariale proposée par Dominique Strauss-Kahn ne suffirait pas : "si l’on se contente de réunir le MEDEF et les syndicats, et que l’on pense que les salaires vont augmenter sans intervention du gouvernement, c’est une histoire de France racontée aux Bisounours!". Ségolène Royal a eu droit à des critiques. Ainsi sur la décentralisation, Laurent Fabius affirme en réponse que «la France n’est pas une simple addition de régions".

  • 2 novembre : L. Fabius sent "que les choses bougent dans le bon sens"

Laurent Fabius a déclaré qu'il pensait être "vraisemblablement deuxième au premier tour" de l'investiture socialiste. Il croît en ses chances de victoire finale si les "débats portent sur le fond". l'ancien Premier ministre prône "une gauche qui ose être de gauche et qui ne fabrique pas une espèce de blairisme régionalisé".

  • 2 novembre : DSK et Laurent Fabius taclent Sarkozy

Deux des trois candidats à l'investiture socialiste, en l' occurrence, DSK et Laurent Fabius ont fait la même critique au ministre de l'Intérieur : ils l'accusent à "chaque fois qu'il y a une attaque très dure ou un crime extrêmement lourd, de changer la loi" (Laurent Fabius). Même opinion pour DSK : "appliquons les lois, appliquons les avec fermeté, avec sévérité même, surtout lorsqu'il s'agit de crimes (...) Mais ne cherchons pas en permanence dans un changement de la loi la solution".

  • 31 octobre : Laurent Fabius sent un rassemblement autour de lui

Pour l'ancien Premier ministre, "les débats commencent à briser le bruit médiatique et l'enfumage sondagier". Il affirme son optimisme dans Lyon hebdo, il dit qui'il "est en train de se former autour de sa candidature un vaste rassemblement de militants de sensibilités diverses". Il n'épargne pas les deux autres compétiteurs : il voit en Ségolène Royal, une "une copie du programme de Tony Blair". Au sujet de DSK : "je pense que la gauche doit porter un changement plus important que la 'social démocratie' à l'ancienne. Quelle est la réponse social-démocrate à la mondialisation ? La transformation ou la résignation. A ce stade du débat, on ne sait pas vraiment".

  • 30 octobre : Week-end agité chez les socialistes

On a joué ce week-end les prolongations du meeting parisien de jeudi : ainsi pour Dominique Strauss-Kahn "les militants se disent que le chemin tout tracé (Ségolène Royal candidate du parti) pourrait bien être une impasse". Il se dit certain de pouvoir combler son retard sur Ségolène Royal. Il a critiqué "l'absence de ligne" de Ségolène Royal et la "ligne d'hier" de Laurent Fabius. Ce dernier n'était pas en reste en affirmant que la France n'avait ni besoin "d'une nouvelle purge libérale ni d'une rustine sociale-démocrate à l'ancienne". Ségolène Royal, fidèle à sa ligne de conduite, se refusait à des commentaires. Son message était à la mobilisation : "tant que le vote n'a pas eu lieu, tout est ouvert, mais moi je suis confiante et je demande aux militants de venir voter dès le premier tour".

  • 29 octobre : Laurent Fabius attaque DSK et Ségolène Royal

"La France a besoin d'un vrai changement à gauche, pas d'une nouvelle purge libérale ni d'une rustine sociale-démocrate à l'ancienne" déclare Laurent Fabius dans une interview au Parisien-dimanche en faisant allusion aux deux autres candidats socialistes. Il affirme être "le seul des trois candidats à défendre vraiment" le projet socialiste.

  • 27/10/2006 : ambiance électrique au zénith

Le calme du grand oral auvergnat de la semaine passée contrastait avec l'ambiance "supportrice" du débat parisien. Les partisans de DSK sont sortis heureux et remontés du débat régional francilien, les fabiusiens sont sortis motivés et les ségolistes agacés. Agacés parce que Ségolène Royal a été conspuée par une partie importante du public, son entrée se faisant sous les applaudissements et les sifflets.

  • Laurent Fabius, défenseur du projet du PS

Laurent Fabius, premier orateur dans un exercice qu'il maîtrise, a déclaré avoir une idée nouvelle (taclant Ségolène Royal et ses "jurys citoyens" et DSK et son "patrimoine" pour les jeunes), "l'application du projet socialiste". Il a abordé les thèmes qui font son discours: une nouvelle République parlementaire, couper le lien entre l'executif et la justice, la priorité du défi écologique, la recherche, l'innovation, et le droit de vote aux étrangers pour les élections locales. Il s'est de nouveau prononcé pour une police de proximité, un pré-salaire pour les jeunes des quartiers et contre la discrimination positive. Il a rappelé sa volonté de pénaliser les entreprises qui abusent des emplois précaires. Le logement social est aussi une de ses priorités: le préfet, donc l'Etat, pourra se substituer au maire s'il ne respecte pas le quota de logement social. Au niveau européen, il prône le repect du réferendum, souhaite un "juste échange" à la place du libre-échange, préconise une nouvelle gestion de l'euro et une harmonisation fiscale.

  • Ségolène Royal, pragmatique

Ségolène Royal a déclaré que le projet socialiste serait le texte du candidat choisi par les militants mais que même "avec un excellent projet et même avec un excellent bilan, le peuple français n'est pas forcément au rendez-vous". Elle est revenue sur la crise démocratique et son idée de "jurys de citoyens" : "n'ayons pas peur du peuple. Le peuple s'intéresse à la politique quand la politique s'intéresse à lui" a-t-elle déclaré. Elle a mis en avant le droit de pétition qui figure dans le projet socialiste et qui va "beaucoup plus loin" en terme de démocratie participative que ses "jurys citoyens". Elle a rappelé les bienfaits du syndicalisme de masse et de la démocratie sociale de type scandinave. Ségolène Royal a exprimé sa volonté de voir la société changer au sujet des jeunes d'origine étrangères : "que l'on arrête de parler de souches et d'origines" a-t-elle clamé. Elle a proposé que les étudiants, dans le cadre du service civil, fassent du soutien scolaire. Elle a critiqué une nouvelle fois les banques et leurs abus et proposé un développement des micro-crédits. Au sujet de l'Europe, elle a affirmé qu'il était temps que les socialistes du "non" au réferendum et ceux du "oui" se réconcilient. "Son" Europe" est une Europe sociale tournée vers l'environnement et les éco-industries.

DSK, internationaliste

"Respecter le peuple, la première manière de le faire, c'est de dire la vérité" a déclaré Dominique Strauss-Kahn, face à une salle bienveillante, avant d'appeler les socialistes à construire une "société de confiance et pas de surveillance. Une société d'émancipation et pas de suspicion". On sait à qui s'adressait cette pique. DSK s'est dit internationaliste et patriote, citant Jaurès. Il s'est moqué de Nicolas Sarkozy en disant qu'un des seuls pays n'ayant pas de droit de succession est Panama : il ne faut pas l'appeler Nicolas Sarkozy l'américain mais "Nicolas Sarkozy le panaméen !". DSK a expliqué une nouvelle fois ce qu'est le "patrimoine" pour les jeunes qu'il propose et son financement. Il a revendiqué les emplois-jeunes dont le financement était lui aussi contesté. Sa vision sur le projet socialiste : "le projet? J'ai compris que c'était une référence qu'il fallait citer ce soir mais pas trop". Celui qui incarne le courant social-démocrate du parti veut relancer la construction européenne, c'est pour lui une priorité.

  • 25 octobre : un débat autour des propositions de Ségolène Royal.

Ce second débat entre candidats à l'investiture socialiste étaient sur les thèmes de société et sur les institutions. Les divergences entre les trois compétiteurs ont été plus significatives que sur les questions économiques. Un débat qui a tourné autour de sujets développés par Ségolène Royal : l' élargissement de la carte scolaire, les jurys citoyens, l'encadrement pour les primo-délinquants.

Ce second débat entre candidats à l'investiture socialiste étaient sur les thèmes de société et sur les institutions. Les divergences entre les trois compétiteurs ont été plus significatives que sur les questions économiques. Un débat qui a tourné autour de sujets développés par Ségolène Royal : l' élargissement de la carte scolaire, les jurys citoyens, l'encadrement pour les primo-délinquants.

  • Le thème des "jurys citoyens", idée de démocratie participative de Ségolène Royal, a montré les différences entre candidats : Laurent Fabius a parlé de "populisme", de "surveillance des élus", DSK y voit la création d'une société de "suspicion généralisée". Ségolène Royal a maintenu ce projet qui permettrait aux citoyens "d'évaluer l'action politique" en affirmant qu'il ne fallait pas "avoir peur du peuple".
  • Ségolène Royal propose l' élargissement de la carte scolaire pour plus de mixité. DSK et Laurent Fabius prônent une amélioration des écoles, un meilleur encadrement scolaire pour donner envie d'aller dans n'importe quel établissement.
  • "Toute forme d'encadrement qui permet à un jeune de se remettre debout est de toute façon préférable à la prison et surtout pour les mineurs" a déclaré Ségolène Royal au sujet de l'encadrement des primo-délinquants dans des "chantiers humanitaires". Cette idée est rejetté par Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn.
  • DSK a lancé une idée qui fera débat :créer un patrimoine de base pour les jeunes financé par une hausse de l'impôt sur le revenu des plus riches.
  • Après ce débat, on sent que Laurent Fabius revendique et suit le projet socialiste, que DSK l' aménage, et que Ségolène Royal prend certaines distances avec celui-ci et assume ses choix.
  • 24 octobre: deuxième débat télévisé entre candidats socialistes

Le second débat entre candidats à l'investiture socialiste abordera les thèmes de société et la la question de la démocratie. Les divergences entre les trois compétiteurs devraient être plus significatives que sur les questions économiques. Ainsi, sur la question des institutions, on sait que Ségolène Royal est pour plus de décentralisation, que DSK est pour un "exécutif fort" et que Laurent Fabius souhaite renforcer le pouvoir du parlement. La question des "jurys populaires" (proposés par Ségolène Royal et déjà rejetés par DSK) sera certainement un sujet de débat.

  • 23 octobre : Laurent Fabius dresse le profil des autres compétiteurs

Laurent Fabius déclare dans un entretien accordé à L'Est Républicain que "Ségolène Royal insiste sur la dimension locale", ce qui n'est pas "suffisant", et que DSK "se définit davantage comme social-démocrate, comme Tony Blair ou Gerhard Schröder qui veulent s'adapter à l'hypercapitalisme".

  • 20 octobre : un peu plus à gauche à Clermont-Ferrand

DSK, Laurent Fabius et Ségolène Royal ont répondu à neuf questions de militants, devant 3000 personnes, à Clermont-Ferrand. Les trois candidats ont tenu un discours de gauche, un peu plus à gauche... Ségolène Royal a parlé de "combattre sans relâche les inégalités (...) les excès de la mondialisation libérale et financière". Elle a aussi proposé la suppression de "l'article de loi qui oblige les communes à payer la scolarisation des enfants dans le privé". Dominique Strauss-Kahn a expliqué sa social-démocratie qui repose sur "quatre piliers" : la protection, la promotion individuelle, le respect de chacun, la vérité. DSK s'est montré solidaire avec les immigrés "pourchassés, poursuivis, mis de côté parce que la couleur de leur peau n'est pas la couleur dominante du pays". Laurent Fabius a déclaré qu'il fallait une gauche " offensivement antilibérale". Il s'est un peu opposé à la décentralisation souhaitée par Ségolène Royal : "on a besoin d'un État fort qui corrige les inégalités".

  • 19 octobre : Ségolène Royal, DSK et Laurent Fabius se retrouvent à Clermont-Ferrand

Premier débat devant les militants socialistes à Clermont-Ferrand. Un débat qui ne sera ni télévisé, ni radio-diffusé. Les trois candidats monteront sur scène l'un après l'autre dans un ordre défini par tirage au sort pour répondre à neuf questions sélectionnées de militants. Cette réunion sera publique et devrait accueillir 2000 personnes.

  • 18 octobre : réactions sur le débat entre candidats du PS

Laurent Fabius a commenté le débat sur RMC, il estime que Ségolène Royal parlait "sur la base de son expérience locale", que Dominique Strauss-Kahn parlait comme "un ministre de l'Economie", et que lui "a essayé de montrer quels étaient les engagements de la gauche et d'être précis". Jean-Louis Bianco, porte-parole de Ségolène Royal, pense que sa championne a montré qu'elle incarnait "le socialisme du réel qui ose regarder la réalité en face". Michel Rocard, ancien Premier ministre et soutien de DSK a trouvé que celui-ci maîtrisait son sujet. A droite, Patrick Devedjian estime que face au "vieux mitterrandien" Laurent Fabius, Ségolène Royal était "pragmatique et plutôt à droite".

  • 17 octobre : le premier débat entre candidats à l'investiture :

Premier débat interne télévisé hier entre candidats du Parti Socialiste sur LCP et LCI . Cette forme télévisée, totalement inédite en France a vu les postulants répondre successivement, sans jamais s'adresser la parole, aux questions économiques et sociales.

Sans surprise, Laurent Fabius a tenu un discours doctrinaire de gauche, DSK a choisi un profil "social-démocrate" et Ségolène Royal s'est montrée pragmatique. Voici les réponses apportées aux principales questions :

La croissance: la croissance doit être plus juste pour Laurent Fabius, et elle passe par une augmentation du pouvoir d'achat. Ségolène Royal penche pour la formation pour combler la pénurie d'employés dans certains domaines alors que 3 millions de Français sont exclus du marché du travail. Elle veut aider l'innovation et développer les emplois actifs environnementaux. Pour DSK, la croissance passe par la confiance et la diminution de la dette publique.

L'emploi: pour Ségolène Royal, il faut développer les pôles de compétence grâce à une régionalisation des filières économiques. Cela permet d'éviter les lourdeurs de la bureaucratie. Elle veut utiliser le micro crédit pour aider à la création de micro entreprises, et développer l'économie solidaire. DSK veut un accompagnement dans l'emploi et des investissements massifs. Laurent Fabius promet une généralisation des 35 heures, un SMIC augmenté immédiatement de 100 euros, une suppression des exonérations pour les grandes entreprises.

Délocalisations: pour DSK, il faut une solidarité nationale pour réparer en réindustrialisant. Laurent Fabius veut créer un principe de "délocaliseur-payeur" : les entreprises doivent payer le reclassement et la taxe professionnelle. Il prône une autre gestion de l'Euro au niveau européen. Ségolène Royal veut conditionner les aides publiques pour éviter les délocalisations. Elle prône l'innovation sur des produits à haute valeur ajoutée et une anticipation avec les partenaires sociaux.

Énergie: les trois candidats souhaitent un pôle énergétique public pour que la France garde son indépendance. Ségolène Royal est attachée au respect du protocole de Kyoto : l'excellence environnementale est une priorité et cela passe par des modifications fiscales vis à vis des pollueurs. DSK veut préparer l'après-pétrole, faire un effort sur les énergies renouvelables. Il souhaite améliorer l'efficacité énergétique du pays. Laurent Fabius parle lui aussi d'économies d'énergie, d'une diversification énergétique. Il souhaite une politique européenne dans ce domaine.

Retraites: Laurent Fabius veut abroger la loi Fillon qui ne trouve grâce chez aucun des candidats. Il veut prendre en compte plusieurs critères pour les retraites : les revenus salariaux et non-salariaux, la pénibilité. Il souhaite une hausse de la CSG pour financer les dépendances. Pour DSK, la croissance permettra le financement des retraites. Ségolène Royal a fait de la revalorisation des petites retraites une priorité.

Santé: Ségolène Royal veut une répartition géographique des médecins pendant une partie de leur carrière pour éviter les inégalités, notamment dans le monde rural. Cela passe aussi par des maisons de santé de proximité gratuite. Cela permet de faire de la prévention et dans sa logique, faire baisser le coût de la branche maladie. Pour DSK, l'économie de la santé est l'économie du XXIème siècle : elle permettra la croissance et l'emploi. Laurent Fabius veut un droit à la santé, il veut développer la recherche médicale et la prévention.

Logement: DSK veut plus de logement sociaux et veut des villes nouvelles. Laurent Fabius veut un droit au logement opposable (dont a parlé Nicolas Sarkozy). Il veut que l'Etat se substitue aux communes qui ne respectent pas la loi sur les quotas de logements sociaux. Ségolène Royal veut que l'attribution de permis de construire soit liés aux obligations environnementales pour faire des économies d'énergie et ainsi faire baisser les charges. Enfin, les locataires bon-payeurs doivent être aidés pour accéder à la propriété.

Les 35 heures ont été un point de divergence important : face à la généralisation des 35 heures de Laurent Fabius, Ségolène Royal a parlé d'un bilan imparfait qu'il fallait corriger pour que les salariés lésés ne le soient plus.

Les différences: Laurent Fabius s'estime plus clair dans ses propositions que ses adversaires, il a un projet politique et des échéances annoncées. DSK a un projet social-démocrate qu'il estime plus complet. Il pense qu'on ne peut pas répondre qu'avec des lois : il prône le compromis. Ségolène Royal veut déverrouiller la France, établir une démocratie participative, créer une nouvelle donne avec les jeunes et réduire les écarts entre pays riches et pauvres.

  • 17 octobre : Laurent Fabius réclame un ministre de l'Intérieur "calme et efficace"

"On a besoin de quelqu'un de calme et d'efficace" a déclaré Laurent Fabius dans le journal "Ouest-France". Il poursuit : "Sarkozy est un ministre inefficace [...] En permanence, tel un joueur de poker, pour se refaire il est amené à doubler la mise. Il débarque dans les cités, entourés de caméras. Il montre du doigt les juges. Mais les atteintes aux personnes n'ont jamais été aussi nombreuses en France depuis qu'il est ministre". Laurent Fabius a proposé aux communistes dans le journal "l'Humanité" un rassemblement de la gauche : "nous devons nous écouter et travailler ensemble, car les socialistes et les communistes, avec les radicaux, les verts, les amis de Chevènement sont les représentants du peuple que nous voulons rassembler".

  • 14 octobre : Laurent Fabius tacle Ségolène Royal

Laurent Fabius a taclé sa concurrente depuis la Gironde (où il se rend pour une "Fête de la Gerbaude") au sujet de sa déclaration sur la Turquie : "il faut être proche du peuple, cela dit, ce qu'on attend d'un responsable politique, c'est qu'il apporte des réponses".

  • 12 octobre : trop de débats entre candidats socialistes ?

"S'il y a trop de débats, je me réserve le droit de ne pas m'y assujettir" : cette phrase de Ségolène Royal fait beaucoup parler. Une possibilité qu'elle explique : "les socialistes ne doivent pas se regarder le nombril et le peuple français ne veut pas voir les socialistes se replier sur eux-mêmes". Le fabiusien Claude Bartolone commente : "vraiment, je souhaite qu'elle retrouve son calme le plus rapidement et qu'elle se rende compte que ces débats son nécessaires". Jean-Christophe Cambadélis, proche de DSK, a lui affirmé que Ségolène Royal n'était "pas à l'aise dans la confrontation" et que c'était pour elle "un souci".

  • 12 octobre : DSK, Fabius et Royal font leurs professions de foi

Les trois candidats à l'investiture socialiste pour la présidentielle ont réalisé une profession de foi à l'adresse des 200 000 militants du parti. Elles sont disponibles sur notre page tribune libre. Les trois postulants se retrouveront mardi pour un premier débat télévisé.

  • 11 octobre :Les solutions de Laurent Fabius contre les délocalisations

L'ancien Premier ministre souhaite pénaliser les entreprises qui partent s'installer à l'étranger selon un principe "délocalisateur-payeur". Cela passe par un maintien de taxe professionnelle des entreprises qui délocalisent "pendant deux ou trois ans" et un reclassement des salariés par les entreprises. Laurent Fabius souhaite également une "réforme politique de change de l'euro".

  • 8 octobre : Laurent Fabius dit être "le candidat du projet socialiste"

Laurent Fabius pour son premier meeting de campagne à Pantin a déclaré devant 1500 personnes qu'il était le candidat du projet socialiste : "pour moi, c'est clair, nous gagnerons à partir de nos thématiques, nous convaincrons avec nos propositions, nous gouvernerons avec nos partenaires, c'est-à-dire avec la gauche". Laurent Fabius s'est présenté une nouvelle fois comme le "candidat du pouvoir d'achat" : "je n'accepte pas les salaires de misère, les cadences insupportables, les pensions qui ne permettent pas de vivre, l'écart écrasant des richesses, je n'accepte pas que des dizaines de milliers de familles ne puissent se loger décemment".

  • 1er octobre : Laurent Fabius "assume complètement" son changement d'orientation politique

Laurent Fabius est officiellement candidat à l'investiture depuis le 1er octobre. Laurent Fabius a changé dans ses opinions. C'est lui qui le dit et il l'explique : "aujourd'hui si le pays doit être redressé, ce doit être par la gauche, et si la gauche veut gagner, ce ne peut être que sur des positions clairement de gauche". Sa priorité est l'amélioration de la vie quotidienne des Français les plus modestes.

 

Les "sept engagements" de Laurent Fabius :

  • SMIC à au moins 1 500 € et réduction des inégalités de rémunération : une hausse immédiate du SMIC de 100 euros, les régimes sociaux et fiscaux réservés aux
    « stock options », qui ont donné lieu à beaucoup d’abus de la part de certains dirigeants, seront supprimés.
  • Relance de l’emploi, soutien aux entrepreneurs et lutte contre la précarité : dans les entreprises de plus de 500 salariés, les exonérations de cotisations sociales, largement inutiles, seront supprimées. Les ressources ainsi récupérées seront affectées à raison d’un tiers pour les emplois jeunes, un tiers pour la recherche scientifique et l’enseignement supérieur, un tiers pour le soutien aux investissements et à la croissance des petites et moyennes entreprises.
  • Droit effectif au logement : la construction d'au moins 120.000 logements sociaux. Dans les communes ne respectant pas le minimum prévu de 20 % de logements sociaux, l’Etat – autrement dit le Préfet - se substituera d’office au maire défaillant pour la réalisation de ces logements.
  • Écologie active : une loi programme fixera sur 5 ans les objectifs précis à atteindre concernant notamment les économies
    d’énergie, les énergies renouvelables, la préservation de l’eau et le développement des transports collectifs.
  • Préparation solidaire de l’avenir : les jeunes qui le souhaitent pourront bénéficier d’un encadrement périscolaire public après la classe. L’effort en faveur des universités sera accompagné d’une priorité accordée à la recherche. La création d’une cinquième branche« dépendance » de la Sécurité sociale.
  • Extension et rénovation de la démocratie : une profonde révision de la Constitution sera soumise à référendum dès septembre 2007. Concertation sociale obligatoire avant l’examen de toute loi portant sur les principes fondamentaux du code du travail et de la sécurité sociale.
  • Relance et réorientation de l’Europe : Tout nouvel élargissement de l’Union sera subordonné à la réalisation préalable de ces avancées, indispensables notamment pour lutter contre la mondialisation financière. Mise en place d’une défense européenne avec les Etats membres qui le souhaitent.
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