19 novembre : François Hollande reprend la main
Le premier secrétaire du parti socialiste a repris la main "médiatique" après la désignation de sa compagne comme candidate du parti. "Une élection présidentielle, c'est toujours une démarche personnelle mais soutenue par une force collective" a déclaré samedi François Hollande sur France2. Le premier secrétaire a annoncé une campagne d'adhésions "pour que toutes celles et tous ceux qui veulent participer à la bataille pour 2007" rejoignent le PS.
François Hollande a appelé, dans l'édition dominicale du Parisien et sur le plateau de dimanche plus, Jean-Pierre Chevènement à soutenir Ségolène Royal dès le premier tour tout en exprimant "sa sensibilité": "Il vaut mieux qu'ils aient des députés, alors qu'ils n'en n'ont plus aucun, que d'avoir un président de droite pour cinq ans.
Dimanche 26 novembre aura lieu à Paris le congrès d'investiture de la candidate à la présidentielle.
18 novembre : Ségolène Royal devra conserver "sa liberté"
"Une élection présidentielle, c'est toujours une démarche personnelle mais soutenue par une force collective" a déclaré samedi François Hollande sur France2. Le premier secrétaire a annoncé une campagne d'adhésions "pour que toutes celles et tous ceux qui veulent participer à la bataille pour 2007" rejoignent le PS. Dimanche 26 novembre aura lieu à Paris le congrès d'investiture de la candidate à la présidentielle.
17 novembre : Ségolène Royal élue dès le premier tour
"Il n'y aura qu'un seul tour et Ségolène Royal sera la candidate du Parti socialiste" pour 2007, a déclaré jeudi soir à la presse le directeur de cabinet de François Hollande, Stéphane Le Foll. Plus de 60% pour la candidate (20,83% pour DSK, 18,54% pour Laurent Fabius). Pour Jean-Christophe Cambadélis, proche de DSK, il "a manqué un peu de temps pour pouvoir finir de l'emporter".
17 novembre : appel au rassemblement
François Hollande y voit l'ouverture d'une autre étape, "celle de la dynamique de victoire". Tous les socialistes appellent maintenant au rassemblement des socialistes. "Les militants ont tranché, je salue Ségolène Royal et la félicite pour son succès. Les militants lui ont donné tous les moyens pour l'emporter en 2007. Il lui revient désormais d'assurer le rassemblement de tous les socialistes, j'y suis évidemment prêt" a déclaré Laurent Fabius. "Elle a gagné, elle a bien gagné, tout le monde sera derrière elle" a admis DSK.
Ségolène Royal a donné une conférence de presse à Melle vers 13h où elle a remercié les militants et appelé au rassemblement de tous. Son objectif est une France économiquement dynamique et socialement solidaire. "L'éducation doit être au coeur de tout" a-t-elle déclaré avant de lancer "un appel à tous les Français": "rassemblez-vous, mobilisez-vous, demandez-vous ce que vous pouvez faire pour votre pays. Imaginons ensemble une France qui aura le courage d'affronter les mutations sans renoncer à son idéal de liberté, d'égalité, de fraternité".
17 novembre : la gauche de la gauche grimace
Le choix de Ségolène Royal par les militants socialistes passe mal à gauche de la gauche. Le PCF parle d'une "orientation politique préoccupante du Parti socialiste". Olivier Besancenot sur RTL dit croire que "beaucoup de gens à gauche vont comprendre que le meilleur moyen de s'opposer et au Medef et à la droite de Sarkozy, ce n'est pas de lui opposer une gauche qui est à la fois sécuritaire et libérale".
17 novembre : à droite, on la dit incapable
"Elle était sur le terrain d'entraînement, maintenant elle entre dans le grand stade, et tous ses propos vont être mesurés comme une présidente virtuelle. Il faudra qu'elle fasse preuve d'une certaine capacité qu'elle n'a pas à ce jour révélée" a déclaré sur Europe1 Jean-Pierre Raffarin. Patrick Devedjian estime que les socialistes "ont choisi l'image plus qu'autre chose".
16 novembre : les miltants socialistes votent aujourd'hui
Les 218771 militants du PS pourront se présenter dans les quelque 4000 sections ce jeudi de 16h à 22h pour voter et choisir le candidat socialiste. Les résultats des sections seront compilés dans les quelque 102 fédérations départementales. Au siège, des membres de la direction accompagnés de cinq représentants de chaque candidat observeront les résultats tomber en temps réel depuis les fédérations. Stéphane Le Foll sera chargé d'annoncer les résultats dans la nuit de jeudi à vendredi. Ségolène Royal devrait arriver en tête. Dépassera-t-elle le cap des 50% ? En cas de ballotage, qui sera second? Pour qui voteront les 68000 nouveaux adhérents?
15 novembre : toute la gauche observe la primaire socialiste
Les autres partis de gauche ont des préférences sur le nom du candidat qu'ils souhaitent voir triompher lors de la primaire socialiste. C'est le journal Libération qui a recueilli les avis de chacun. Ainsi, on apprend que les Verts auraient une préférence pour Ségolène Royal. Parce que dans sa région, cela se passe bien avec les Verts, parce qu'elle a "une ligne plus verte" comme le dit Wilfrid Séjeau. Laurent Fabius ont pour handicap leur passé ministériel. "A Bercy, Laurent Fabius a flingué l'éco-taxe" déclare Jean-Vincent Placé. DSK "a été le plus grand défenseur de l'accord international sur les marchandises" rappelle Gérard Leras. DSK n'est pas apprécié non plus par les chevènementistes qui voit en lui trop de libéralisme.
Le problème pour Buffet, Besancenot et Laguiller, c'est le projet socialiste
"L'alternance à Sarkozy, ce n'est pas une gauche Royal" a déclaré Marie-George Buffet qui se sent plus proche de Laurent Fabius même s'il "prend pour référence le programme adopté par le PS". A la gauche du parti communiste, on ne fait pas vraiment de différence. Le problème, ce n'est pas le casting, mais la partition: le programme socialiste" dit Olivier Besancenot. Arlette Laguiller s'en prend aussi au "programme socialiste qui ne change pas le sort des travailleurs".
14 novembre : les propositions des candidats socialistes chifrées
L' Institut de l'entreprise a chiffré les surcoûts des propositions des trois candidats à l'investiture socialiste comme il l'avait déjà fait pour le projet socialiste. DSK arrive en première position avec 10 milliards suppléméntaires (7 pour le patrimoine de départ des jeunes, 2 pour l'augmentation du SMIC de 50 euros et 1 milliard pour les nationalisations temporaires des entreprises en difficulté). DSK l'admet et répond en affirmant sur France Inter que "10 milliards d'euros c'est exactement la valeur des droits de succession dans notre pays, c'est-à-dire ce que Nicolas Sarkozy veut supprimer".
Le surcoût des propositions de Laurent Fabius par rapport au projet socialiste est de 8.3 milliards d'euros (4.3 pour l'augmentation immédate de 100 euros du SMIC et 4 pour un "niveau de retraite minimum"). Ségolène Royal avec le relèvement des "petites retraites" (4 milliards), l'accès à la propriété pour les familles qui paient leur loyer (1 milliard) et l'aide aux créateurs d'entreprises de 2000 à 10000 euros (600 millions) atteint le total de 5.6 milliards.
14 novembre: "des esprits s'échauffent" au parti socialiste
C'est l'expression utilisée par Julien Dray sur le lourd climat à deux jours du vote des militants. La vidéo pirate montrant Ségolène Royal parler des 35 heures pour les enseignants y a contribué pour beaucoup.
Ségolène Royal a parlé d' "atteintes aux règles de l'honneur et de l'honnêteté" puisque les propos sont "tronqués" et "tronçonnés". Montré du doigt, Daniel Raoul, partisan de DSK, a reconnu avoir demandé une copie de la cassette, mais il a démenti être le "corbeau". Dominique Strauss-Kahn a pris sa défense en affirmant que c'était "tout aussi condamnable d'accuser sans preuve".
Lundi, Laurent Fabius n'a pas épargné ses deux "adversaires" socialistes. "S'agissant de Ségolène Royal, sa candidature est apparue déroutante car on attendait d'une pré-candidate socialiste qu'elle défende le projet socialiste. Or, ses thèses sont pour l'essentiel en contradiction avec celui-ci" a-t-il déclaré. Laurent Fabius a également critiqué DSK: "Il s'inscrit dans la social-démocratie, version minimale. C'est une approche archaïque qui n'est pas en phase avec les exigences du monde moderne".
14 novembre : le SNES demande une position claire à Ségolène Royal
"Le SNES invite Ségolène Royal à sortir sans délai des fausses ambiguïtés qu'elle entretient depuis plusieurs jours en renonçant clairement à sa proposition de contraindre les enseignants de collège à assurer 35 heures de présence dans leur établissement" a demandé le SNES dans un communiqué lundi. Les professeurs sont a priori intéressés par une telle possibilité de disposer de moyens matériels, précise le syndicat, mais ils veulent décider s'ils doivent effectuer chez eux ou au sein de l'établissement scolaire la préparation de leurs cours et la correction des copies.
13 novembre: offensive de Laurent Fabius à quatre jour du vote
Laurent Fabius s'adresse aux militants socialistes dans une lettre publiée dans le quotidien gratuit Métro. Il réaffirme sa "volonté de mettre réellement en oeuvre" le projet socialiste et de rassembler la gauche. Un Laurent Fabius qui n'a pas épargné dimanche ses deux "adversaires" socialistes: au sujet des positions de DSK: "je ne crois pas qu'il soit vraiment moderne de vouloir copier la social-démocratie des Trente Glorieuses ou le blairisme qui a fini par s'allier avec Bush en Irak". Il accuse Ségolène Royal d'avoir "des positions en contradiction totale avec le projet socialiste".
12 novembre:Nicolas Hulot refuse la proposition de Laurent Fabius
Laurent Fabius a déclaré sur le plateau de dimanche plus que Nicolas Hulot avait refusé son offre de devenir son "vice-premier ministre" chargé de l'environnement : Nicolas Hulot "a répondu qu'il pensait qu'il vaudrait mieux que ce soit quelqu'un qui ait un passé institutionnel plus fort, dont acte" a précisé le socialiste .
12 novembre : la vidéo pirate de Ségolène Royal fait réagir...
Patrick Gonthier, secrétaire général de l'UNSA-Education, a immédiatement réagi aux propos de Ségolène Royal datant de janvier 2006 sur une vidéo pirate : "ce sont des propos faciles, et qui pourraient laisser croire qu'en dehors de leurs 18 heures de cours, les enseignants font plein d'autres choses et vaquent à leurs occupations alors qu'ils ont tout un travail de corrections, de préparation des cours". Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU, a expliqué que le travail des enseignants ne pouvait "pas être enfermé dans un cadre horaire rigide".
En effet, sur cet enregistrement, Ségolène Royal affirme dans cette vidéo qu'il faut que les enseignants fassent 35 heures au sein de l'établissement : "comment se fait-il que des enseignants du secteur public aient le temps d'aller faire du soutien individualisé payant et ils n'ont pas le temps de faire du soutien individualisé gratuit dans les établissements solaires?" s'interroge-t-elle.
Ségolène Royal a dénoncé samedi "un procès d'intention" à travers cette vidéo pirate. Elle a tenu a préciser que c'était un comble que de lui "prêter l'intention de faire travailler les enseignants sans les rémunérer". Elle a dit faire "confiance à l'intelligence des militants socialistes qui ont bien vu ce qui était recherché".
Serge Bardy, secrétaire fédéral du PS du Maine-et-Loire, affirme que c'est un élu angevin proche de DSK qui a demandé cette vidéo il y a deux semaines.
11 novembre : on fait des projections sur le vote au PS
Laurent Fabius prédit "de grandes surprises pour le résultat du vote". Il ajoute qu'il ne croit "pas du tout aux sondages" : " leur valeur pré-élective est égale à zéro" dit-il. DSK de son côté ne fait "aucun pronostic" mais s'il y a un deuxième tour et "si Ségolène Royal fait un score inférieur à 46%" alors il estime qu'elle "n'aura plus de réserve", tandis que lui pourra "compter sur tous ceux qui n'ont pas voté pour elle, comme par exemple les jospinistes". Ségolène Royal a déclaré vendredi soir à Lille : "J'ai confiance pour un vote massif des militantes et des militants socialistes, poussés par tous les citoyens, pour que le vote soit clair, soit net et qu'il nous donne l'énergie de commencer le combat contre la droite pour gagner en 2007". Julien Dray, porte-parole du parti socialiste, voit Ségolène Royal gagner au premier tour.
10 novembre : dernier meeting régional
Laurent Fabius, Dominique Strauss-Kahn et Ségolène Royal se sont retrouvés hier soir devant 4 000 militants à Toulouse pour le sixième et dernier débat de la campagne interne au parti socialiste. Micros et caméras y étaient interdits comme lors des deux autres meetings. Afin d' éviter les huées du zénith de Paris, les organisateurs ont eu l'idée de chronométrer les applaudissements des militants pour qu'ils manifestent positivement leur soutien. Laurent Fabius fidèle à sa ligne "authentiquement de gauche", s'est présenté comme le "candidat du pouvoir d'achat" en mettant une étiquette de "social-blairisme" sur les deux autres compétiteurs. Ségolène Royal s'est placé comme la socialiste la plus "à l' écoute" : "être socialiste, c'est comprendre son époque et poser des mots justes sur les souffrances et les espérances des Français, notamment ceux qui se sont éloignés de nous". DSK a affirmé son credo-social-démocrate refusant les promesses excessives: "la blessure que je veux réparer, c'est une gauche qui est élue, mais pas seulement une fois pour qu'au bout de cinq ans, les Français nous disent de rentrer chez nous!".
9 novembre : dernier grand oral pour les candidats à l'investiture socialiste
Laurent Fabius, Dominique Strauss-Kahn et Ségolène Royal se retrouvent ce soir à Toulouse pour le sixième et dernier débat de la campagne interne au parti socialiste. Micros et caméras seront interdits comme lors des deux autres meetings. Ils devront répondre à ces trois questions :
- Que faire face au désengagement de l'Etat dans les services publics dans les territoires?
- Que peut faire la France face à la mondialisation?
- quelles actions concrètes comptent-ils mener sur l'environnement?
218 771 militants socialistes pourront voter de 16h à 22h le 16 novembre pour choisir le candidat du parti. 68 049 nouveaux militants (adhésion à 20€) participeront à cette élection.
8 novembre : troisième et dernier débat télévisé des candidats du PS
LCP et LCI ont diffusé le dernier débat d'investiture socialiste. Les trois compétiteurs ont abordé ces thèmes: l'Europe, la politique étrangère, la défense et l'environnement. Ce dernier thème n'avait pas être traité lors du précédent débat.
L'Europe
Interpellé sur le plan B européen dont il était question au moment du référendum, Laurent Fabius a répondu que le plan B c'était "le projet socialiste". Il veut faire entendre le "non" au niveau européen pour construire une Europe sociale. Il appelle cela "l'Europe par la gauche". Ségolène Royal avait parlé auparavant de "l'Europe par la preuve", à savoir une Europe avec une meilleure coordination qui investit dans la recherche, l'environnement, qui lutte contre les délocalisations pour avoir des effets dans la vie des Français. Sur ce même thème de l'Europe, Dominique Strauss-Kahn a déclaré qu'il voulait recréer le couple franco-allemand pour relancer l'Europe.
La Turquie
Laurent Fabius ne souhaite pas voir la Turquie dans la communauté européenne. Il voudrait que cela se transforme en partenariat privilégié. Il est contre tout élargissement tant que l'Europe n'aura pas évolué sur les questions fiscalo-sociales et sur la Constitution. Ségolène Royal est restée sur ses positions : pas de suspension des négociations, attendre que la Turquie respecte les critères fixés (en précisant qu'elle était loin du compte) et à ce moment là poser la question par référendum aux citoyens. DSK, revendiquant son internationalisme, souhaite que la Turquie arrive à terme à intégrer l'Europe. Il veut que l'Europe s'ouvre à d'autres pays, et s'ouvre sur la Méditerranée.
La politique étrangère
Plus de consensus sur ces questions (les Etats-Unis sont des alliés, le problème c'est le président Bush / assurer la sécurité d'Israel et permettre à la Palestine d'exister en tant qu'Etat viable). Le principal point de désaccord est le nucléaire iranien : Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn étant d'accord sur l'accès au nucléaire civil pour l'Iran tandis que Ségolène Royal souhaite une coopération avec un Etat tiers (la Russie par exemple) sur ce type d'énergie pour éviter que cela devienne du nucléaire militaire.
La Défense
Les trois compétiteurs souhaite plus d'Europe pour faire des économies sur les gros équipements. Ségolène Royal souhaite que la recherche militaire bénéficie plus au civil et veut renforcer le pouvoir du parlement sur le contrôle (et qu'il y ait une commission sur le renseignement). Laurent Fabius a expliqué qu'il fallait orienter les matériels pour s'adapter à l'évolution du contexte international. DSK veut que la France rattrape son retard sur la Défense civile, mais fasse des économies sur l'armée de Terre.
L'environnement
Ils en ont tous fait une priorité. DSK parle de remodeler l'économie pour cette cause, Ségolène Royal d'agir par la fiscalité écologique. Elle veut préparer les énergies alternatives et aider les pays du sud pour que s'y développe l'énergie solaire. Laurent Fabius souhaite que le n°2 du gouvernement soit en charge du développement durable et agir pour la création d'une organisation mondiale de l'environnement.
- 7 novembre : troisième et dernier débat télévisé des candidats du PS
LCP et LCI diffusent ce soir le dernier débat d'investiture socialiste. Les trois compétiteurs aborderont ces thèmes: l'Europe, la politique étrangère, la défense et l'environnement. Ce dernier thème n'avait pas être traité lors du précédent débat, ce sera fait le jour de la parution du livre-pacte de Nicolas Hulot.
- 6 novembre : Jack Lang soutient Ségolène Royal
L'ancien candidat à l'investiture socialiste a décidé de soutenir Ségolène Royal. Il a expliqué son choix sur TF1: "aujourd'hui, je crois que notre devoir est de soutenir celui d'entre nous ou celle parmi nous qui a le plus de chances dans l'état actuel de vaincre la droite (...) Dans l'état actuel, Ségolène est celle qui est en mesure de conduire la bataille". Pour Jack Lang, une victoire de Ségolène Royal dès le premier tour de l'investiture lui donnerait "l'autorité morale, l'élan et la force".
- 6 novembre: Laurent Fabius attaque la dernière ligne droite
Il reste dix jours, deux débats et quelques meetings aux candidats socialistes pour faire la différence avant le premier tour. L'ancien Premier ministre a déclaré ce week-end en meeting que la conférence salariale proposée par Dominique Strauss-Kahn ne suffirait pas : "si l’on se
contente de réunir le MEDEF et
les syndicats, et que l’on pense
que les salaires vont augmenter sans intervention du gouvernement,
c’est une histoire de France
racontée aux Bisounours!". Ségolène Royal a eu droit à des critiques. Ainsi sur la décentralisation, Laurent Fabius affirme en réponse que «la France n’est pas une simple
addition de régions".
- 5 novembre : appels au vote de la part des candidats socialistes
Ségolène Royal et DSK ont expliqué aux militants pourquoi ils devaient voter pour eux dès le premier tour de l'investiture. La présidente de Poitou-Charentes estime que son élection au premier tour enverrait "un signal fort face à la droite" et donnerait "un élan" pour la suite. Dominique Strauss-Kahn a répondu en affirmant que voter pour lui "c'est envoyer un message fort à la gauche". Pour DSK, un "deuxième tour renforce le PS, cela prouve qu'il y a une vraie démocratie" dans le parti. Divers "pointages" au sein du parti donnent Ségolène Royal victorieuse de la primaire avec un score oscillant entre 52 et 56% des voix au 1er tour.
- 4 novembre: ce qu'aurait fait Ségolène Royal
Dans une interview accordée au Midi-Libre, Ségolène Royal précise les premières mesures pour contrer la délinquance des jeunes dans certains quartiers : à la question " Pour les banlieues, qu’auriez- vous fait que le gouvernement n’a pas fait?", elle répond :
"D’abord, territoire par territoire, j’aurais mobilisé l’ensemble des maires et des structures de terrain qui sont en première ligne. J’aurais immédiatement rétabli la police de proximité. J’aurais mis en place une déconcentration des moyens de la politique de la ville. Il fallait déléguer les crédits au lieu de tout garder centralisé. Enfin j’aurais exigé du gouvernement un suivi mensuel".
- 4 novembre :"Ordre juste" contre "ordre juste"
"Si M. Sarkozy reprend mon projet d'ordre juste, c'est d'une certaine façon un aveu d'échec de sa part" a déclaré Ségolène Royal après la promesse d'ordre juste faîte par le ministre de l'Intérieur vendredi. "L'ordre juste ce n'est pas, comme le fait M. Sarkozy, de dresser les gens les uns contre les autres et notamment de dresser la justice contre la police, et la police contre les jeunes, mais au contraire de mettre en place des repères d'autorité cohérents entre la famille, l'école, le quartier, la police et la justice" a-t- elle ajouté.
"Il n'y a pas de copyright" répond un proche de Nicolas Sarkozy. Le ministre de l'Intérieur a expliqué son dessein: "il faut de vraies valeurs d'éducation, il faut un règlement intérieur de l'école qui soit appliqué. Il faut une justice qui punisse, il faut une police suffisamment réactive pour protéger les honnêtes gens et les victimes". Nicolas Sarkozy avait également déclaré à Villepinte qu'il fallait "une éducation nationale qui inculque le sens des mots autorité et respect".
Laurent Fabius a profité de cette passe d'armes pour attaquer Ségolène Royal : "je remarque déjà que monsieur Sarkozy a trouvé excellent ce slogan. Pour moi, cela n'est pas le critère prioritaire. Quand on mène une campagne, il faut une ligne claire autour d'un projet clair, celui des socialistes"
- 3 novembre : L. Fabius sent "que les choses bougent dans le bon sens"
Laurent Fabius a déclaré qu'il pensait être "vraisemblablement deuxième au premier tour" de l'investiture socialiste. Il croît en ses chances de victoire finale si les "débats portent sur le fond". l'ancien Premier ministre prône "une gauche qui ose être de gauche et qui ne fabrique pas une espèce de blairisme régionalisé".
- 3 novembre : DSK aussi...
Dans une interview accordée au journal Le Monde, Dominique Strauss-Kahn déclare sentir un "mouvement réel" vers lui "lors de ses déplacements". Pour DSK, les militants auront à choisir entre une stratégie "social-démocrate" et "une volonté de répondre au coup par coup à des demandes contradictoires de l’opinion". Il croit au ralliement des fabiusiens ("si nous avons eu des différences sur la question européenne, leur conception de la politique est très proche de la mienne") et des jospinistes (ceux qui ont été déçus que la candidature de Lionel Jospin ne se traduise pas dans les faits ne voteront pas pour Ségolène Royal ou Laurent Fabius".
- 2 novembre : DSK et Laurent Fabius taclent Sarkozy
Deux des trois candidats à l'investiture socialiste, en l' occurrence, DSK et Laurent Fabius ont fait la même critique au ministre de l'Intérieur : ils l'accusent à "chaque fois qu'il y a une attaque très dure ou un crime extrêmement lourd, de changer la loi" (Laurent Fabius). Même opinion pour DSK : "appliquons les lois, appliquons les avec fermeté, avec sévérité même, surtout lorsqu'il s'agit de crimes (...) Mais ne cherchons pas en permanence dans un changement de la loi la solution".
- 1er novembre : DSK vise le plein emploi dans moins de dix ans
"L'objectif je l'ai dit, c'est le plein emploi dans moins de dix ans. Alors on me regarde, et on me dit: attends, on ne peut pas faire cela. Moi je dis que nous pouvons le faire" a déclaré Dominique Strauss-Kahn en meeting dans le Pas-de-Calais. Il poursuit: "ce qui manque c'est la confiance. On peut retrouver cette confiance, et si on peut retrouver cette confiance on peut marcher vers cet objectif de plein emploi".
- 31 octobre : Laurent Fabius sent un rassemblement autour de lui
Pour l'ancien Premier ministre, "les débats commencent à briser le bruit médiatique et l'enfumage sondagier". Il affirme son optimisme dans Lyon hebdo, il dit qui'il "est en train de se former autour de sa candidature un vaste rassemblement de militants de sensibilités diverses". Il n'épargne pas les deux autres compétiteurs : il voit en Ségolène Royal, une "une copie du programme de Tony Blair". Au sujet de DSK : "je pense que la gauche doit porter un changement plus important que la 'social démocratie' à l'ancienne. Quelle est la réponse social-démocrate à la mondialisation ? La transformation ou la résignation. A ce stade du débat, on ne sait pas vraiment".
- 31 octobre : Ségolène Royal revient sur les polémiques
"Les problèmes ne sont ni de droite ni de gauche, mais les solutions le sont. Moi, j'apporte des solutions de gauche. Il n'y a aucune ambiguïté là-dessus. Je mets toujours le progrès de la personne au centre de la décision" déclare Ségolène Royal dans Ouest-France. Elle explique qu'elle est obligé de préciser ses idées qui ont tendance à être modifiées. Ainsi, au sujet des jurys citoyens, elle voit ses adversaires en faire des jurys de cour d'assises : "ça n'a pas de sens" commente-t-elle. "Pareil pour l'encadrement militaire des délinquants. J'ai toujours bien précisé 'pour des tâches humanitaires' qui revalorisent. Je maintiens l'idée d'encadrement militaire. Ce sont des condamnés! On ne va tout de même pas les mettre en colonie de vacances", affirme-t-elle.
- 30 octobre : DSK réclame une police permanente
Dominique Strauss-Kahn, ce matin sur RMC, a réclamé une police de proximité proche et permanente, un recours aux CRS limité aux urgences. Il prône un retour de la République dans les quartiers par une réimplantation des services publics. L'ancien ministre propose des primes pour l'embauche dans les quartiers. Sur les questions écologiques, DSK souhaite la création d'une cour de l'environnement et une police de l'environnement.
- 30 octobre : Week-end agité chez les socialistes
On a joué ce week-end les prolongations du meeting parisien de jeudi : ainsi pour Dominique Strauss-Kahn "les militants se disent que le chemin tout tracé (Ségolène Royal candidate du parti) pourrait bien être une impasse". Il se dit certain de pouvoir combler son retard sur Ségolène Royal. Il a critiqué "l'absence de ligne" de Ségolène Royal et la "ligne d'hier" de Laurent Fabius. Ce dernier n'était pas en reste en affirmant que la France n'avait ni besoin "d'une nouvelle purge libérale ni d'une rustine sociale-démocrate à l'ancienne". Ségolène Royal, fidèle à sa ligne de conduite, se refusait à des commentaires. Son message était à la mobilisation : "tant que le vote n'a pas eu lieu, tout est ouvert, mais moi je suis confiante et je demande aux militants de venir voter dès le premier tour".
- 29 octobre : François Hollande veut des militants "capables de se respecter"
"Je ne suis pas pour un parti de supporters, je suis pour un parti de militants, responsables qui font des choix politiques éminents" a déclaré le premier secrétaire du PS. On peut "applaudir avec plus d'énergie un candidat plutôt qu'un autre", et non pas "décrier tel ou tel autre candidat" a-t-il précisé.
- 29 octobre : Laurent Fabius attaque DSK et Ségolène Royal
"La France a besoin d'un vrai changement à gauche, pas d'une nouvelle purge libérale ni d'une rustine sociale-démocrate à l'ancienne" déclare Laurent Fabius dans une interview au Parisien-dimanche en faisant allusion aux deux autres candidats socialistes. Il affirme être "le seul des trois candidats à défendre vraiment" le projet socialiste.
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28 octobre : le premier secrétaire de la fédération PS de Paris votera Royal
Patrick Bloche, premier secrétaire de la fédération la plus importante du PS, a annoncé vendredi son intention de voter en faveur de Ségolène Royal. Il critique l'attitude de certains militants au zénith de Paris : "c'est inacceptable que Ségolène Royal et dans une moindre mesure Laurent Fabius aient été l'objet de huées et d'invectives".
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27 octobre : ambiance électrique au zénith
Le calme du grand oral auvergnat de la semaine passée contrastait avec l'ambiance "supportrice" du débat parisien. Les partisans de DSK sont sortis heureux et remontés du débat régional francilien, les fabiusiens sont sortis motivés et les ségolistes agacés. Agacés parce que Ségolène Royal a été conspuée par une partie importante du public, son entrée se faisant sous les applaudissements et les sifflets.
- Laurent Fabius, défenseur du projet du PS
Laurent Fabius, premier orateur dans un exercice qu'il maîtrise, a déclaré avoir une idée nouvelle (taclant Ségolène Royal et ses "jurys citoyens" et DSK et son "patrimoine" pour les jeunes), "l'application du projet socialiste". Il a abordé les thèmes qui font son discours: une nouvelle République parlementaire, couper le lien entre l'executif et la justice, la priorité du défi écologique, la recherche, l'innovation, et le droit de vote aux étrangers pour les élections locales. Il s'est de nouveau prononcé pour une police de proximité, un pré-salaire pour les jeunes des quartiers et contre la discrimination positive. Il a rappelé sa volonté de pénaliser les entreprises qui abusent des emplois précaires. Le logement social est aussi une de ses priorités: le préfet, donc l'Etat, pourra se substituer au maire s'il ne respecte pas le quota de logement social. Au niveau européen, il prône le repect du réferendum, souhaite un "juste échange" à la place du libre-échange, préconise une nouvelle gestion de l'euro et une harmonisation fiscale.
- Ségolène Royal, pragmatique
Ségolène Royal a déclaré que le projet socialiste serait le texte du candidat choisi par les militants mais que même "avec un excellent projet et même avec un excellent bilan, le peuple français n'est pas forcément au rendez-vous". Elle est revenue sur la crise démocratique et son idée de "jurys de citoyens" : "n'ayons pas peur du peuple. Le peuple s'intéresse à la politique quand la politique s'intéresse à lui" a-t-elle déclaré. Elle a mis en avant le droit de pétition qui figure dans le projet socialiste et qui va "beaucoup plus loin" en terme de démocratie participative que ses "jurys citoyens". Elle a rappelé les bienfaits du syndicalisme de masse et de la démocratie sociale de type scandinave. Ségolène Royal a exprimé sa volonté de voir la société changer au sujet des jeunes d'origine étrangères : "que l'on arrête de parler de souches et d'origines" a-t-elle clamé. Elle a proposé que les étudiants, dans le cadre du service civil, fassent du soutien scolaire. Elle a critiqué une nouvelle fois les banques et leurs abus et proposé un développement des micro-crédits. Au sujet de l'Europe, elle a affirmé qu'il était temps que les socialistes du "non" au réferendum et ceux du "oui" se réconcilient. "Son" Europe" est une Europe sociale tournée vers l'environnement et les éco-industries.
DSK, internationaliste
"Respecter le peuple, la première manière de le faire, c'est de dire la vérité" a déclaré Dominique Strauss-Kahn, face à une salle bienveillante, avant d'appeler les socialistes à construire une "société de confiance et pas de surveillance. Une société d'émancipation et pas de suspicion". On sait à qui s'adressait cette pique. DSK s'est dit internationaliste et patriote, citant Jaurès. Il s'est moqué de Nicolas Sarkozy en disant qu'un des seuls pays n'ayant pas de droit de succession est Panama : il ne faut pas l'appeler Nicolas Sarkozy l'américain mais "Nicolas Sarkozy le panaméen !". DSK a expliqué une nouvelle fois ce qu'est le "patrimoine" pour les jeunes qu'il propose et son financement. Il a revendiqué les emplois-jeunes dont le financement était lui aussi contesté. Sa vision sur le projet socialiste : "le projet? J'ai compris que c'était une référence qu'il fallait citer ce soir mais pas trop". Celui qui incarne le courant social-démocrate du parti veut relancer la construction européenne, c'est pour lui une priorité.
Laurent Fabius a commenté sur Europe 1 l'ambiance du meeting du zénith : "ce n'est pas comme dans une église, si vous mettez 6000 militants ensemble vous ne pouvez pas vous attendre à ce qu'ils ne montrent pas leurs réactions". DSK déclare ne pas avoir "tellement entendu de sifflets". Il ajoute : "les congrès sont autrement plus vivants. Là c'est gentil. On ne peut pas dire que la salle ait été à l'égard de quiconque agressive. La salle était sympathique pour tout le monde". Ségolène Royal avait déclaré hier soir qu'elle prenait "cela comme une épreuve supplémentaire".
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26 octobre : grand oral pour les candidats socialistes à Paris
Ségolène Royal, DSK et Laurent Fabius se retrouvent ce soir au zénith de Paris devant 6000 militants franciliens (il y a 43 000 adhérents dans la région) pour aborder trois thèmes : les banlieues, la précarité et l'Europe. Le tirage au sort a fait qu'ils se présenteront dans cet ordre : Laurent Fabius en premier, puis Ségolène Royal et enfin Dominique Strauss-Kahn.
- 26 octobre : DSK propose la création d'un "patrimoine" de départ" pour les jeunes
Dominique Strauss-Kahn soumet au débat sur son blog sa proposition de créer "un patrimoine de départ" pour les jeunes. Une somme d'argent qui pourrait par exemple "servir à faire des études, à un projet personnel ou à un achat d'appartement". Un patrimoine financé par les droits de succession ( "il est bien normal que l'argent de ceux qui nous quittent servent à l'ensemble des jeunes") et une partie de l'impôt sur le revenu (récupération des baisses d'impôt accordées par la droite "aux plus riches").
- 26 octobre : : 59% des Français se disent favorables aux "jurys de citoyens"
Un sondage CSA - Le Parisien montre que 59% des sondés sont favorables à l'idée de "jurys de citoyens" de Ségolène Royal. Ces jurys de citoyens auraient pour mission l'évaluation des politiques publiques des élus.
- 26 octobre : Ségolène Royal apporte des précisions sur ses "jurys"
La candidate à l'investiture socialiste affine petit à petit son concept de "jurys de citoyens". Elle apporte des précisions dans "20 minutes": il n'est plus question de présence de public à des conseils des ministres. Par contre, elle "propose que sur de grands sujets nationaux, on organise en amont des jurys citoyens pour que le peuple donne son avis, avant l'examen de ces sujets en conseil des ministres". Elle rappelle qu'il "n'est pas question de surveiller ou de destituer qui que ce soit". Pour Mme Royal "les gens ne s'intéressent à la politique que si la politique s'intéresse à eux".
- 25 octobre : Arnaud Montebourg tacle DSK et Laurent Fabius
"L'expérience et la compétence que mettent en avant les deux compétiteurs (de Ségolène Royal) sont un très lourd handicap : je vous rappelle qu'elles nous ont conduits à la catastrophe du 21 avril 2002" déclare-t-il dans l'Express. Il ajoute : "je trouve curieux que l'accumulation d'autant d'échecs et d'erreurs politiques puisse servir de référence".
- 25 octobre :
un débat autour des propositions de Ségolène Royal.
Ce second débat entre candidats à l'investiture socialiste étaient sur les thèmes de société et sur les institutions. Les divergences entre les trois compétiteurs ont été plus significatives que sur les questions économiques. Un débat qui a tourné autour de sujets développés par Ségolène Royal : l' élargissement de la carte scolaire, les jurys citoyens, l'encadrement pour les primo-délinquants.
Ce second débat entre candidats à l'investiture socialiste étaient sur les thèmes de société et sur les institutions. Les divergences entre les trois compétiteurs ont été plus significatives que sur les questions économiques. Un débat qui a tourné autour de sujets développés par Ségolène Royal : l' élargissement de la carte scolaire, les jurys citoyens, l'encadrement pour les primo-délinquants.
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Le thème des "jurys citoyens", idée de démocratie participative de Ségolène Royal, a montré les différences entre candidats : Laurent Fabius a parlé de "populisme", de "surveillance des élus", DSK y voit la création d'une société de "suspicion généralisée". Ségolène Royal a maintenu ce projet qui permettrait aux citoyens "d'évaluer l'action politique" en affirmant qu'il ne fallait pas "avoir peur du peuple".
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Ségolène Royal propose l' élargissement de la carte scolaire pour plus de mixité. DSK et Laurent Fabius prônent une amélioration des écoles, un meilleur encadrement scolaire pour donner envie d'aller dans n'importe quel établissement.
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"Toute forme d'encadrement qui permet à un jeune de se remettre debout est de toute façon préférable à la prison et surtout pour les mineurs" a déclaré Ségolène Royal au sujet de l'encadrement des primo-délinquants dans des "chantiers humanitaires". Cette idée est rejetté par Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn.
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DSK a lancé une idée qui fera débat :créer un patrimoine de base pour les jeunes financé par une hausse de l'impôt sur le revenu des plus riches.
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Après ce débat, on sent que Laurent Fabius revendique et suit le projet socialiste, que DSK l' aménage, et que Ségolène Royal prend certaines distances avec celui-ci et assume ses choix.
- 24 octobre: Royal apporte des précisions sur les "jurys de citoyens"
Ségolène Royal a fait une mise au point, sur RTL, sur sa proposition de création de "jurys citoyens" : "ces commissions n'ont pas de pouvoir de sanction. Elles ont un pouvoir d'évaluation, de réflexion, sur les politiques publiques qui sont mises en place" et de préciser qu' "il ne s'agit pas d'un mouvement de défiance à l'égard des élus mais bien au contraire de savoir comment une participation populaire peut aider les élus à accomplir leur mandat".
- 24 octobre: deuxième débat télévisé entre candidats socialistes
Le second débat entre candidats à l'investiture socialiste abordera les thèmes de société et la la question de la démocratie. Les divergences entre les trois compétiteurs devraient être plus significatives que sur les questions économiques. Ainsi, sur la question des institutions, on sait que Ségolène Royal est pour plus de décentralisation, que DSK est pour un "exécutif fort" et que Laurent Fabius souhaite renforcer le pouvoir du parlement. La question des "jurys populaires" (proposés par Ségolène Royal et déjà rejetés par DSK) sera certainement un sujet de débat.
- 23 octobre : DSK voit venir un second tour ouvert
"Contrairement à ce qu'on a beaucoup dit, les militants socialistes ne sont pas encore décidés, et je pense que la victoire d'un candidat socialiste à cette désignation n'est pas encore écrite" a déclaré Dominique Strauss-Kahn sur Europe 1. L'ancien ministre pense qu'un deuxième tour est "probable" et que dans ce deuxième tour les choses seront "très ouvertes".
- 23 octobre : Jack Lang annoncera dans deux semaines son choix
"La décision que j'aurai à prendre, de soutenir l'un des candidats relève de ma seule conscience et ne saurait être préfigurée par des rumeurs ou des supputations propagées par je ne sais quel personnage prétendument bien informé" a déclaré l'ancien ministre en réponse à la rumeur qui dit qu'il va rallier le camp de Ségolène Royal. Jack Lang précise qu'il fera "connaître directement et publiquement après les vacances de la Toussaint" son choix.
- 23 octobre : Laurent Fabius dresse le profil des autres compétiteurs
Laurent Fabius déclare dans un entretien accordé à L'Est Républicain que "Ségolène Royal insiste sur la dimension locale", ce qui n'est pas "suffisant", et que DSK "se définit davantage comme social-démocrate, comme Tony Blair ou Gerhard Schröder qui veulent s'adapter à l'hypercapitalisme".
- 22 octobre : Ségolène Royal propose la création de "jurys de citoyens"
Des "jurys de citoyens" pour "associer les citoyens aux décisions qui les concernent", c'est l'idée proposée par Ségolène Royal dans le cadre de sa "démocratie participative". Elle a expliqué lors de la 15e Cité de la réussite que cela permettrait "une surveillance sur la façon dont les élus remplissent leur mandat" grâce à des "indicateurs". Elle a également proposé de limiter à "deux mandats" la durée de la présidence de la République.
- 21 octobre : Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius veulent y croire
A 26 jours du vote des militants socialistes, Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius veulent croire en leurs chances. Cela passera par un second tour contre Ségolène Royal qui est toujours en tête dans les sondages. DSK est le mieux placé pour contester la victoire à Ségolène Royal, il croit à une érosion de sa rivale. Les deux débats télévisés, sur les questions de société, puis sur les questions internationales, apporteront plus d'enseignements.
- 20 octobre : un peu plus à gauche à Clermont-Ferrand
DSK, Laurent Fabius et Ségolène Royal ont répondu à neuf questions de militants, devant 3000 personnes, à Clermont-Ferrand. Les trois candidats ont tenu un discours de gauche, un peu plus à gauche... Ségolène Royal a parlé de "combattre sans relâche les inégalités (...) les excès de la mondialisation libérale et financière". Elle a aussi proposé la suppression de "l'article de loi qui oblige les communes à payer la scolarisation des enfants dans le privé". Dominique Strauss-Kahn a expliqué sa social-démocratie qui repose sur "quatre piliers" : la protection, la promotion individuelle, le respect de chacun, la vérité. DSK s'est montré solidaire avec les immigrés "pourchassés, poursuivis, mis de côté parce que la couleur de leur peau n'est pas la couleur dominante du pays". Laurent Fabius a déclaré qu'il fallait une gauche " offensivement antilibérale". Il s'est un peu opposé à la décentralisation souhaitée par Ségolène Royal : "on a besoin d'un État fort qui corrige les inégalités".
- 19 octobre : Ségolène Royal, DSK et Laurent Fabius se retrouvent à Clermont-Ferrand
Premier débat devant les militants socialistes à Clermont-Ferrand. Un débat qui ne sera ni télévisé, ni radio-diffusé. Les trois candidats monteront sur scène l'un après l'autre dans un ordre défini par tirage au sort pour répondre à neuf questions sélectionnées de militants. Cette réunion sera publique et devrait accueillir 2000 personnes.
- 18 octobre : réactions sur le débat entre candidats du PS
Laurent Fabius a commenté le débat sur RMC, il estime que Ségolène Royal parlait "sur la base de son expérience locale", que Dominique Strauss-Kahn parlait comme "un ministre de l'Economie", et que lui "a essayé de montrer quels étaient les engagements de la gauche et d'être précis". Jean-Louis Bianco, porte-parole de Ségolène Royal, pense que sa championne a montré qu'elle incarnait "le socialisme du réel qui ose regarder la réalité en face". Michel Rocard, ancien Premier ministre et soutien de DSK a trouvé que celui-ci maîtrisait son sujet. A droite, Patrick Devedjian estime que face au "vieux mitterrandien" Laurent Fabius, Ségolène Royal était "pragmatique et plutôt à droite".
- 17 octobre : le premier débat entre candidats à l'investiture :
Premier débat interne télévisé hier entre candidats du Parti Socialiste sur LCP et LCI . Cette forme télévisée, totalement inédite en France a vu les postulants répondre successivement, sans jamais s'adresser la parole, aux questions économiques et sociales.
Sans surprise, Laurent Fabius a tenu un discours doctrinaire de gauche, DSK a choisi un profil "social-démocrate" et Ségolène Royal s'est montrée pragmatique. Voici les réponses apportées aux principales questions :
La croissance: la croissance doit être plus juste pour Laurent Fabius, et elle passe par une augmentation du pouvoir d'achat. Ségolène Royal penche pour la formation pour combler la pénurie d'employés dans certains domaines alors que 3 millions de Français sont exclus du marché du travail. Elle veut aider l'innovation et développer les emplois actifs environnementaux. Pour DSK, la croissance passe par la confiance et la diminution de la dette publique.
L'emploi: pour Ségolène Royal, il faut développer les pôles de compétence grâce à une régionalisation des filières économiques. Cela permet d'éviter les lourdeurs de la bureaucratie. Elle veut utiliser le micro crédit pour aider à la création de micro entreprises, et développer l'économie solidaire. DSK veut un accompagnement dans l'emploi et des investissements massifs. Laurent Fabius promet une généralisation des 35 heures, un SMIC augmenté immédiatement de 100 euros, une suppression des exonérations pour les grandes entreprises.
Délocalisations: pour DSK, il faut une solidarité nationale pour réparer en réindustrialisant. Laurent Fabius veut créer un principe de "délocaliseur-payeur" : les entreprises doivent payer le reclassement et la taxe professionnelle. Il prône une autre gestion de l'Euro au niveau européen. Ségolène Royal veut conditionner les aides publiques pour éviter les délocalisations. Elle prône l'innovation sur des produits à haute valeur ajoutée et une anticipation avec les partenaires sociaux.
Énergie: les trois candidats souhaitent un pôle énergétique public pour que la France garde son indépendance. Ségolène Royal est attachée au respect du protocole de Kyoto : l'excellence environnementale est une priorité et cela passe par des modifications fiscales vis à vis des pollueurs. DSK veut préparer l'après-pétrole, faire un effort sur les énergies renouvelables. Il souhaite améliorer l'efficacité énergétique du pays. Laurent Fabius parle lui aussi d'économies d'énergie, d'une diversification énergétique. Il souhaite une politique européenne dans ce domaine.
Retraites: Laurent Fabius veut abroger la loi Fillon qui ne trouve grâce chez aucun des candidats. Il veut prendre en compte plusieurs critères pour les retraites : les revenus salariaux et non-salariaux, la pénibilité. Il souhaite une hausse de la CSG pour financer les dépendances. Pour DSK, la croissance permettra le financement des retraites. Ségolène Royal a fait de la revalorisation des petites retraites une priorité.
Santé: Ségolène Royal veut une répartition géographique des médecins pendant une partie de leur carrière pour éviter les inégalités, notamment dans le monde rural. Cela passe aussi par des maisons de santé de proximité gratuite. Cela permet de faire de la prévention et dans sa logique, faire baisser le coût de la branche maladie. Pour DSK, l'économie de la santé est l'économie du XXIème siècle : elle permettra la croissance et l'emploi. Laurent Fabius veut un droit à la santé, il veut développer la recherche médicale et la prévention.
Logement: DSK veut plus de logement sociaux et veut des villes nouvelles. Laurent Fabius veut un droit au logement opposable (dont a parlé Nicolas Sarkozy). Il veut que l'Etat se substitue aux communes qui ne respectent pas la loi sur les quotas de logements sociaux. Ségolène Royal veut que l'attribution de permis de construire soit liés aux obligations environnementales pour faire des économies d'énergie et ainsi faire baisser les charges. Enfin, les locataires bon-payeurs doivent être aidés pour accéder à la propriété.
Les 35 heures ont été un point de divergence important : face à la généralisation des 35 heures de Laurent Fabius, Ségolène Royal a parlé d'un bilan imparfait qu'il fallait corriger pour que les salariés lésés ne le soient plus.
Les différences: Laurent Fabius s'estime plus clair dans ses propositions que ses adversaires, il a un projet politique et des échéances annoncées. DSK a un projet social-démocrate qu'il estime plus complet. Il pense qu'on ne peut pas répondre qu'avec des lois : il prône le compromis. Ségolène Royal veut déverrouiller la France, établir une démocratie participative, créer une nouvelle donne avec les jeunes et réduire les écarts entre pays riches et pauvres.
- 17 octobre : Laurent Fabius réclame un ministre de l'Intérieur "calme et efficace"
"On a besoin de quelqu'un de calme et d'efficace" a déclaré Laurent Fabius dans le journal "Ouest-France". Il poursuit : "Sarkozy est un ministre inefficace [...] En permanence, tel un joueur de poker, pour se refaire il est amené à doubler la mise. Il débarque dans les cités, entourés de caméras. Il montre du doigt les juges. Mais les atteintes aux personnes n'ont jamais été aussi nombreuses en France depuis qu'il est ministre".
- 16 octobre: DSK promet un pacte "social" s'il est élu président
Dominique Strauss-Kahn a promis de faire un "pacte de l'Elysée", visant à "faire émerger un nouveau compromis social" s'il était élu président de la République. Ce "pacte" aborderait quatre thèmes: "le pouvoir d'achat avec la revalorisation du Smic et des carrières, la sécurisation professionnelle, le système des retraites et la santé au travail".
- 14 octobre : pour DSK, l'espoir est en train de changer de camp
"Les choses ont bougé pendant cette première semaine de campagne, elles vont continuer à bouger" a dit Dominique Strauss-Kahn devant ses sympathisants du sud-ouest de Paris. Un élan qui lui fait dire en paraphrasant Victor Hugo : "l'espoir est en train de changer de camp, le combat est en train de changer d'âme". DSK refuse,dans le JDD, l'idée d'un ticket DSK-Royal : "je veux l'emporter. Je suis candidat pour une fonction de président qui existe, pas pour une fonction de vice-président qui n'existe pas". Il égratigne sa rivale en passant en affirmant en référence à sa position sur la Turquie que " le président de la République doit avoir une position sur les grands sujets" parce que "c'est la responsabilité de sa fonction".
- 14 octobre : Laurent Fabius tacle aussi Ségolène Royal
Laurent Fabius a taclé sa concurrente depuis la Gironde (où il se rend pour une "Fête de la Gerbaude") au sujet de sa déclaration sur la Turquie : "il faut être proche du peuple, cela dit, ce qu'on attend d'un responsable politique, c'est qu'il apporte des réponses".
- 13 octobre : Ségolène Royal veut effrayer les capitalistes tentés par les délocalisations
"Ils ne peuvent pas se débarrasser des gens comme ils veulent. Ils doivent rendre des comptes" : c'est ainsi que la présidente de Poitou-Charentes s'exprime dans "The Times" du 13 octobre au sujet des entreprises qui délocalisent. "Nous devons empêcher ces externalisations sauvages". Et pour cela "il faut taxer les entreprises qui délocalisent les emplois et taxer leurs produits lorsqu'ils les réimportent".
- 13 octobre : Jack Lang n'avait pas les signatures pour se présenter à l'investiture
Jack Lang accuse François Hollande de ne pas avoir tenu l'engagement qu'il avait pris à son égard: les parrainages nécessaires pour être candidat. Il affirme, dans l' émission FOG, que s'il avait eu les signatures, il aurait été candidat. François Hollande "pourra tout demander, maintenant terminé !" a déclaré un Jack Lang en "rébellion".
- 13 octobre : pour Ségolène Royal, Nicolas Sarkozy se moque du peuple
Ségolène Royal, en visite à la Réunion, a réagi aux propos de Nicolas Sarkozy : "on a l'impression qu'il veut refaire un pays alors qu'il est numéro 2 du gouvernement [...] Lorsqu'on est au pouvoir, c'est pour en faire quelque chose. Il se comporte comme quelqu'un en exil qui va arriver en voilier et conquérir un pays". Et d'ajouter : "C'est se moquer du peuple. Nicolas Sarkozy ne fait rien du pouvoir dont il est dépositaire".
- 12 octobre : trop de débats entre candidats socialistes ?
"S'il y a trop de débats, je me réserve le droit de ne pas m'y assujettir" : cette phrase de Ségolène Royal fait beaucoup parler. Une possibilité qu'elle explique : "les socialistes ne doivent pas se regarder le nombril et le peuple français ne veut pas voir les socialistes se replier sur eux-mêmes". Le fabiusien Claude Bartolone commente : "vraiment, je souhaite qu'elle retrouve son calme le plus rapidement et qu'elle se rende compte que ces débats son nécessaires". Jean-Christophe Cambadélis, proche de DSK, a lui affirmé que Ségolène Royal n'était "pas à l'aise dans la confrontation" et que c'était pour elle "un souci".
- 12 octobre : DSK, Fabius et Royal font leurs professions de foi
Les trois candidats à l'investiture socialiste pour la présidentielle ont réalisé une profession de foi à l'adresse des 200 000 militants du parti. Elles sont disponibles sur notre page tribune libre. Les trois postulants se retrouveront mardi pour un premier débat télévisé.
- 11 octobre :Les solutions de Laurent Fabius contre les délocalisations
L'ancien Premier ministre souhaite pénaliser les entreprises qui partent s'installer à l'étranger selon un principe "délocalisateur-payeur". Cela passe par un maintien de taxe professionnelle des entreprises qui délocalisent "pendant deux ou trois ans" et un reclassement des salariés par les entreprises. Laurent Fabius souhaite également une "réforme politique de change de l'euro".
- 11 octobre : Ségolène Royal a son désir d'avenir pour l'Europe
A l’occasion d’une conférence de presse consacrée à l'Europe, Ségolène Royal a formulé des propositions notamment en matière de développement durable et de pilotage de la zone euro. Elle a proposé la mise en place d'une "fiscalité européenne très incitative tendant vers la TVA à taux zéro ou presque zéro en faveur des économies d'énergies et des énergies renouvelables". Elle a également proposé "de lancer un débat sur la réforme du pacte de stabilité et de croissance" pour "instaurer un pilotage" qui "permettrait d'adapter la contrainte budgétaire à l'objectif de création d'activités et d'emplois".
- 9 octobre : DSK n'est pas satisfait par les débats
Dominique Strauss-Kahn regrette le mode de débat prévu entre candidats à l'investiture : "ce ne seront pas de vraies confrontations [...] "j'aurais préféré des débats face à face" a-t-il déclaré sur LCI. DSK a reproché au premier secrétaire du PS de prendre parti : "je crois que ce n'est pas son rôle" a-t-il précisé.
- 8 octobre : Laurent Fabius dit être "le candidat du projet socialiste"
Laurent Fabius pour son premier meeting de campagne à Pantin a déclaré devant 1500 personnes qu'il était le candidat du projet socialiste : "pour moi, c'est clair, nous gagnerons à partir de nos thématiques, nous convaincrons avec nos propositions, nous gouvernerons avec nos partenaires, c'est-à-dire avec la gauche". Laurent Fabius s'est présenté une nouvelle fois comme le "candidat du pouvoir d'achat" : "je n'accepte pas les salaires de misère, les cadences insupportables, les pensions qui ne permettent pas de vivre, l'écart écrasant des richesses, je n'accepte pas que des dizaines de milliers de familles ne puissent se loger décemment".
- 7 octobre : un conseil national pour valider les candidatures
Laurent Fabius, Ségolène Royal et Dominique Strauss-Kahn présenteront l'orientation générale de leur campagne à la tribune du conseil national du Parti socialiste qui doit valider les candidatures de à l'investiture pour la présidentielle.
- 6 octobre : mouvements internes au PS vers Ségolène Royal
Donnée gagnante par les sondages, Ségolène Royal voit les ralliements se multiplier. Un socialiste concurrent explique dans le journal Libération explique en quoi la gestion de ces adhésions massives est difficile : "Plus vous élargissez le front, plus vous élargissez les contradictions et moins vous avez de solidité idéologique. Et plus il y a de ralliements d'appareil, plus ça abîme l'image. Et il y en a presque trop...". Et puis, il y a surtout ceux qui veulent trouver ou garder une place. "Je me suis refusée à négocier quoi que ce soit avec qui que ce soit dans les soutiens qui viennent vers moi" avait d'ailleurs dit préventivement Ségolène Royal.
- 5 octobre : les amis de Jospin ne voteront pas pour Ségolène Royal
Martine Aubry "attend de regarder le débat, de l'entendre" pour se faire une opinion définitive sur le candidat qu'elle choisira. Seule certitude, ce ne sera pas Ségolène Royal parce qu'elle est "en désaccord avec certaines des propositions". Jean Glavany déclare de son côté que depuis six mois, elle (ségolène Royal) foule aux pieds le travail de réflexion sur l'immigration, l'éducation, la sécurité...comme si le parti n'en avait pas débattu durant des heures et des heures". Il lui conseille "de prendre le risque de l'impopularité en s'exprimant sur des enjeux primordiaux pour notre pays et de ne pas ramener la politique à de petites mesures".
- 5 octobre : DSK affirme qu'il est "la vraie gauche"
DSK s'est présenté en meeting à Alfortville comme le point d'équilibre entre Ségolène Royal et Laurent Fabius. Celui qui se présente comme le défenseur de la République et de la gauche a mis en garde Ségolène Royal contre toute "réification de la Nation" : "nous savons depuis Jaurès, depuis Blum, depuis Mitterrand, depuis Jospin que le
- 4 octobre : 68% des sympathisants PS pour Ségolène Royal
68% des sympathisants PS choisiraient au premier tour de investiture Ségolène Royal devant Dominique Strauss-Kahn (23%) et Laurent Fabius (9%), selon un sondage Ipsos publié dans l'hebdomadaire "Le Point" de jeudi.
- 4 octobre : le rôle de François Hollande est d'être le "premier acteur" du part
Le premier secrétaire socialiste se définit comme le "premier acteur" du parti pour "faire vivre le débat" pendant la campagne interne et pour mener "pleinement" campagne en 2007. François Hollande souhaite que l'on ne parle pas de vie privée., c'est ce qu'il a dit sur RTL : "est-ce que moi je vous parle de ma vie personnelle? Jamais".
- 3 octobre : c'est parti pour 6 semaines de campagne d'investiture au PS
La campagne est officiellement lancée au PS : Ségolène Royal, Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn ont désormais six semaines pour gagner l'investiture socialiste. Six débats dont trois télévisés sur LCP départageront les postulants. Le 10 octobre aura lieu le premier débat télévisé entre postulants socialistes sur LCP, il sera sur les questions économiques et sociales. Pour financer leur campagne, le PS devrait allouer 25.000 euros à chacun. Dominique Strauss-Kahn est le premier à tenir un meeting (aujourd'hui à Alfortville). Laurent Fabius en fera de même avec ses comités de soutien dimanche à Pantin.
- 3 octobre : François Hollande : "une candidature s'est incontestablement installée"
Le premier secrétaire du PS déclare dans Monde qu'une candidature "s'est incontestablement installée" sans preciser laquelle. On devine de quelle candidature il parle. Renoncer à se porter candidat lui a en tout cas"coûté" : "on pense toujours être le mieux qualifié, le plus légitime".
- 3 octobre : Ségolène Royal lauréate 2006 du Prix Press Club "Humour et Politique"
Un jury composé de journalistes a récompensé Ségolène Royal pour cette phrase : "Même quand je ne dis rien, cela fait du bruit". Arnaud Montebourg, porte-parole de la candidate à l'investiture, a reçu le prix en son nom.
- 2 octobre : Jack Lang ne sera pas candidat à l'investiture
Jack Lang a annoncé sur TF1 qu'il ne serait pas candidat. Le candidat a eu "une conversation assez longue" avec François Hollande à ce sujet. Celui-ci lui aurait demandé de ne pas se présenter pour ne pas ajouter à la confusion. Jack Lang a affirmé que dans un "devoir d'unité" et pour faire gagner la gauche, il se retirait. Il se laisse du temps pour choisir le candidat qu'il va soutenir.
- 1er octobre : François Hollande n'occupera pas le premier plan
Le premier secrétaire affirme qu'il ne sera pas "un candidat de plus" dans le dauphiné libéré. Il aurait pourtant souhaité "qu'il y ait moins de candidats et même un rassemblement autour du Premier secrétaire". Mais ce n'est pas le cas, alors il a déclaré à la fête de la rose de Sallanches qui'il ferait "en sorte" qu'il y ait " un débat sain et respectueux".
- 1er octobre : Laurent Fabius "assume complètement" son changement d'orientation politique
Laurent Fabius est officiellement candidat à l'investiture depuis le 1er octobre. Laurent Fabius a changé dans ses opinions. C'est lui qui le dit et il l'explique : "aujourd'hui si le pays doit être redressé, ce doit être par la gauche, et si la gauche veut gagner, ce ne peut être que sur des positions clairement de gauche". Sa priorité est l'amélioration de la vie quotidienne des Français les plus modestes.
- 30 septembre : François Hollande ne sera pas un "candidat de plus"
Le premier secrétaire affirme qu'il ne sera pas "un candidat de plus" dans le libéré. Il aurait souhaité "qu'il y ait moins de candidats et même un rassemblement autour du Premier secrétaire". Il annoncera officiellement son choix le 3 octobre.
- 29 septembre : Ségolène Royal officialise sa candidature
Ségolène Royal a officiellement annoncé en meeting à Vitrolles sa candidature à l'investiture du Parti socialiste pour la présidentielle. Elle aurait déjà le soutien "d'au moins cinquante premiers secrétaires fédéraux" et de 2000 élus.
- 29 septembre : Jack Lang déclare avoir les 30 parrainages pour se présenter à l'investiture
Jack Lang devrait annoncer officiellement sa candidature lundi "sans doute dans le cadre d'un émission de télévision". Laurent Fabius, Jack Lang, Ségolène Royal et Dominique Strauss-Kahn devraient être les candidats à l'investiture socialiste.
- 29 septembre : Dominique Strauss-Kahn candidat à l'investiture
Dominique Strauss-Kahn a annoncé sa candidature à l'investiture du Parti socialiste dans le "Ouest France" du 29 septembre. DSK pense être le meilleur pour rassembler au parti socialiste parce qu'il est un "social-démocrate" qui "respecte depuis toujours toutes les autres sensibilités". Son retard dans les sondages de l'inquiète pas : "oubliez les sondages, ils se sont toujours trompés".
- 28 septembre : Lionel Jospin ne sera pas candidat et ne soutiendra pas Ségolène Royal
Lionel Jospin a annoncé qu'il ne serait pas candidat à l'investiture socialiste pour ne "pas fractionner le parti". De mauvais sondages et l'absence de désistements en sa faveur ont certainement conditionné ce choix. L'ancien Premier ministre va envoyer un courrier d'explication aux militants. Il a affirmé ne pas avoir choisi le candidat qu'il soutiendrait. Mais il n'est pas question pour lui de se rallier à Ségolène Royal.
- 28 septembre : Les réactions au retrait de Lionel Jospin
"C'est la décision d'un homme d'Etat responsable", a estimé Manuel Valls, " il ne souhaitait pas diviser le Parti socialiste et il a considéré que la meilleure attitude n'était pas aujourd'hui d'être candidat". Daniel Vaillant dit que Lionel Jospin a pesé "le pour et le contre en homme d'Etat". Claude Bartolone, fabiusien, souhaite que "la parole de Lionel Jospin sur sur son opposition à Ségolène Royal sera beaucoup plus audible maintenant qu'il n'est plus candidat". François Hollande a salué la "décision sage et empreinte de responsabilité" de Lionel Jospin.
- 27 septembre : Ségolène Royal craint "la machine à perdre"
La présidente de la région Poitou-Charentes craint que les primaires socialistes déclenchent "la machine à perdre" : "c'est à se demander si certains n'ont pas envie de perdre [...] Il va y avoir des débats internes, j'irai parce que je ne veux pas qu'on dise: 'elle refuse les débats etc.' Mais il faut que le débat interne serve le combat après, le débat suivant".
- 27 septembre : Ségolène Royal toujours loin devant les autres socialistes
Selon un sondage CSA publié le 27 septembre par Le Parisien, Ségolène Royal est désignée par 59% des sympathisants du PS, contre 23% pour Lionel Jospin, 20% pour Jack Lang, 19% pour Dominique Strauss-Kahn, 12% pour Laurent Fabius et 6% pour François Hollande.
- 26 septembre : le PS va se prononcer sur l'organisation de la campagne interne
Le bureau national du PS doit présenter sa "charte d'organisation du débat interne" qui se tiendra du 3 octobre au 16 novembre. Les Fabius, Strauss-Kahn , Lang ou Jospin misent sur les sept semaines de débats pour combler une partie de leur retard sur Royal. Les fabiusiens (qui veulent 8 débats) mettent la pression sur François Hollande et exige "une règle du jeu claire".
- 25 septembre : La porte-parole de l'UMP ironise sur le PS
Valérie Pécresse, porte-parole de l'UMP, ironise sur le parti socialiste : "le psychodrame continue au PS : Emmanuelli appelle Hollande, Dominique Strauss-Kahn tacle Lionel Jospin, Fabius tacle Hollande, Jospin tacle Ségolène et aussi Hollande". Elle compare le projet socialiste au "vide sidéral" et déclare que les socialistes se contentent de crier 'haro sur Sarko'" et craint "que ça ne finisse par lasser les Français si le PS ne change pas rapidement de disque".
- 25 septembre : Lionel Jospin ne sera "présent" dans la course à l'investiture que si il est "une solution"
L'ancien Premier ministre estime que l'hypothèse d'une candidature de François Hollande arrive "un peu trop tard". Pour Lionel Jospin, une telle décision "se prépare, puis ensuite s'impose politiquement". Il a accusé sans citer son nom, Ségolène Royal de faire de la "pure démagogie" avec son principe de démocratie participative qui veut que les Français soient "les meilleurs experts".
- 24 septembre :DSK incite Lionel Jospin à ne pas se présenter, Henri Emmanuelli pousse Hollande ...
Dominique Strauss-Kahn estime qu'il n'est "pas utile que nous ayons une candidature de plus, à un moment où certains déplorent qu'il y en ait trop". Un message adressé à Lionel Jospin. Henri Emmanuelli , de son côté, en clôture de l'université de rentrée du NPS s'est prononcé pour François Hollande: "il appartient au Premier secrétaire, garant de notre unité, et possédant la légitimité pour mener le combat, de prendre ses responsabilités et d'être candidat à la candidature".
- 24 septembre : 25% des Français pour une politique de "rupture" en 2007
Selon un sondage CSA, 62% des Français souhaitent que le prochain président de la République aménage le fonctionnement actuel de la société française contre 25% qui préfèrent une rupture. Qui incarne la rupture aux yeux des sondés : Nicolas Sarkozy (43%), Ségolène Royal (39%) et Jean-Marie Le Pen (37%).
- 24 septembre : Ségolène Royal critique les méthodes du ministre de l'intérieur
La candidate à l'investiture socialiste critique le bilan du ministre de l'Intérieur et ses méthodes : "un responsable politique de haut niveau
soit de jeter le discrédit pour
mieux faire oublier son propre bilan.
C’est, au contraire, en faisant
le constat des dysfonctionnements
et en faisant en sorte que
la police et la justice travaillent
ensemble puis en mettent chacun
devant ses responsabilités qu’on
pourra régler les problèmes".
- 24 septembre : Laurent Fabius accuse l'appareil du PS d' empêcher une "désignation loyale"
Laurent Fabius reproche, dans le JDD, à "l'appareil" du PS, "Premier secrétaire en tête", d'être "à fond" pour "une des candidatures", celle de Ségolène Royal certainement. "Si le débat au sein du PS se poursuit comme il a commencé à Lens, les choses vont bouger. Elles ont déjà bougé. Malheureusement l'appareil central du PS fait blocage: les conditions d'une désignation loyale ne sont pas remplies".
- 22 septembre : Ségolène Royal déclare se battre contre la droite, pas contre les socialistes
La candidate à l'investiture ne souhaite pas affronter les autres socialistes : "mon combat, je le mène contre la droite, vision contre vision, projet contre projet. De la précarisation généralisée aux remises en cause, par M. Sarkozy, de la loi de 1905 sur la laïcité, la droite s'en prend à tous les fondements de la République. C'est à tout cela qu'il faut mettre un coup d'arrêt". En matière de sécurité, au lieu de la prison, elle demande de "confier les enfants à des chantiers humanitaires encadrés par des militaires favorisant leur réinsertion". Ségolène Royal fête aujourd'hui son 53e anniversaire.
- 21 septembre : Lionel Jospin sera bel et bien candidat
'Le Point' indique sur son site Internet que Lionel Jospin a annoncé à ses proches qu'il serait candidat à l'investiture socialiste. Il souhaite un retrait de DSK et Jack Lang pour optimiser ses chances.
- 21 septembre : 63 parlementaires aux côtés de Laurent Fabius
63 parlementaires se sont engagés aux côtés de Laurent Fabius dans la perspective de l'investiture socialiste parce qu'il "possède l'expérience nationale et internationale sans laquelle on ne conduit pas une grande nation dans un monde instable et menaçant". Parmi eux, Jean-Luc Mélenchon et Michel Charasse.
- 20 septembre : des éléphants décidés à faire perdre Ségolène Royal ?
La journée parlementaire du parti socialiste a permis aux députés, sénateurs et eurodéputés de faire des projections sur les présidentielles et sur l'investiture. Beaucoup ne comprennent pas les ambitions de Lionel Jospin. Les sondages ne sont pas favorables, aucun candidat ne s'est désisté pour lui, rien ne laisse penser qu'il puisse être investi. Les éléphants candidats à l'investiture cherchent maintenant à se retrouver au deuxième tour face à Ségolène Royal pour bénéficier du ralliement des perdants du premier tour: Les proches de Ségolène Royal espère gagner en légitimité ( "elle va battre Jospin à la loyale et gagner sa légitimité. Ensuite il ne pourra plus intervenir et gêner sa campagne") mais craignent la suite ("ils ont décidé de la faire perdre, même après la désignation").
- 19 septembre : Ségolène Royal donne le coup d'envoi des "débats participatifs"...
Ségolène Royal a réuni à Bondy les 350 représentants des"comités locaux" de Désirs d'avenir afin de lancer des "débats participatifs" : la socialiste s'est engagée à "rendre le pouvoir" aux citoyens en les faisant participer aux décisions qui les concernent. Ces débats seront ouverts aux "citoyens experts" : "les militants du Parti socialiste, les comités locaux Désirs d'avenir et l'ensemble des citoyens des associations qui le souhaitent pourront y participer".
- 16 septembre : pour Laurent Fabius, Sarkozy est "un pro-américaniste, un zélateur de Bush"
"Nous n'avons pas besoin à la tête de l'Etat de quelqu'un qui se fixe comme programme d'être le futur caniche du président des Etats-Unis", l'ancien Premier ministre a attaqué de front le président de l'UMP. La réaction de l'UMP ne s'est pas faîte attendre : "il est intolérable d'entendre le fossoyeur de l'Europe mettre en cause l'engagement européen de Nicolas Sarkozy au moment où celui-ci vient de prononcer à un grand discours de relance du moteur européen".
- 16 septembre : François Hollande s'adresse à la gauche plurielle
Le premier secrétaire du PS a lancé un appel depuis Lens aux partis de gauche : il a proposé aux radicaux du PRG et aux chevènementistes la présentation d'un même candidat avec le PS, Il a souhaité "un accord sur des propositions communes" avec le PCF et les Verts dans la perspective d'un second tour et enfin a prié "l'autre gauche" qui ne veut pas gouverner de se désister.
- 15 septembre 2006 : Jospin et Royal pour une harmonisation des régimes de retraites
Les deux socialistes voient par le dialogue une possibilité pour faire évoluer les régimes de retraites. Lionel Jospin sur RMC : "c'est avec l'ensemble des représentants des salariés, et naturellement avec les représentants de ces entreprises, qu'il faudra examiner ces questions". L'un comme l'autre sont choqués par d'autres inégalités : "Si on veut regarder des régimes très spéciaux, qu'on regarde d'abord du côté des salaires mirobolants et des montagnes de stock-options de certaines catégories extrêmement privilégiées" commentait l'ancien Premier ministre. "Il y a un chantier d'harmonisation à conduire dans le système de réforme des retraites, mais je pense qu'il y a des inégalités bien plus criantes" que les régimes spéciaux, affirmait de son côté sur RTL Ségolène Royal.
- 14 septembre : Laurent Fabius et Lionel Jospin unis contre Ségolène Royal
Selon France-Inter, les deux socialistes se seraient rencontrés pour empêcher la désignation de Ségolène Royal comme candidate socialiste à la présidentielle.
- 11 au 16 septembre : Ségolène Royal fait une mini-tournée européenne
Critiquée pour son inexpérience sur la scène internationale, la candidate à l'investiture socialiste fait une mini-tournée européenne : au programme : fête de l'unité des démocrates de gauche à Pesaro, rencontre avec Romano Prodi (président du Conseil italien) à Rome , rencontre avec José Barroso (président de la Commission européenne) et Josep Borrel (président du Parlement européen) à Bruxelles, rencontre avec José Luis Zapatero (président du gouvernement espagnol) .
- 10 septembre : Jack Lang prêt pour changer la société
C'est devant 1500 partisans réunis au Cirque d'hiver de Paris que Jack Lang s'est présenté comme un homme d'expérience prêt à "mener une révolution" pour "changer la société". Il a également confirmé qu'il irait au bout de sa démarche d'investiture quelle que soit "la météorologie politique".
- 10 septembre :Lionel Jospin n'a pas pris sa décision
"Ma décision d'être candidat n'est pas prise. J'aurais à la prendre avant le 3 octobre". Lionel Jospin va prendre son temps. Il dresse le portrait du candidat socialiste idéal : il doit avoir "réfléchi aux problèmes de la France depuis longtemps" et avoir "une certaine idée du destin de la France", il doit avoir "frotté ses idées à celle des autres" et être capable de "rassembler la gauche".
- 10 septembre : Ségolène Royal veut "réconcilier les Français et les entreprises"
A Quimperlé, devant 2.000 militants, Ségolène Royal a prôné "la reconstruction de la valeur travail" et "plus de sécurité dans le travail". Pour arriver à cela, elle propose "un syndicalisme de masse" pour faire des syndicats un véritable interlocuteur ("en France, nous sommes au Moyen-Âge des relations sociales") et une décentralisation pour donner aux régions les moyens de l'action économique (parce que "c'est au plus près qu'il y a le moins de gaspillage").
- 9 septembre : sondage : 51% des sympathisants socialistes pour une candidature Royal
Selon un sondage Ifop-JDD réalisé du 31 août au 8 septembre, 51% de sympathisants socialistes veulent voir désignée Ségolène Royal par le PS pour l'investiture. Elle est loin devant Lionel Jospin 15%, Dominique Strauss-Kahn 10%, Jack Lang 7%, Bernard Kouchner 5%,Martine Aubry 4%, Laurent Fabius et François Hollande 3% chacun.
- 8 septembre : Jean-Pierre Chevènement pourrait soutenir Ségolène Royal
Jean-Pierre Chevènement (5,33% des voix en 2002) sera-t-il candidat ? Il répond : "si j'ai envie d'y aller, je vous dirai ça en décembre quand le candidat socialiste aura été désigné". Il explique ce qui déterminera son choix : "l'hypothèse que je privilégie est celle d'une contribution positive à la victoire d'un candidat de la gauche, mais sur un projet clair". Un projet clair avec de préférence Ségolène Royal : la méthode de Ségolène Royal "qui consiste à avancer par petites touches, un jour sur la sécurité, hier sur la carte scolaire, n'est pas forcément une mauvaise méthode, cela consiste à mettre les gens dans le coup, à rectifier et réfléchir".
- 8 septembre : Lionel Jospin ne se sent ni fatigué, ni usé
Lionel Jospin, très présent dans les médias, affirme dans le Parisien ne se sentir ni fatigué, ni usé : "je ne peux absolument pas dissimuler que je suis plus vieux qu'il y a quatre ans. Je ne me sens pas du tout fatigué, et je pense que j'ai suffisamment peu servi, ces derniers temps, pour ne pas être usé". L'ancien Premier ministre aura 70 ans en 2007. Lionel Jospin qui pourrait être candidat à l'investiture socialiste, s'était dit capable d'être chef de l'Etat. Pour lui "le débat commence maintenant". S'il est "attentif aux sondages", il sait par expérience qu'il faut s'en méfier. Pour l'ancien Premier ministre, «la France n'a nul besoin d'une rupture, et particulièrement pas s'il doit s'agir d'une rupture avec son identité». Lionel Jospin ne veut pas perdre en interne, il aimerait que les autres candidats à l'investiture se retirent en sa faveur, et profiter du TSS (Tout Sauf Ségolène). Eric Besson, proche de Jospin pense que DSK se retirera : "Jospin et DSK se connaissent bien et s'apprécient. Ils ne peuvent pas y aller l'un contre l'autre".
- 7 et 8 septembre : sondages sur l'élection présidentielle
Le sondage Le Figaro-RTL-LCI paru le 8 septembre montre que Ségolène Royal est de loin la socialiste qui ferait le meilleur score au premier tour : 34% contre 23% pour Jospin et Jack Lang, 20% pour DSK et Hollande, et 13% pour Fabius. Si Royal était la candidate, tels serait les résultats : Nicolas Sarkozy en tête avec 36% devant Ségolène Royal 34%, Jean-Marie Le Pen 10%, François Bayrou 7%, Olivier Besancenot 3,5%, Arlette Laguiller 3%, Marie-George Buffet 3%, Philippe de Villiers 2% et Dominique Voynet 1,5%.
Le sondage CSA-Nouvel Observateur du 7 septembre place Nicolas Sarkozy en tête avec 29% devant Ségolène Royal 28%, Jean-Marie Le Pen 15%, François Bayrou 8%, Philippe de Villiers et Olivier Besancenot (5% chacun), Marie-George Buffet et Arlette Laguiller (3% toutes les deux), Dominique Voynet et Corinne Lepage (2% chacune).
- Le 5 septembre : un sondage favorable à Ségolène Royal censuré par "La Tribune"
Ségolène Royal arrive première d'un sondage CSA qui pose la question du candidat le plus capable en matière économique et sociale avec 54%. Un résultat qui ne plait visiblement pas à tout le monde au journal "La Tribune" : "dimanche entre 19 heures et 19 h 30, alors que la plupart des permanenciers étaient partis, François-Xavier Pietri (directeur de la rédaction) a donné l'ordre d'enlever toutes les informations concernant cette question» affirme la Société des journalistes.
- Le 4 septembre: 29 féférations et le NPS rallient Ségolène Royal
29 secrétaires de fédérations estiment qu'elle est "aujourd'hui la candidate la mieux placée pour rassembler les socialistes et l'ensemble de la gauche". Parmi eux, Eugène Caselli le premier secrétaire de la puissante fédération des Bouches-du-Rhône. Une quarantaine de membres du courant Nouveau Parti Socialiste (NPS) ont fait la même démarche parce qu'elle est "la seule candidate socialiste à la présidentielle capable d'incarner le renouveau politique que les Français appellent impatiemment de leurs vœux". Parmi les signataires du NPS lesdéputés Pascal Terrasse (Ardèche), Jacques Bascou (Aude), Michel Françaix (Oise), Geneviève Gaillard (Deux-Sèvres), Jean Gaubert (Cotes d'Armor), les sénateurs Jean-Pierre Masseret, également président du conseil régional de Lorraine, David Assouline, une députée européenne Béatrice Patrie, des premiers secrétaires fédéraux (Aisne, Aquitaine, Lot-et-Garonne, Aude, Ardèche), des conseillers généraux et des conseillers régionaux.
- Le 3 septembre : Ségolène Royal et les valeurs de gauche
Ségolène Royal a déclaré en réaction à la "rupture" sarkozyenne : " je ne suis pas la rupture. Je suis la différence. Nous sommes la transmission pour prépar