Les partis à la loupe

Quelle gauche en 2007 ?

La préparation de l'élection présidentielle de 2007 commence avec un air de déjà-vu. En 2002, huit candidats de gauche et aucun au second tour. Voilà le simple constat de la dernière élection présidentielle. Cinq années plus tard, la gauche saura-t-elle éviter un nouveau fiasco? Le PRG de Mme Taubira et le MRC de Jean-Pierre Chevènement ont décidé d'un ralliement avec le PS et Ségolène Royal.

La gauche se présentera certainement désunie en 2007. Mais jusqu'à quel point ? Combien de candidats de gauche se présenteront cette fois ?

Une première réponse, celle d'Olivier Besancenot (LCR) qui avait invité José Bové, Arlette Laguiller et Marie-George Buffet pour une candidature "anti-capitaliste" en 2007. Il déclarait : " entre huit candidatures et une seule, il doit y avoir un juste milieu." Pourtant, si on fait les comptes, Ségolène Royal (PS), Arlette Laguiller (LO), Olivier Besancenot (LCR), Dominique Voynet (Verts), Marie-George Buffet (PCF) et Gérard Schivardi (PT) sont désignés. Nous en sommes à six.

Le PCF et les Verts risquent gros en présentant un candidat. La tendance et les sondages sont très mauvais. Mais, ne pas se présenter, c'est un peu renoncer à exister. Ainsi, Dominique Voynet a déclaré : "le vrai vote utile, ce sera que chacun mobilise son électorat au premier tour".

Jean-Pierre Chevènement ne sera pas candidat

Jean-Pierre Chevènement a officiellement annoncé dimanche 10 décembre 2006 lors de la convention nationale du MRC son retrait. Il ne sera pas candidat à l'élection présidentielle 2007 et se rallie à la candidate socialiste, Ségolène Royal. "Personne ne me forçait à être candidat. Personne ne me force à retirer ma candidature. Je le fais en pleine conscience pour ouvrir la voie à un dynamisme positif au premier tour" a-t-il déclaré. Ce retrait est la suite logique à la signature entre le PS et le MRC d'une "plate-forme politique". Les deux partis se sont également entendus sur "un accord électoral" sur une "répartition de circonscriptions".

Pour Cohn-Bendit, Voynet "n'atteindra pas les 5%" (2/12/2006)

Daniel Cohn-Bendit ne pense pas que Dominique Voynet puisse faire aussi bien que Noël Mamère en 2002, c'est ce qu'il dit dans le Parisien de samedi: "pour elle, c'est vraiment très dur. Ce sera très difficile d'atteindre les 5% de Mamère en 2002. Même si elle bénéficie d'une certaine légitimité, celle de l'écologie politique de gauche, elle risque d'être victime du traumatisme du 21 avril et d'une volonté de barrer la route à Jean-Marie Le Pen".

Verbatim :

"Qu'il y ait un candidat ou une candidate trotskiste ne me dérange pas beaucoup. Qu'il y ait une dizaine de candidats de partis de gauche qui doivent gouverner ensemble demain, cela n'a pas de sens." Vincent Peillon (NPS)

"En 2002, ceux qui ont perdu, ce sont les socialistes qui n'ont pas su rassembler la gauche avant le premier tour." Jean-Michel Baylet (PRG)

Le PS (plus de 200 000 adhérents) a désigné son candidat le 14 novembre 2006, c'est Ségolène Royal.

Le PCF( 143 000 adhérents). Les communistes estiment que le PS ne va pas assez loin, notamment en matière d'impôt, de taxation des revenus financiers, mais aussi sur les questions d'immigration.

Les Verts (8 500 adhérents) présentent Dominique Voynet. En désaccord avec les socialistes sur les conditions de sortie du nucléaire, et sur l'immigration.

Le PRG (8 000 adhérents) avait présenté Christiane Taubira (2.32%). Allié du PS cette fois.

Le MRC ( 5 000 adhérents) a décidé d'un ralliement avec le parti socialiste.

La LCR ( 3 000 adhérents) est résolument anticapitaliste, il présente Olivier Besancenot.

LO ( 3 000 adhérents) a choisi de présenter une sixième fois Arlette Laguiller.

Le Parti des Travailleurs ( 6 000 adhérents en 2004) présente Gérard Schivardi.

Les Alternatifs lors de leur dernier congrès en 2005 ont decidé, pour la présidentielle de soutenir une éventuelle candidature unique de la gauche qui aurait appelé à voter non au référendum sur la constitution européenne et qui se réclamerait de l'antilibéralisme.

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