
"Travailler plus pour gagner plus"
"Le projet législatif doit rassembler tout le monde. En ce qui concerne le projet présidentiel, je peux aller plus loin sur un certain nombre de sujets" déclare François Fillon.
Le chiffrage de l'UMP (du projet legislatif):
Les mesures nouvelles prioritaires représentent un montant estimé d’environ 27 Mds d’euros au total en cinq ans. Il s’agit de l’enseignement supérieur et de la recherche (9 Mds), de la mise en place d’études dirigées, du droit opposable à la scolarisation des enfants handicapés et du plan d’urgence au profit de l’éducation prioritaire (2,6 Mds), de la création d’une cinquième branche de la protection sociale (3,5 Mds), du choc en faveur des revenus du travail par l’exonération des charges fiscales et sociales sur les heures supplémentaires (4,6 Mds), de l’exonération des droits de donation et de succession pour tous les patrimoines petits et moyens (3 Mds), du crédit d’impôt environnement (1 Md), du renforcement du crédit d’impôt recherche pour les PME-PMI (0,5 Md) et des dépenses relatives à la politique du logement (2,5 Mds).
Les autres propositions de Nicolas Sarkozy ne sont pas chiffrées.
L'UMP a retenu pour le chiffrage de son projet une croissance moyenne de 2,25% par an sur la période 2007-2012. Une telle croissance permettrait de "ramener la dette publique à 60% du PIB en 2012".
Le programme de l'UMP coûterait près de 40 milliards
L'institut de l'entreprise a comme à son habitude chiffré les propositions des candidats et partis. Cet institut proche du MEDEF estime à 41.5 milliards d'euros les 45 principales propositions du programme législatif de l'UMP (-2 milliards de recettes nouvelles). "Et encore, nous avons retenu des hypothèses plutôt prudentes" précise-t-on à l'Institut. Un montant bien au dessus des 27 milliards annoncés par l'UMP parce plus de propositions ont été prises en compte. Voir le détail.
Le PS l'estime à 53 milliards nets
"Le coût global présenterait un impact d'ici à 2012 d'au moins 75 milliards d'euros en dépenses brutes et de 53 milliards d'euros en dépenses nettes" estime Eric Besson. Soit "près de deux fois le coût net du projet du PS qui s'élève à 30,7 milliards d'euros".
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Travail :
"Jamais le droit du travail n'a été aussi rigide qu'aujourd'hui", il ne faut pas "avoir peur de la flexibilité".
- Allongement "volontaire" du temps de travail
- Création d'une TVA sociale
- Exonération d'impôts et de charges pour les heures supplémentaires (coût évalué par
l'Institut de l'entreprise:4.6 Md€)
- Liberté de travail le dimanche
- Réglementation du droit de grève
- Raccourcissement des procédures de licenciement
- Contrat de travail unique "évolutif"
- Extension des stock-options aux salariés de l'entreprise
Fiscalité :
- il affirme qu'il ne supprimera pas l'impôt de solidarité sur le fortune (ISF) s'il est élu, mais qu'il y aura un "bouclier fiscal à 50% en intégrant la contribution sociale généralisée et la contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS)": en résumé, "nul ne paiera au fisc plus que la moitié de ce qu'il a gagné"
- il propose que "95% des Français soient exonérés des droits de succession" (coût évalué par
l'Institut de l'entreprise:4,5 Md€)
- il veut que "les entreprises ne payent pas de cotisations sur les heures supplémentaires" et que "le salarié ne paie pas d'impôt sur le revenu supplémentaire qu'il perçoit"
- il propose la déduction de "100% des intérêts d'emprunt contracté pour l'acquisition (d'un logement) de son impôt sur le revenu"
- Défiscalisation des emplois à domicile (coût évalué par
l'Institut de l'entreprise:entre 0.8 et 2 Md€)
- Abaissement à 5,5% du taux de TVA dans la restauration
(coût évalué par
l'Institut de l'entreprise:2,5 Md€)
Famille :
- Revalorisation des allocations familiales dès le premier enfant
- Améliorer les conditions de gardes d'enfants (coût évalué par
l'Institut de l'entreprise:1.2 Md€)
Sécurité :
"Je réformerai l'ordonnance de 1945, et je demande que pour un mineur récidiviste entre 16 et 18 ans, l'excuse de minorité soit automatiquement supprimée, il doit être condamné comme s'il était un majeur"
- Suppression de l'excuse de minorité pour les jeunes récidivistes
- Peines plancher pour les multi-récidivistes
- Création d'établissements spécialisés pour les détenus ayant des problèmes psychiatriques
- Obligation pour les délinquants sexuels de se soigner s'ils veulent obtenir une libération provisoire
- Réforme de la carte judiciaire
Retraites :
- Alignement des régimes spéciaux sur le régime général
(économie nette élevée mais non chiffrable)
- Améliorer les retraites des femmes ayant cessé leur activité professionnelle pour éduquer leurs enfants (coût évalué par
l'Institut de l'entreprise:1.8 Md€)
Europe :
- Un véritable gouvernement économique de la zone Euro
- Suspension des négociations avec la Turquie
Fonction publique :
- Un départ à la retraite sur deux remplacé
- Instauration d'un service minimum dans les transports publics
Jeunes / éducation :
Il prône une "rupture totale" avec l'héritage de 1968, coupable d'un nivellement par le bas de l'enseignement: "en nivelant l'école par le bas, une idéologie folle a brisé l'outil de l'égalité des chances. C'est là sa plus grande faute".
- Création d'un service civique de 6 mois pour chaque jeune Français entre 18 et 30 ans (coût évalué par
l'Institut de l'entreprise:3.1 Md€)
- Prêt à taux zéro pour les étudiants (coût évalué par
l'Institut de l'entreprise:0.8 Md€)
- Création d'une école de la deuxième chance par département en cinq ans
- Permettre à l'enseignement privé d'ouvrir de nouveaux établissements
- Possibilité de laisser les enfants au collège jusquà 18h
- Elargir l’accès des jeunes à l’enseignement supérieur (coût évalué par
l'Institut de l'entreprise:1.5 Md€)
- Doublement des places en IUT et en licences professionnelles (coût évalué par
l'Institut de l'entreprise:1.4 Md€)
Recherche :
- Soutien à l’effort de recherche des entreprises (coût évalué par
l'Institut de l'entreprise:3 Md€)
- Augmenter le budget de l'enseignement supérieur de 50% et porter l’effort de recherche à 3% du PIB en cinq ans (coût évalué par
l'Institut de l'entreprise:10.2 Md€)
Environnement :
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doublement en cinq ans du poids de la fiscalité écologique compensée par une réduction des charges pesant sur le travail: Il s'agit de faire passer le poids de la fiscalité sur la pollution de 2,3% à 5% du PIB précise la députée UMP Nathalie Kosciusco-Morizet
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crédit d'impôt écologique "pour que l'investissement écologique (voiture verte...) soit plus intéressant que l'investissement qui pollue"
- création d'une taxe sur les importations des pays qui ne respectent pas les engagements du protocole de Kyoto
- création d'une "redevance" aux camions étrangers qui passent par la France pour éviter notamment l'Allemagne et la Suisse.
- création d'un "organisme international" de l'environnement afin d'éviter le "dumping écologique"
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