Le petit journal de Ségolène Royal
18 avril : Ségolène Royal contre la logique d'élimination des salariés
La candidate socialiste s'est élevée contre la "logique d'élimination des salariés" dans la grande distribution, contre le remplacement des caissières par des caisses automatiques. Ce "salariat féminin est le prolétariat d'aujourd'hui" a-t-elle déclaré aux journalistes. Elle a comparé ces suppressions d'emploi au golden parachute de l''ancien PDG de Carrefour, Daniel Bernard qui était parti avec 38 millions d'euros. Cela "correspond à 2.500 emplois payés au SMIC alors que les bénéfices de ce groupe ont augmenté de 58% pour atteindre 2,3 milliards d'euros" a-t-elle expliqué.
17 avril : Royal pour un allégement du coût du travail avec contrepartie
Ségolène Royal a explique dans le journal Métro sa volonté de "sécuriser le salarié et l’entreprise": "Je veux prendre à bras le corps le problème du chômage des jeunes. D’abord, pour les jeunes et les adultes qualifiés qui n’ont pas de travail, je veux mettre en place les emplois tremplins que j’ai déjà expérimentés dans ma région. On prend en charge six mois de salaires et de charges d’un jeune diplômé à qui aujourd’hui les entreprises ne font pas confiance. Ensuite, pour les jeunes qui sont sortis du système scolaire sans qualification, je mettrai en place le Contrat Première Chance: je vais aussi aider les PME qui embauchent ces jeunes en allégeant le coût du travail, mais en contrepartie, je leur demande de faire des contrats à durée indéterminée. On n’est pas du tout dans la logique du CPE qui permettait aux entreprises de licencier les jeunes sans justification. Avec le contrat première chance, les jeunes vont avoir un tutorat, être accompagnés avec des formations adaptées."
16 avril : Un plan contre les délits et les crimes sexuels
Ségolène Royal a annoncé lundi un plan avec 5 mesures contre les délits et les crimes sexuels contre les femmes et les enfants. "Une action de prévention nationale avec des campagnes de prévention, ensuite la construction de prisons spécialisées, dans lesquels les délinquants sexuels condamnés seront suivis. Troisièmement, il n'y aura plus une libération de délinquants sexuels si un comité d'experts ne garantit pas la non-violence et la non-dangerosité (...) Après la libération des délinquants sexuels, le bracelet électronique sera porté et il y aura un système de contrôle régulier". Enfin, un "dispositif spécial pour les victimes, la gratuité des soins aux victimes et à leurs proches, aussi longtemps que nécessaire" seront mis en place.
16 avril : Royal : "je ne dépends d'aucune puissance d'argent, d'aucun lobby"
"Vous voulez le changement, vous ne le regretterez pas car le changement paisible, harmonieux, la force tranquille, elle est là devant vous!" a lancé la candidate socialiste en meeting à Nantes en reprenant le célèbre slogan de François Mitterrand. "Seules les idées de gauche et de progrès, où les valeurs humaines vont l'emporter sur les valeurs boursières et financières, permettront à la France de se redresser (...) je ferai (les réformes) parce que je suis une femme libre, je ne dépends d'aucune puissance d'argent, d'aucun lobby, je n'ai personne à placer, je n'ai que vous" a déclaré Ségolène Royal. "Si vous me faites présidente de cette France présidente, je viendrai régulièrement rendre compte du pouvoir que vous m'avez déposé, et non pas donné" a-t-elle expliqué.
15 avril : Ségolène Royal veut "rassembler toute la gauche au premier tour"
"Je veux rassembler toute la gauche au premier tour parce que si je rassemble toute la gauche les Français auront droit à un vrai choix pour le second tour" a déclaré la candidate socialiste dimanche. "Je voudrais m'adresser aux femmes: j'ai besoin du vote des femmes. On me dit que pour certaines femmes, c'est trop révolutionnaire que de voir l'Etat et la nation incarnés par une femme" a-t-elle souligné.
12 avril : Royal reproche à Sarkozy de promettre le contraire de ce qu'il fait
"Lorsqu'on est candidat à la plus haute fonction de l'Etat, je crois qu'il y a un minimum de pudeur, de morale, d'exigence de vérité, de crédibilité. Comment peut-il (Nicolas Sarkozy) être crédible demain en promettant tout le contraire de ce qu'il a fait ?" a déclaré en meeting à Besançon Ségolène Royal. Elle a pris pour exemple le cas d'EADS: "Monsieur Forgeard est parti avec la caisse: il leur a dit qu'il n'était pas d'accord (...), que tous les emplois seront maintenus. Mais qui était au pouvoir lorsque Monsieur Forgeard a été nommé? C'est Monsieur Sarkozy! Qui était au pouvoir quand le gouvernement actionnaire l'a autorisé à partir avec une cassette de huit millions d'euros? C'est Monsieur Sarkozy! Qui a osé nous répondre que l'Etat ne pouvait rien faire? qui a autorisé en tant qu'actionnaire le plan Power 8?" a-t-elle lancé à son auditoire.
10 avril : Le PS va faire ressortir l'opposition de fond entre Royal et Sarkozy
La dernière phase de campagne sera l'occasion pour les socialistes de marquer les différences, "projet contre projet". "Notre opposition de fond, notre divergence fondamentale sur le plan idéologique et moral, a été réaffirmée" a expliqué Stéphane Le Foll mardi après la réunion du Conseil politique. Les socialistes vont opposer deux visions: "La société apaisée et harmonieuse contre la société de confrontation et de violence, la société de l'emploi pour tous et pas uniquement des heures supplémentaires, la société où l'écologie est un enjeu positif et pas une contrainte sous la pression des lobbies, la société de la chance pour tous et pas du chacun pour soi, la république démocratique et laïque et pas une république qui irait vers le communautarisme".
6 avril : Le PS veut un débat avant le premier tour
"Le Parti socialiste réaffirme solennellement son souhait que soit organisé un débat entre les candidat avant le premier tour" a fait savoir Julien Dray dans un communiqué. "Ce débat est une nécessité démocratique et le refus de Nicolas Sarkozy est incompréhensible. Comment le leader d'un grand parti démocratique peut-il refuser de débattre avec ses adversaires?" ajoute le porte-parole du Parti socialiste.
4 avril : Royal veut une agence européenne de lutte contre le cancer
"Je créerai une agence européenne de lutte contre le cancer, cet engagement avait déjà été pris, mais jamais été réalisé" a déclaré la candidate socialiste mercredi à Lyon, au centre Léon Bérard, spécialisé dans le traitement du cancer. Une agence pour "coordonner la recherche et mutualiser les moyens en créant par exemple une banque de tumeurs".
3 avril : Le ton monte entre Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal
Après la diffusion du zapping sur le plateau du Grand journal où elle était invitée, zapping où Nicolas Sarkozy dit qu'elle frôle l'hystérie en le traitant d'"ignoble", elle a répondu: "Je n'ai jamais tenu de tels propos. Cet homme qui est vraiment prêt à tout et à dire vraiment n'importe quoi dans le cadre de cette campagne présidentielle, je pense qu'il faut que ça cesse". Le chroniqueur politique, Jean-Michel Apathie, intervient alors en disant qu'elle l'avait dit. Elle corrige alors en disant que c'est l'amalgame entre Identité nationale et immigration qu'elle avait qualifié d' "ignoble". "M.Sarkozy a menti et un menteur est-il apte à devenir président de la République ?" a-t-elle ajouté.
3 avril : Les mesures de Ségolène Royal contre les abus bancaires
La candidate socialiste a présenté mardi des mesures contre les abus bancaires, "des mesures auxquelles (elle) tenait depuis longtemps car 1,5 million de familles sont en état de surendettement et 3 millions sur le point de basculer". Ségolène Royal propose "le plafonnement des frais bancaires" à 4% , "l'annualisation du calcul des découverts", le développement de "la rémunération des comptes courants" ("il est parfaitement injuste que lorsqu'on a un compte bancaire dont le solde est positif, cela ne rapporte qu'à la banque"), la suppression des "jours de valeurs" ("le compte doit être immédiatement crédité") et l'introduction de vraies "class actions".
3 avril : La TVA sociale proposée par Nicolas Sarkozy critiquée par Ségolène Royal
La proposition de Nicolas Sarkozy sur une "TVA sociale" (financement de la protection sociale par la TVA) a provoqué des réactions hostiles à droite comme à gauche. "Le système de la TVA sociale consiste à bouger une partie des cotisations sur le travail pour les mettre sur la consommation" avait expliqué le candidat de l'UMP. Une TVA sociale, "c'est une augmentation des impôts, donc il n'a pas dit la vérité puisqu'il a dit qu'il n'allait pas augmenter les impôts" a commenté Ségolène Royal. "C'est dangereux parce qu'aujourd'hui les Français ont à faire face au problème de la vie chère, donc la vie va être encore plus chère" et "c'est dangereux pour la croissance" a-t-elle ajouté lors d'une conférence de presse. "Moi je propose le contraire, je propose une revalorisation des bas salaires pour relancer la consommation et donc relancer la croissance, donc je propose la solution tout à fait inverse" a-t-elle expliqué.
1er avril: "L'insulte n'a pas sa place dans une campagne"
Pour la candidate socialiste, "la violence" des propos de Nicolas Sarkozy, après les incidents de la gare du nord, peut inquiéter: "L'insulte n'a pas sa place dans une campagne présidentielle. Par respect pour les électeurs, il faut savoir tenir ses nerfs (...) Ça voudrait dire que si demain Monsieur Sarkozy était par malheur élu, il se mettrait à insulter les autres chefs d'Etat et de gouvernement qui ne pensent pas comme lui ?" a-t-elle déclaré dimanche sur Canal plus. "Il doit rendre des comptes sur ce que disent les Français. 80% d'entre eux estiment qu'il y a une montée des violences et des insécurités. La question est: 'qu'a fait le ministre de l'Intérieur pendant cinq ans?'".
Voir les archives de campagne de juillet 2006 à mars 2007