18 avril : Giscard d'Estaing votera pour Nicolas Sarkozy
Valéry Giscard D'estaing votera dimanche pour Nicolas Sarkozy. C'est ce qu'il explique dans Le Parisien. L'ancien président de la République loue "son expérience de l'exercice du pouvoir et sa capacité de faire avancer les choses". Un soutien salué par le candidat de l'UMP sur France2 : "Valéry Giscard d'Estaing a dirigé la France pendant sept ans, Jacques Chirac a dirigé la France pendant douze ans. Que deux hommes de cette envergure et de cette qualité, quels que soient par ailleurs les désaccords que j'ai pu avoir avec eux, disent: 'voilà, on a regardé tous les candidats et celui qui nous paraît le mieux à même de conduire la France pour les cinq années qui viennent c'est celui-ci'. C'est important" a-t-il déclaré.
17 avril : Nicolas Sarkozy est contre un euro fort
"Il n'y a aucune raison qu'on reste bloqué sur une stratégie de l'euro fort qui pénalise nos exportations et qui éloigne tant de Français exaspérés d'une monnaie unique qui, pour autant, est une bonne chose" a déclaré sur TV5 monde le candidat de l'UMP. "Je ne comprends pas qu'on ait construit la deuxième monnaie du monde et qu'on ne veuille pas la mettre au service de la croissance et de l'emploi (...) Les Anglais le font avec la livre, les Américains le font avec le dollar, les Japonais le font avec le yen, les Chinois le font avec le yuan" a-t-il ajouté.
16 avril : Sarkozy se compare à De Gaulle, Mitterrand et Chirac
Nicolas Sarkozy s'est rendu lundi en pèlerinage à Colombey-les-deux-Eglises. Le soir, sur TF1, il a comparé sa trajectoire à celle de De Gaulle, Mitterrand et Chirac. "Un certain nombre de gens, lorsque le général de Gaulle était candidat, défilaient avec des pancartes où il était écrit 'le fascisme ne passera pas'. Ces gens ont disparu, le général de Gaulle a été élu, le ridicule ne les a pas tués. Lorsque François Mitterrand a été élu, une partie de la droite expliquait que les chars soviétiques seraient sur la place de la Concorde, que François Mitterrand inquiétait. Ces gens ont disparu, le ridicule ne les a pas tués. Lorsque Jacques Chirac a été candidat, on parlait de lui comme une personnalité menaçante" a-t-il déclaré. "Dans le fond, tout ça est bon signe. C'est peut-être le favori qu'on désigne comme ça parce qu'on n'a pas autre chose à dire" a-t-il expliqué.
15 avril: il y a "une autre possibilité que de s'abstenir ou de voter pour le FN"
Nicolas Sarkozy s'est adressé depuis Aix-en-Provence à "la majorité silencieuse": "Ce que que j'essaie de faire, c'est de m'adresser à tous les Français, sans aucune exception (...) La majorité silencieuse, j'espère que c'est celle qui va s'exprimer dimanche. C'est celle qui pense qu'on doit parler de l'identité de la France et de l'immigration, qui pense qu'il y a un problème de pouvoir d'achat, qu'il faut une nouvelle équipe". Il a lancé un appel pour sa candidature: "Je veux leur dire qu'il y a une autre possibilité que de s'abstenir ou de voter pour le Front national".
14 avril : Nicolas Sarkozy ne veut pas d'un boycott des JO pour le Darfour
Le candidat de l'UMP s'est dit complètement hostile à l'idée de boycotter les prochains jeux olympiques au nom de la tragédie au Darfour, et pour mettre la pression sur la Chine qui empêche des sanctions internationales. "J'ai vu que deux candidats à la présidentielle (NDLR: François Bayrou et Ségolène Royal) voulaient boycotter les Jeux olympiques de Chine. Eh bien il ne manquerait plus que cela ! (...) Des choses stupides dans ma vie, j'en ai entendues. Mais alors comme ça, champion olympique !" a déclaré Nicolas Sarkozy. "Le sport et ces événements-là , c'est plus important que tout parce que ça fait partie du petit bonheur de la vie et qu'on n'a pas le droit de les sacrifier et qu'on n'a pas le droit de les abaisser" a-t-il ajouté.
12 avril : Nicolas Sarkozy : "Je me sens l'héritier de Jaurès"
Le président de l'UMP a attaqué vivement "la gauche d'aujourd'hui": "La gauche française n'est plus réformatrice, elle est conservatrice, immobile et statufiée. Jaurès disait: le courage, c'est de choisir un métier et de bien le faire, quel qu'il soit. Pour Jaurès, le travail était une valeur. La gauche d'aujourd'hui n'aime pas le travail. La preuve, c'est qu'elle empêche ceux qui veulent travailler plus pour gagner davantage de pouvoir le faire" a déclaré le candidat de l'UMP à Toulouse jeudi soir. "Je me sens l'héritier de Jaurès" a-t-il ajouté.
12 avril : Pour Azouz Begag, Nicolas Sarkozy drague l'extrème-droite
"N'avez-vous pas le sentiment qu'il est en train de draguer à fond la caisse l'électorat d'extrême-droite avec des idées d'extrême-droite?" a demandé l'ancien ministre au sujet de Nicolas Sarkozy sur RTL, jeudi après la parution de son livre. "Quand ce type veut créer un ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale, vous trouvez que c'est du ressentiment personnel? Quand ce type parle de moutons égorgés dans la baignoire devant 12 millions de téléspectateurs, est-ce qu'il est en train de parler des Islandais ou des Finlandais qui sont en train d'envahir la France?" a-t-il expliqué.
11 avril : Le Canard enchaîné parle d'un accord entre Chirac et Sarkozy
Le Canard enchaîné affirme que Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy auraient passé un accord pour mettre en oeuvre une amnistie déguisée en faveur du premier. "Sarko a promis à Chirac de passer au kärcher ses dossiers judiciaires" plaisante le journal. "Ces allégations, qui sont strictement sans fondement, n'appellent de notre part aucun commentaire", a-t-on déclaré à la présidence de la République. Nicolas Sarkozy a démenti ces affirmations de l'hebdomadaire. "Ça illustrerait jusqu'à la nausée ce que nous dénonçons depuis des années, comme pour la loi sur la prévention de la délinquance qui ne faisait aucune mention de la corruption et de la délinquance financière" a déclaré Hélène Franco, la secrétaire générale du syndicat de la magistrature.
10 avril : Nicolas Sarkozy: "J'ai avancé ces idées pour en débattre"
Les propos de Nicolas Sarkozy sur la prédisposition à la pédophilie ou au suicide continuent de créer la polémique. Après Monseigneur Vingt-Trois, après le généticien Axel Kahn ou le Professeur Bernard Golse ("C'est une ineptie purement idéologique qui est totalement à côté des acquis actuels de la science et de la génétique en particulier"), Bernard-Henry Levy s'est indigné de ces paroles: "Pour moi, il a franchi cette ligne jaune dont j'ai consacré ma vie à dire qu'elle devait être tracée et respectée".
"Au moins débattons-en. Ne fermons pas la porte à tout débat" a déclaré en réponse Nicolas Sarkozy, sur France2, mardi. Voici l'extrait qui fait débat: "J'inclinerais, pour ma part, à penser qu'on naît pédophile, et c'est d'ailleurs un problème que nous ne sachions soigner cette pathologie. Il y a 1200 ou 1300 jeunes qui se suicident en France chaque année, ce n'est pas parce que leurs parents s'en sont mal occupés ! Mais parce que, génétiquement, ils avaient une fragilité, une douleur préalable" avait dit Nicolas Sarkozy.
6 avril : Polémiques autour de Nicolas Sarkozy et ripostes
"Franchement, il se donne beaucoup de mal pour se rendre intéressant" a déclaré Nicolas Sarkozy sur i>télé au sujet d'Azouz Begag qui affirme dans un livre à paraître qu'il l'a menacé de lui "casser la gueule": "Je pense que Monsieur Begag veut vendre son livre. Je n'ai aucune raison de lui faire de la publicité. Ce qu'il dit est un mensonge éhonté, ce ne sont pas mes méthodes" a-t-il ajouté.
Sur la question de l'absence de déplacement dans les quartiers de banlieue de la part du candidat de l'UMP après celui de Jean-Marie Le Pen, il a répondu: "J'ai été 209 fois dans les quartiers (...) Quand j'y allais, comme ministre de l'Intérieur, vous me le reprochiez (...) La France, ce n'est pas simplement Argenteuil" a-t-il déclaré.
Nouvelle polémique, les propos tenus dans Philosophie magazine. Voici l'extrait qui fait débat: "J'inclinerais, pour ma part, à penser qu'on naît pédophile, et c'est d'ailleurs un problème que nous ne sachions soigner cette pathologie. Il y a 1200 ou 1300 jeunes qui se suicident en France chaque année, ce n'est pas parce que leurs parents s'en sont mal occupés ! Mais parce que, génétiquement, ils avaient une fragilité, une douleur préalable" aurait dit Nicolas Sarkozy. Les commentaires: "C'est un propos très grave, ça voudrait dire qu'on n'a aucune chance, que son destin est joué à l'avance. Je ne crois pas qu'il y ait un médecin, un psychiatre en France qui puisse entendre ces propos sans frémir (...) "Si on voulait pousser, ce sont des propos comme on n'en a pas tenus en Europe depuis très longtemps" a déclaré François Bayrou. "Bien sûr, il appartient à des scientifiques de réagir à ces propos pour le moins suprenants. On a vu d'autres pays remettre en cause les théories de Darwin... Dans ce cas particulier, ce type de propos tend à excuser par avance tous les prédateurs d'enfants" a déclaré Jean-Louis Bianco.
5 avril : Du bon et du moins bon pour Nicolas Sarkozy
Le candidat de l'UMP a annulé un déplacement dans le quartier de la Croix-Rousse, à Lyon, du fait de la présence de 200 à 300 manifestants hostiles à sa venue. Une mauvaise nouvelle pour Nicolas Sarkozy compensée par une bonne, le soutien de Bernadette Chirac: "Si je suis là, c'est évidemment parce que je le soutiens" a-t-elle déclaré. "Je pense que Nicolas Sarkozy est le meilleur pour relever les défis de la France de demain, pour porter les espérances de la France de demain. Et donc je fais tout ce que je peux pour l'aider à gagner" a-t-elle ajouté. "Je voudrais dire à Bernadette Chirac que, pour nous deux, c'est une forme d'aboutissement" a déclaré Nicolas Sarkozy.
4 avril : Bernard Tapie soutient Nicolas Sarkozy
Ce n'est pas une surprise, Bernard Tapie a décidé de soutenir le candidat de l'UMP. C'est ce qu'il explique dans le Point: "Aujourd'hui, il n'y a pas photo: Sarkozy et Borloo ont mes faveurs. Sarkozy était jusque-là dans une logique de gouvernement sur un pied, mais depuis ce partenariat avec Borloo, il avance sur les deux". Pour Bernard Tapie, qui est pourtant membre du PRG (qui s'est allié au PS pour la présidentielle et les législatives) Ségolène Royal "manque d'expérience" et François Bayrou aurait dû avoir une autre démarche: déclarer qu'il est de droite et demander une primaire contre l'UMP.
3 avril : La TVA sociale proposée par Nicolas Sarkozy critiquée
La proposition de Nicolas Sarkozy sur une "TVA sociale" (financement de la protection sociale par la TVA) a provoqué des réactions hostiles à droite comme à gauche. "Le système de la TVA sociale consiste à bouger une partie des cotisations sur le travail pour les mettre sur la consommation" avait expliqué le candidat de l'UMP. Une TVA sociale, "c'est une augmentation des impôts, donc il n'a pas dit la vérité puisqu'il a dit qu'il n'allait pas augmenter les impôts" a commenté Ségolène Royal. "C'est dangereux parce qu'aujourd'hui les Français ont à faire face au problème de la vie chère, donc la vie va être encore plus chère" et "c'est dangereux pour la croissance" a-t-elle ajouté lors d'une conférence de presse. "Moi je propose le contraire, je propose une revalorisation des bas salaires pour relancer la consommation et donc relancer la croissance, donc je propose la solution tout à fait inverse" a-t-elle expliqué. Philippe de Villiers pense que "toute forme d'impôt supplémentaire est une erreur". Il a proposé sur Europe1 "une idée beaucoup plus simple": "c'est de trouver comme assiette des cotisations sociales de toutes les PME la différence entre le chiffre d'affaires et la masse salariale, de telle manière que celui qui embauche sera favorisé et l'importateur sera défavorisé". Pour Olivier Besancenot "la TVA reste l'impôt le plus injuste". Le candidat de la LCR "propose d'abolir sur les produits de première nécessité et l'alimentation". "Un milliardaire et un chômeur se trouvent sur un pied d'égalité" a-t-il ajouté sur France info.
3 avril : Nicolas Sarkozy veut des cellules de prison individuelles
Le candidat de l'UMP s'engage dans Lyon Hebdo pour prendre des mesures ("élaboration d'une loi pénitentiaire exigeante" et à la "création d'un contrôle général indépendant") afin qu'il ne soit "plus possible, en France, d'obliger un détenu à partager sa cellule". "Je m'y engage, le plus vite possible" a-t-il ajouté. Il a annoncé "la poursuite de la construction des établissements pénitentiaires".
2 avril: Nicolas Sarkozy présente "ensemble"
Le candidat de l'UMP a présenté lundi son nouveau livre, "ensemble": "C'est une lettre aux Français. C'est un livre qui m'engage" a-t-il expliqué. "La France traverse une triple crise: une crise politique, celle de l'impuissance publique, une crise économique et sociale, celle du travail; une crise d'identité, celle de ses valeurs" a-t-il expliqué. Nicolas Sarkozy s'est engagé à faire passer le taux de chômage à 5% avant 2012: "Je prends des engagements, je veux être jugé sur ses engagements". Nicolas Sarkozy avait déclaré lors du Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI qu'il s'engageait bien à réduire de quatre points de PIB en 10 ans le taux de prélèvements obligatoires: "On va rendre aux Français ces 68 milliards en 10 ans" avait-t-il déclaré. Il promet 15 milliards d'euros de baisse dès cet été. Il avait confirmé un "bouclier fiscal" à la hauteur de 50%.
Extraits du projet de Nicolas Sarkozy: il déclare vouloir défendre la Ve République, "tout en changeant la
pratique, les comportements, les mentalités". Son "gouvernement sera limité à
15 ministres pour être plus efficace". "Dès l’été, une loi créera
un service minimum garanti en cas de grève". Il veut qu'il "soit interdit de financer les dépenses de tous les jours
par de la dette". Nicolas Sarkozy souhaite un traité simplifié européen et doter la zone euro d'un "gouvernement économique". Il réaffirme l'existence d'un droit
au logement qui soit opposable devant les tribunaux. Il annonce la
mise en oeuvre "dès l'été" d'une exonération sociale et fiscale des heures supplémentaires.
1er avril: Gilles de Robien rejoint Nicolas Sarkozy
C'est après avoir "soigneusement pesé le pour et le contre", que Gilles de Robien a choisi de soutenir Nicolas Sarkozy plutôt que François Bayrou. Le ministre UDF l'a annoncé dans le JDD: "Je suis de nature fidèle mais les choses sont allés trop loin. Nous avons des divergences de fond", a-t-il déclaré. "Je ne sais pas soutenir le flou. Je ne sais pas adhérer au flou", a ajouté le directeur de campagne de François Bayrou en 2002. "Je trouve que c'est très bien, parce que tout mon effort, c'est de proposer à la France de gouverner autrement. Et pour gouverner différemment, il faut des équipes nouvelles (...) On ne peut pas faire du neuf avec du vieux" a déclaré François Bayrou suite à ce ralliement.
Voir les archives de campagne de juillet 2006 à mars 2007