20 avril : Jean-Louis Borloo envisage une réconciliation UMP - UDF
Pour Jean-Louis Borloo, "il était logique" que François Bayrou soit candidat. "Il a fait une excellente campagne, il a été tonique" a déclaré le ministre de la cohésion sociale. Il se dit convaincu que si "François Bayrou n'est pas au deuxième tour, il n'y a aucune espèce de raison que demain l'UMP et l'UDF ne continuent pas à avoir une alliance majoritaire et à travailler ensemble". S'il trouve "sympathique" le candidat de l'UDF, Jean-Louis Borloo envoie un message: "Il faut une majorité pour gouverner. Ce n'est pas qu'une affaire d'un président et de quelques personnalités"...
18 avril : Giscard d'Estaing votera pour Nicolas Sarkozy
Valéry Giscard D'estaing votera dimanche pour Nicolas Sarkozy. C'est ce qu'il explique dans Le Parisien. L'ancien président de la République loue "son expérience de l'exercice du pouvoir et sa capacité de faire avancer les choses". Un soutien salué par le candidat de l'UMP sur France2 : "Valéry Giscard d'Estaing a dirigé la France pendant sept ans, Jacques Chirac a dirigé la France pendant douze ans. Que deux hommes de cette envergure et de cette qualité, quels que soient par ailleurs les désaccords que j'ai pu avoir avec eux, disent: 'voilà, on a regardé tous les candidats et celui qui nous paraît le mieux à même de conduire la France pour les cinq années qui viennent c'est celui-ci'. C'est important" a-t-il déclaré.
17 avril : Nicolas Sarkozy est contre un euro fort
"Il n'y a aucune raison qu'on reste bloqué sur une stratégie de l'euro fort qui pénalise nos exportations et qui éloigne tant de Français exaspérés d'une monnaie unique qui, pour autant, est une bonne chose" a déclaré sur TV5 monde le candidat de l'UMP. "Je ne comprends pas qu'on ait construit la deuxième monnaie du monde et qu'on ne veuille pas la mettre au service de la croissance et de l'emploi (...) Les Anglais le font avec la livre, les Américains le font avec le dollar, les Japonais le font avec le yen, les Chinois le font avec le yuan" a-t-il ajouté.
16 avril : Sarkozy se compare à De Gaulle, Mitterrand et Chirac
Nicolas Sarkozy s'est rendu lundi en pèlerinage à Colombey-les-deux-Eglises. Le soir, sur TF1, il a comparé sa trajectoire à celle de De Gaulle, Mitterrand et Chirac. "Un certain nombre de gens, lorsque le général de Gaulle était candidat, défilaient avec des pancartes où il était écrit 'le fascisme ne passera pas'. Ces gens ont disparu, le général de Gaulle a été élu, le ridicule ne les a pas tués. Lorsque François Mitterrand a été élu, une partie de la droite expliquait que les chars soviétiques seraient sur la place de la Concorde, que François Mitterrand inquiétait. Ces gens ont disparu, le ridicule ne les a pas tués. Lorsque Jacques Chirac a été candidat, on parlait de lui comme une personnalité menaçante" a-t-il déclaré. "Dans le fond, tout ça est bon signe. C'est peut-être le favori qu'on désigne comme ça parce qu'on n'a pas autre chose à dire" a-t-il expliqué.
15 avril: il y a "une autre possibilité que de s'abstenir ou de voter pour le FN"
Nicolas Sarkozy s'est adressé depuis Aix-en-Provence à "la majorité silencieuse": "Ce que que j'essaie de faire, c'est de m'adresser à tous les Français, sans aucune exception (...) La majorité silencieuse, j'espère que c'est celle qui va s'exprimer dimanche. C'est celle qui pense qu'on doit parler de l'identité de la France et de l'immigration, qui pense qu'il y a un problème de pouvoir d'achat, qu'il faut une nouvelle équipe". Il a lancé un appel pour sa candidature: "Je veux leur dire qu'il y a une autre possibilité que de s'abstenir ou de voter pour le Front national".
14 avril : Nicolas Sarkozy ne veut pas d'un boycott des JO pour le Darfour
Le candidat de l'UMP s'est dit complètement hostile à l'idée de boycotter les prochains jeux olympiques au nom de la tragédie au Darfour, et pour mettre la pression sur la Chine qui empêche des sanctions internationales. "J'ai vu que deux candidats à la présidentielle (NDLR: François Bayrou et Ségolène Royal) voulaient boycotter les Jeux olympiques de Chine. Eh bien il ne manquerait plus que cela ! (...) Des choses stupides dans ma vie, j'en ai entendues. Mais alors comme ça, champion olympique !" a déclaré Nicolas Sarkozy. "Le sport et ces événements-là , c'est plus important que tout parce que ça fait partie du petit bonheur de la vie et qu'on n'a pas le droit de les sacrifier et qu'on n'a pas le droit de les abaisser" a-t-il ajouté.
12 avril : Nicolas Sarkozy : "Je me sens l'héritier de Jaurès"
Le président de l'UMP a attaqué vivement "la gauche d'aujourd'hui": "La gauche française n'est plus réformatrice, elle est conservatrice, immobile et statufiée. Jaurès disait: le courage, c'est de choisir un métier et de bien le faire, quel qu'il soit. Pour Jaurès, le travail était une valeur. La gauche d'aujourd'hui n'aime pas le travail. La preuve, c'est qu'elle empêche ceux qui veulent travailler plus pour gagner davantage de pouvoir le faire" a déclaré le candidat de l'UMP à Toulouse jeudi soir. "Je me sens l'héritier de Jaurès" a-t-il ajouté.
11 avril : Le Canard enchaîné parle d'un accord entre Chirac et Sarkozy
Le Canard enchaîné affirme que Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy auraient passé un accord pour mettre en oeuvre une amnistie déguisée en faveur du premier. "Sarko a promis à Chirac de passer au kärcher ses dossiers judiciaires" plaisante le journal. "Ces allégations, qui sont strictement sans fondement, n'appellent de notre part aucun commentaire", a-t-on déclaré à la présidence de la République. Nicolas Sarkozy a démenti ces affirmations de l'hebdomadaire. "Ça illustrerait jusqu'à la nausée ce que nous dénonçons depuis des années, comme pour la loi sur la prévention de la délinquance qui ne faisait aucune mention de la corruption et de la délinquance financière" a déclaré Hélène Franco, la secrétaire générale du syndicat de la magistrature.
10 avril : Pour l'UMP, Sarkozy va "approfondir son lien avec les Français"
D'après l'UMP, Nicolas Sarkozy va profiter de cette dernière ligne droite pour "approfondir son lien avec les Français". "Nicolas Sarkozy a décidé d'approfondir les thèmes qui lui paraissent essentiels pour les Français: travail, pouvoir d'achat, protection, autorité. Ce seront les thématiques principales de cette semaine" a déclaré Valérie Pecresse lors d'un point presse. "François Bayrou n'a toujours pas aujourd'hui de véritable programme, toujours pas de véritable équipe de gouvernement (...) A l'approche de l'échéance présidentielle, sa posture finit par devenir une véritable imposture" a-t-elle ajouté au sujet du candidat de l'UDF.
6 avril : Polémiques autour de Nicolas Sarkozy et ripostes
"Franchement, il se donne beaucoup de mal pour se rendre intéressant" a déclaré Nicolas Sarkozy sur i>télé au sujet d'Azouz Begag qui affirme dans un livre à paraître qu'il l'a menacé de lui "casser la gueule": "Je pense que Monsieur Begag veut vendre son livre. Je n'ai aucune raison de lui faire de la publicité. Ce qu'il dit est un mensonge éhonté, ce ne sont pas mes méthodes" a-t-il ajouté.
Sur la question de l'absence de déplacement dans les quartiers de banlieue de la part du candidat de l'UMP après celui de Jean-Marie Le Pen, il a répondu: "J'ai été 209 fois dans les quartiers (...) Quand j'y allais, comme ministre de l'Intérieur, vous me le reprochiez (...) La France, ce n'est pas simplement Argenteuil" a-t-il déclaré.
Nouvelle polémique, les propos tenus dans Philosophie magazine. Voici l'extrait qui fait débat: "J'inclinerais, pour ma part, à penser qu'on naît pédophile, et c'est d'ailleurs un problème que nous ne sachions soigner cette pathologie. Il y a 1200 ou 1300 jeunes qui se suicident en France chaque année, ce n'est pas parce que leurs parents s'en sont mal occupés ! Mais parce que, génétiquement, ils avaient une fragilité, une douleur préalable" aurait dit Nicolas Sarkozy. Les commentaires: "C'est un propos très grave, ça voudrait dire qu'on n'a aucune chance, que son destin est joué à l'avance. Je ne crois pas qu'il y ait un médecin, un psychiatre en France qui puisse entendre ces propos sans frémir (...) "Si on voulait pousser, ce sont des propos comme on n'en a pas tenus en Europe depuis très longtemps" a déclaré François Bayrou. "Bien sûr, il appartient à des scientifiques de réagir à ces propos pour le moins suprenants. On a vu d'autres pays remettre en cause les théories de Darwin... Dans ce cas particulier, ce type de propos tend à excuser par avance tous les prédateurs d'enfants" a déclaré Jean-Louis Bianco.
5 avril : Du bon et du moins bon pour Nicolas Sarkozy
Le candidat de l'UMP a annulé un déplacement dans le quartier de la Croix-Rousse, à Lyon, du fait de la présence de 200 à 300 manifestants hostiles à sa venue. Une mauvaise nouvelle pour Nicolas Sarkozy compensée par une bonne, le soutien de Bernadette Chirac: "Si je suis là, c'est évidemment parce que je le soutiens" a-t-elle déclaré. "Je pense que Nicolas Sarkozy est le meilleur pour relever les défis de la France de demain, pour porter les espérances de la France de demain. Et donc je fais tout ce que je peux pour l'aider à gagner" a-t-elle ajouté. "Je voudrais dire à Bernadette Chirac que, pour nous deux, c'est une forme d'aboutissement" a déclaré Nicolas Sarkozy.
4 avril : Bernard Tapie soutient Nicolas Sarkozy
Ce n'est pas une surprise, Bernard Tapie a décidé de soutenir le candidat de l'UMP. C'est ce qu'il explique dans le Point: "Aujourd'hui, il n'y a pas photo: Sarkozy et Borloo ont mes faveurs. Sarkozy était jusque-là dans une logique de gouvernement sur un pied, mais depuis ce partenariat avec Borloo, il avance sur les deux". Pour Bernard Tapie, qui est pourtant membre du PRG (qui s'est allié au PS pour la présidentielle et les législatives) Ségolène Royal "manque d'expérience" et François Bayrou aurait dû avoir une autre démarche: déclarer qu'il est de droite et demander une primaire contre l'UMP.
3 avril : La TVA sociale proposée par Nicolas Sarkozy critiquée
La proposition de Nicolas Sarkozy sur une "TVA sociale" (financement de la protection sociale par la TVA) a provoqué des réactions hostiles à droite comme à gauche. "Le système de la TVA sociale consiste à bouger une partie des cotisations sur le travail pour les mettre sur la consommation" avait expliqué le candidat de l'UMP. Une TVA sociale, "c'est une augmentation des impôts, donc il n'a pas dit la vérité puisqu'il a dit qu'il n'allait pas augmenter les impôts" a commenté Ségolène Royal. "C'est dangereux parce qu'aujourd'hui les Français ont à faire face au problème de la vie chère, donc la vie va être encore plus chère" et "c'est dangereux pour la croissance" a-t-elle ajouté lors d'une conférence de presse. "Moi je propose le contraire, je propose une revalorisation des bas salaires pour relancer la consommation et donc relancer la croissance, donc je propose la solution tout à fait inverse" a-t-elle expliqué. Philippe de Villiers pense que "toute forme d'impôt supplémentaire est une erreur". Il a proposé sur Europe1 "une idée beaucoup plus simple": "c'est de trouver comme assiette des cotisations sociales de toutes les PME la différence entre le chiffre d'affaires et la masse salariale, de telle manière que celui qui embauche sera favorisé et l'importateur sera défavorisé". Pour Olivier Besancenot "la TVA reste l'impôt le plus injuste". Le candidat de la LCR "propose d'abolir sur les produits de première nécessité et l'alimentation". "Un milliardaire et un chômeur se trouvent sur un pied d'égalité" a-t-il ajouté sur France info.
3 avril : Nicolas Sarkozy veut des cellules de prison individuelles
Le candidat de l'UMP s'engage dans Lyon Hebdo pour prendre des mesures ("élaboration d'une loi pénitentiaire exigeante" et à la "création d'un contrôle général indépendant") afin qu'il ne soit "plus possible, en France, d'obliger un détenu à partager sa cellule". "Je m'y engage, le plus vite possible" a-t-il ajouté. Il a annoncé "la poursuite de la construction des établissements pénitentiaires".
2 avril: Nicolas Sarkozy présente "ensemble"
Le candidat de l'UMP a présenté lundi son nouveau livre, "ensemble": "C'est une lettre aux Français. C'est un livre qui m'engage" a-t-il expliqué. "La France traverse une triple crise: une crise politique, celle de l'impuissance publique, une crise économique et sociale, celle du travail; une crise d'identité, celle de ses valeurs" a-t-il expliqué. Nicolas Sarkozy s'est engagé à faire passer le taux de chômage à 5% avant 2012: "Je prends des engagements, je veux être jugé sur ses engagements". Nicolas Sarkozy avait déclaré lors du Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI qu'il s'engageait bien à réduire de quatre points de PIB en 10 ans le taux de prélèvements obligatoires: "On va rendre aux Français ces 68 milliards en 10 ans" avait-t-il déclaré. Il promet 15 milliards d'euros de baisse dès cet été. Il avait confirmé un "bouclier fiscal" à la hauteur de 50%.
1er avril: Gilles de Robien rejoint Nicolas Sarkozy
C'est après avoir "soigneusement pesé le pour et le contre", que Gilles de Robien a choisi de soutenir Nicolas Sarkozy plutôt que François Bayrou. Le ministre UDF l'a annoncé dans le JDD: "Je suis de nature fidèle mais les choses sont allés trop loin. Nous avons des divergences de fond", a-t-il déclaré. "Je ne sais pas soutenir le flou. Je ne sais pas adhérer au flou", a ajouté le directeur de campagne de François Bayrou en 2002. "Je trouve que c'est très bien, parce que tout mon effort, c'est de proposer à la France de gouverner autrement. Et pour gouverner différemment, il faut des équipes nouvelles (...) On ne peut pas faire du neuf avec du vieux" a déclaré François Bayrou suite à ce ralliement.
31 mars : Divergences entre l'alliance pour la planète et Nicolas Sarkozy
Nicolas Sarkozy, accompagné de Nathalie Kosciusko-Morizet, a rencontré un groupement d'associations environnementales à la Fondation Hulot comme l'avaient fait Ségolène Royal, François Bayrou ou José Bové. Nicolas Sarkozy ne se serait engagé sur "aucun" des moratoires défendus par le collectif Alliance pour la Planète. Le candidat de l'UMP souhaite plutôt "un grand 'Grenelle' de l'environnement en septembre". "Il y a des divergences importantes sur les ruptures à engager pour qu'on aille vers une société plus respectueuse de l'environnement", a déclaré après cet entretien, le directeur de campagne de Greenpeace France Yannick Jadot.
30 mars : Nicolas Sarkozy pour une taxe kilométrique et une TVA sociale
"Je souhaite que nous réfléchissions à la possibilité de créer une taxe kilométrique dont s'acquitteraient tous les poids lourds français et étrangers, pour l'utilisation des autoroutes non concédées et du réseau routier majeur" a déclaré le candidat de l'UMP dans "L'Officiel des transporteurs". Une taxe qui aura "un intérêt environnemental certain car elle encourage le ferroutage pour le transport de longue distance" a-t-il expliqué. Nicolas Sarkozy a également déclaré vendredi qu'il voudrait tester la mise en place d'une TVA sociale: "Le système de la TVA sociale consiste à bouger une partie des cotisations sur le travail pour les mettre sur la consommation".
29 mars : Sarkozy: Hulot "n'est pas le seul expert"
"Le choix du développement durable est un choix qui s'impose, à tout responsable politique digne de ce nom" a déclaré Nicolas Sarkozy en visite en Haute-Savoie. Il s'est déclaré favorable à l'inscription du Mont Blanc au patrimoine de l'Unesco. Le candidat de l'UMP a taclé Nicolas Hulot: il dit "des choses importantes, mais il n'est pas le seul, il y a bien d'autres spécialistes, bien d'autres chercheurs (...) Quand il dit par exemple que l'écologie doit être la seule priorité, je dis 'non '", a déclaré Nicolas Sarkozy.
28 mars : Nicolas Sarkozy ne s'engage plus sur la baisse des impôts
"Je n'augmenterai pas les impôts mais au contraire ferai tout pour les baisser" déclare le candidat de l'UMP dans la Tribune. "Je ne vois pas quelle gloire on peut tirer du fait que nos impôts sont quatre points plus élevés que la moyenne de l'Union européenne à 15" explique-t-il. Une baisse de quatre points qu'il envisageait en janvier et qui n'est plus d'actualité. Nicolas Sarkozy confirme par contre sa volonté de supprimer les droits de donation et de succession "pour que les familles, à l'exception des plus riches, puissent transmettre librement le fruit du travail de toute leur vie à leurs enfants". Le président de l'UMP affirme qu'il "rapprochera la fiscalité des entreprises de la moyenne européenne", car "il est évident que personne ne viendra créer des emplois chez nous si notre fiscalité continue à être la plus dissuasive d'Europe".
27 mars : Borloo et Sarkozy travaillent ensemble
Jean-Louis Borloo, qui avait conditionné son soutien à la prise en compte de son "programme de gouvernement", s'est spécialement rendu dans le sud de la France pour rencontrer Nicolas Sarkozy, et travailler avec lui. Une condition que certains voient d'un mauvais oeil à l'UMP, soupçonnant Jean-Louis Borloo de négocier un poste de Premier ministre. "Mon sujet, ce n’est pas de trouver un poste. Je suis prêt à refaire un tour de responsabilité mais je ne demande rien, je ne revendique rien, je ne négocie rien. Pas plus un poste de Premier ministre qu’une candidature à la mairie de Paris" a déclaré le ministre de la cohésion sociale.
Les deux hommes se sont mis d'accord sur plusieurs points. Sur la sécurisation des parcours professionnels qui passerait par un "contrat avec le service public de l'emploi" (fusion de l'ANPE et de l'Assurance-chômage) sur le principe de la flex-sécurité. Sur un "plan Marshall 2" pour les quartiers sensibles: 250.000 jeunes se verraient proposer un contrat rémunéré à mi-temps dans une entreprise et mi-temps en formation "qualifiante".
26 mars : Nicolas Sarkozy part, Hollande critique son bilan
François Baroin a remplacé Nicolas Sarkozy au ministère de l'Intérieur a annoncé lundi l'Elysée. François Baroin était annoncé pour ce remplacement parce qu'il est à la fois chiraquien et conseiller politique de Nicolas Sarkozy. Philippe Bas a remplacé Xavier Bertrand, porte-parole de Nicolas Sarkozy, au poste de ministre de la Santé et des solidarités.
Nicolas Sarkozy "aura été celui qui, jusqu'au dernier moment, aura fait des politiques extrêmement blessantes pour l'image que nous devons donner de notre pays" a déclaré François Hollande. "Jamais les violences aux personnes, les agressions physiques n'ont atteint ce niveau-là dans notre pays, et il serait là, en train de se réjouir de son propre bilan?" a-t-il ajouté.
25 mars : Nicolas Sarkozy: "Est-ce que j'assume ? La réponse est oui"
"J'ai été ministre des Finances et ministre de l'Intérieur. Je n'ai pas été président de la République ni Premier ministre (...) J'assume le bilan mais je ferai les choses autrement" a déclaré Nicolas Sarkozy dimanche au "Grand Rendez-vous" organisé par Europe 1, TV5 Monde et Le Parisien. Il a salué le soutien de Jacques Chirac: "Je dirais qu'il a été digne et sincère et que la sobriété de son soutien et la sobriété de ma réponse témoignaient d'une certaine dignité réciproque et d'une grande sincérité". Nicolas Sarkozy ne pense pas "tuer le père": "Ne l'ayant jamais considéré comme mon père je n'ai pas à faire ce qu'on fait d'habitude à son père".
23 mars : Nicolas Sarkozy et l'importance des régions ultramarines
"Dans l'identité de la France, nos régions ultramarines sont extrêmement importantes parce que cette identité, riche de sa diversité, cette jeunesse, cette ardeur, cette gaieté, ce soleil, c'est la France" a déclaré le candidat de l'UMP en Guadeloupe vendredi. Nicolas Sarkozy faisait ainsi référence à son souhait de création d'un ministère de l'immigration et de l'identité nationale. "L'avenir de la Guadeloupe, je ne le vois pas dans le RMI et l'assistanat. Je le vois dans une économie prospère, dans ses formations pour vos jeunes et dans des emplois pour chacun d'entre vous" a-t-il affirmé à des centaines de personnes sur la place du Moule.
22 mars: Rencontre Nicolas Sarkozy - François Chérèque
La rencontre entre le candidat de l'UMP et le secrétaire général de la CFDT a eu lieu jeudi au QG de campagne de Nicolas Sarkozy. "La rencontre s'est passée comme avec les autres candidats, dans de bonnes conditions. On a insisté sur le fait que la CFDT souhaite que la loi sur le dialogue social soit respectée. Monsieur Sarkozy nous a dit qu'il n'y avait pas de raison qu'il ne respecte pas cette loi" a déclaré le syndicaliste après cet entretien. Plusieurs points de désaccord entre les deux hommes: les 35 heures, le droit de grève entre autres. "Sur tous ces sujets, Monsieur Sarkozy nous a affirmé que cela passerait éventuellement par des négociations entre les partenaires sociaux et l'Etat. Je dis éventuellement parce que son élection n'est pas encore décidée par le peuple français" a ajouté François Chérèque.
21 mars : Sarkozy quitte le gouvernement avec le soutien de Chirac
L'annonce du départ de Nicolas Sarkozy du ministère de l'Intérieur a eu lieu ce matin à l'occasion du Conseil des ministres. Nicolas Sarkozy ne pouvait plus être ministre au delà du 23 mars. C'est à cette date que les membres du gouvernement seront appelés, à l'approche de l'élection présidentielle, à un devoir de réserve. Il quittera lundi ses fonctions a annoncé le chef de l'Etat. Xavier Bertrand, porte-parole de Nicolas Sarkozy et ministre de la santé, en fera de même. Jacques Chirac a apporté son soutien au candidat de l'UMP: "S'agissant de mes choix personnels, les choses sont simples. J'ai voulu la création de l'UMP pour permettre à la France de conduire une politique rigoureuse de modernisation dans la durée. Dans sa diversité, cette formation politique a choisi de soutenir la candidature de Nicolas Sarkozy à l'élection présidentielle, et ceci en raison de ses qualités", c'est donc"naturellement que je lui apporterai mon vote et mon soutien" a-t-il déclaré.
20 mars : Nicolas Sarkozy mobilise ses troupes
Une réunion de mobilisation a eu lieu au QG de campagne de Nicolas Sarkozy. "On entre dans une nouvelle phase de campagne où l'égalité de traitement rend l'exposition médiatique moins efficace. Il faut que le relais soit pris sur le terrain par les élus" aurait dit le candidat selon Hervé Novelli.
18 mars : Nicolas Sarkozy veut une jeunesse "autonome"
"Je vous promets que président de la République, je réveillerai la France pour qu'elle redevienne la nation de tous les possibles. La jeunesse, c'est l'âge où l'on croit dur comme fer qu'un rêve peut à lui seul changer le monde. Jeune, j'ai rêvé de le changer. Eh bien aujourd'hui il est temps de se dire qu'ensemble nous allons le faire !" a déclaré Nicolas Sarkozy au zénith de Paris dimanche dans un meeting destiné aux jeunes. "Je veux une jeunesse de France autonome, libre de réaliser ses projets et ses rêves" a-t-il ajouté. Le candidat de l'UMP a réaffirmé sa volonté d'un "grand plan Marshall de la formation pour tous les jeunes" des "quartiers".
17 mars: Skyrock reçoit Nicolas Sarkozy
"Si vous venez de vous réveiller, ce n'est pas un rêve, n'ayez pas peur!": c'est ainsi que Difool, animateur-vedette et directeur général de Skyrock, a commencé son interview de Nicolas Sarkozy samedi matin. La radio, qui s'adresse particulièrement aux jeunes, recevra lundi, François Bayrou, et mardi, Ségolène Royal. Le candidat de l'UMP s'est dit contre la dépénalisation du cannabis et que l'on ne peut pas "assimiler le vin à de la drogue". Nicolas Sarkozy a abordé la question des banlieues: "C'est pas la République qui s'incline devant les bandes, c'est les bandes qui doivent s'incliner (...) Ce que je veux c'est que dans les immeubles les jeunes se disent 'ça vaut mieux de se lever tôt le matin pour aller bosser, pour créer une famille, pour avoir un salaire plutôt que de dealer de la drogue'".
16 mars : Simone Veil n'aime pas la formulation "identité nationale"
Simone Veil revient dans Marianne sur le ministère "de l'immigration et de l'identité nationale " souhaité par Nicolas Sarkozy. "Je n'ai pas du tout aimé cette formule très ambiguë. J'aurais préféré parler d'un ministère de l'immigration et de l'intégration" a-t-elle expliqué. Pour Simone Veil, Nicolas Sarkozy reste "le plus qualifié pour devenir président de la République"..."Même si je ne suis pas toujours d'accord avec certaines de ses positions ou de ses attitudes" a-t-elle ajouté.
16 mars : Des radicaux valoisien lance un appel à Jean-Louis Borloo
Des membres du Parti radical valoisien (parti associé à l'UMP) appellent, dans Libération, Jean-Louis Borloo à soutenir François Bayrou. Ils dénoncent Nicolas Sarkozy "qui préfère tendre la main à l'extrême droite et délaisser les humanistes". "Il ne doit pas y avoir d'hésitations à choisir entre la fidélité à notre famille politique et l'attachement à nos valeurs" expliquent-ils. Mourad Ghazli, membre du comité exécutif du Parti radical, est un des signataires.
15 mars : Nicolas Sarkozy assure le plein-emploi dans les cinq ans
Le candidat de l'UMP était jeudi à Nantes pour un meeting où il a défendu son idée de ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale. "Depuis 1983, nous avons l'extrême droite la plus forte d'Europe et il faudrait faire comme si cela n'existe pas. Or, moi, je veux parler à ceux qui sont partis vers l'extrême droite parce qu'ils souffrent" a-t-il déclaré. Nicolas Sarkozy a pris des engagements. Sur l'emploi par exemple: "En cinq ans, nous pouvons atteindre le plein-emploi. Cet engagement, je le prends".
14 mars : Des propositions de Jean-Louis Borloo
On connaît quelques propositions développées dans le livre-programme de Jean-Louis Borloo. Il propose un transfert de charges des entreprises (20 % de charges en moins sur les salaires dans les entreprises de moins de 500 salariés) vers la CSG, la TVA, l'épargne, ou l'impôt sur les successions (le coût est de 18 milliards d'euros). Cette mesure serait étendue aux entreprises qui transforment des contrats précaires en CDI et des temps partiels en temps pleins, comme cela se fait en Espagne.
Il propose un transfert d'1,8 milliard d'euros des villes riches vers les villes pauvres. Le ministre de la cohésion sociale prône également un "small business act" en faveur des PME que l'on retrouve chez François Bayrou et Ségolène Royal. Autre mesure, 250.000 contrats de professionnalisation financés par l'Etat pour les jeunes des quartiers. Enfin, il souhaite la création d'une Ecole nationale supérieure réservée, dans un premier temps, aux jeunes des zones urbaines sensibles.
13 mars : Nicolas Sarkozy et le génie français
Le candidat de l'UMP était mardi à Besançon pour un meeting sur la France et sa culture. "Je continuerai à parler de l'identité nationale parce que je ne veux pas laisser le monopole de la nation à l'extrême droite. Je veux parler de la nation française parce que je n'accepte pas l'image qu'en donne Jean-Marie Le Pen" a-t-il lancé au public présent. "Il nous faut retrouver cette foi dans l'avenir, cette foi dans les capacités humaines et dans le génie français (...) la France des croisades et des cathédrales, la France des droits de l'homme et de la Révolution" a-t-il déclaré. Nicolas Sarkozy veut défendre la langue française (citant Rivarol "la langue française, c'est la langue humaine") et "mettre la francophonie au rang des priorités diplomatiques de la France". *
12 mars : Borloo: "Moi, quand je m'engage, je m'engage à fond"
Jean-Louis Borloo a expliqué sur France2 qu'il soutiendrait Nicolas Sarkozy si celui-ci s'engageait à appliquer les propositions de son livre-programme "L'architecte et l'horloger" (Edition du Moment). Un livre qu'il a écrit parce que "la société des approximations et des commentaires évite d'aller au fond des analyses". "J'ai fait cet effort de mettre noir sur blanc les objectifs et les méthodes d'un programme de gouvernement" a expliqué le ministre de la cohésion sociale. Rachida Dati, la porte-parole de Nicolas Sarkozy, avait annoncé la semaine dernière le ralliement de Jean-Louis Borloo.
12 mars : Dominique de Villepin avec Nicolas Sarkozy
"Je suis aujourd'hui avec Nicolas Sarkozy pour défendre les idéaux de notre famille politique et pour que le choix des Français soit le plus éclairé possible" a déclaré lundi le Premier ministre sur Europe1. Dominique de Villepin avait dit qu'il se prononcerait après l'allocution du chef de l'Etat. Nicolas Sarkozy s'est dit "très sensible" à ce soutien : "Il a conduit les deux campagnes victorieuses de Jacques Chirac en 1995 et 2002, il a une grande expérience. C'est pour moi quelque chose d'important" a-t-il expliqué.
10 mars: réactions en chaîne
Jeudi soir, Nicolas Sarkozy était sur le plateau de France2. Il y a présenté ses mesures sur le thème de l'immigration. Une nouvelle loi serait votée dès juillet lors d'une session extraordinaire du Parlement "pour encadrer le regroupement familial". Trois conditions seraient posées pour le regroupement: "un logement pour les loger", "un travail pour la faire vivre", "des rudiments de français avant de venir en France". Nicolas Sarkozy estime que sur cette question, il faut "un ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale".
Un amalgame qui a provoqué nombre de réactions. "Sa proposition est exécrable" a déclaré Dominique Voynet samedi sur TF1. Elle propose "quelque chose de radicalement différent, sortir, bien sûr, l'immigration de l'orbite du ministère de l'Intérieur pour faire un ministère de la coopération internationale et des migrations". "Accoler immigration et identité nationale renvoie aux épisodes les plus sombres de notre histoire" a fait savoir Marie-George Buffet dans un communiqué. Au FN, on parle d' "une petite opération de racolage".
François Bayrou a déclaré vendredi sur Europe1 que Nicolas Sarkozy avait franchi "une frontière en enfermant dans la même phrase immigration et identité nationale". "Puisque Simone Veil s'est prononcée pour Nicolas Sarkozy, je lui demande si elle est prête à apporter son soutien et sa caution à un ministère, ouvrez les guillemets, de l'immigration et de l'identité nationale" a-t-il ajouté.
François Hollande craint "vraiment que dans cette campagne (...) Nicolas Sarkozy ne soit dans un flirt poussé avec les thèses du FN". Nicolas Sarkozy "a fait voter deux lois d'immigration et maintenant, dans la campagne présidentielle, tout à trac, il nous annonce une nouvelle loi, un nouveau ministère, pas n'importe quel ministère! Et là les mots ont un sens : ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale", a déclaré le premier secrétaire du PS sur France info.
9 mars: Nicolas Sarkozy propose une nouvelle loi sur l'immigration
Le candidat de l'UMP était à 7h30 au salon de l'agriculture vendredi pour assister à la traite des vaches et prendre petit-déjeuner composé de viandes et de charcuteries avec les exposants. Jeudi soir, il était sur le plateau de France2. Il a présenté ses mesures sur le thème de l'immigration. Une nouvelle loi serait voté dès juillet lors d'une session extraordinaire du Parlement "pour encadrer le regroupement familial". Trois conditions seraient posées pour le regroupement: "un logement pour les loger", "un travail pour la faire vivre", "des rudiments de français avant de venir en France". Nicolas Sarkozy estime que sur cette question, il faut "un ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale".
8 mars : Nicolas Sarkozy ne veut pas d'une VIème République
"Plutôt que de tirer un trait sur la Vème République et proposer d'en inventer une VIème dont on peine à percevoir les contours, il vaut mieux chercher à moderniser l'esprit et la pratique du texte actuel". Nicolas Sarkozy a publié jeudi une tribune dans le journal Le Monde sur les institutions. Il y prône une "plus grande maîtrise" de l'ordre du jour par les parlementaires, "un véritable statut" de l'opposition qui pourrait créer une commission d'enquête ou présider certaines commissions permanentes. "Les Français et leurs représentants ont le droit de s'assurer que ceux qui auront l'immense responsabilité de préserver leurs intérêts patrimoniaux, de financer des politiques publiques essentielles ou de réguler les libertés auront été désignés sur la base de leurs compétences, de leur hauteur de vues et de la qualité de leur projet" explique-t-il au sujet des nominations dans les différents Conseils ( Constitutionnel, concurrence,audiovisuel...).
7 mars : Nicolas Sarkozy et la défense nationale
Nicolas Sarkozy a expliqué lors de la "journée UMP défense" qu'il souhaitait maintenir le budget de la défense "au moins à son niveau actuel, soit de l'ordre de 2% du PIB". "C'est le seuil incompressible pour disposer de forces armées bien entraînées, bien équipées, aptes à assurer la protection de notre territoire et la sécurité des Français" a-t-il ajouté. Le président de l'UMP estime que dans ce domaine, il faut "renforcer les pouvoirs du Parlement".
6 mars : Nicolas Sarkozy pour un droit opposable à la garde d'enfant
Nicolas Sarkozy était en meeting dans le Val d'Oise. Il a repris l'idée du "pass foncier" de Jean-Louis Borloo, théoriquement en vigueur aujourd'hui. "Je veux créer un prêt foncier à taux zéro permettant aux familles qui n'ont pas d'apport d'accéder quand même à la propriété en ayant la possibilité de retarder le remboursement du terrain" a-t-il donc déclaré. Le président de l'UMP veut "rendre opposable le droit à la garde de tout enfant de moins de trois ans": "concrètement, toute famille de bonne foi qui n'aura pas trouvé de solution de garde pourra demander à sa municipalité de lui trouver une solution" a-t-il expliqué.
5 mars : Sarkozy: "la politique de l'immigration doit être au 1er rang"
"La question de l'immigration est centrale pour l'équilibre de la société française (...) A cette question, plusieurs réponses sont possibles. Celle que nous choisirons dessinera le visage de notre pays dans 20 ans" a déclaré le ministre de l'Intérieur lundi à Marseille. "La politique de l'immigration doit être au premier rang sur notre agenda national, sur notre agenda européen, sur notre agenda méditerranéen, sur notre agenda international. Pour ma part, j'entends bien m'y employer" a-t-il ajouté. Nicolas Sarkozy a voulu expliquer sa différence avec Jean-Marie Le Pen: "moi, j'essaie de faire de l'immigration un thème d'action. Il est pour l'immigration zéro, je suis pour l'immigration choisie. Il faut que les partis républicains parlent de ce sujet. S'ils ne le font pas, les partis extrémistes s'en empareront".
2 mars : Nicolas Sarkozy contre l'idéologie en matière d'écologie
Le candidat de l'UMP était jeudi soir à Bordeaux pour un meeting. Il y a développé sa vision de l'écologie. "On ne sauvera pas l'humanité en faisant de l'écologie une idéologie totalitaire, qui se donnerait pour objectif de libérer l'homme de la civilisation pour le renvoyer à l'état sauvage (...) On ne sauvera pas l'humanité en appauvrissant tout le monde et en partageant le travail. Je refuse que l'on somme l'homme de choisir entre la croissance et le respect de l'environnement" a-t-il déclaré. "Hier, l'homme avançait sans réfléchir. Aujourd'hui, le même homme n'ose plus bouger, lesté par les remords, la culpabilité et le principe de précaution (...) Hier on faisait trop. Aujourd'hui, on a la tentation de ne plus rien faire" a-t-il ajouté.
28 février : La politique étrangère de Nicolas Sarkozy
Le candidat de l'UMP a donné mercredi lors d'une conférence de presse sa vision de la politique internationale. Il a souhaité que la campagne électorale soit l'occasion d' établir un diagnostic. Nicolas Sarkozy a salué la politique du chef de l'Etat dans ce domaine ("l'action de Jacques Chirac a été à bien des aspects exemplaire"). "Je veux une France libre, je veux une Europe libre, je demande donc à nos amis Américains de nous laisser libres, libres d'être leurs amis. L'amitié, ce n'est pas la soumission" a-t-il déclaré. Sa priorité, c'est l'Europe et pour cela, il faut "résoudre la crise institutionnelle européenne".
En ce qui concerne la Défense, Nicolas Sarkozy estime que budget "minimum" est de 2% du PIB. La présence militaire de la France en Afrique "devra être limitée au strict minimum lorsque l'Union africaine se sera dotée d'une capacité stratégique et militaire pour rétablir elle-même la légalité internationale sur le continent". "Soit la France n'intervient pas et on l'accuse de manquer à ses engagements bilatéraux, d'abandonner des gouvernements souverains et des peuples en détresse. Soit elle intervient et on lui reproche de s'ingérer dans les affaires intérieures d'un Etat souverain" a-t-il ajouté sur ce sujet.
Enfin, sur l'Iran, Nicolas Sarkozy estime que ce pays ne peut avoir l'arme atomique: "C'est maintenant à l'Iran de choisir entre la coopération avec la communauté internationale et des sanctions accrues. Il ne faut pas hésiter à renforcer les sanctions car je crois à l'efficacité de ces sanctions. "Dire ceci, c'est aussi pour moi une façon de dire à l'Iran qu'une coopération est possible, que nous ne sommes pas condamnés à la confrontation" a-t-il expliqué .
27 février : Nicolas Sarkozy: "je suis le challenger"
Nicolas Sarkozy a accordé une interview lors de sa visite à Madrid au quotidien El Mundo. Il se présente comme le "candidat du changement face à une candidate conservatrice". "Je ne suis pas le favori, mais le challenger. C'est moi qui propose de profonds changements pour notre pays" affirme-t-il. Nicolas Sarkozy y affirme que le projet de Ségolène Royal est "un recul, un retour en arrière, la généralisation du nivellement, de l'égalitarisme et de l'assistanat".
24 février : "A bas l'autorité! C'était cela le programme de mai 68!"
Nicolas Sarkozy a rejeté vendredi soir lors d'un meeting à Perpignan l'héritage de mai 68 qu'il résume ainsi: "L'obéissance de l'enfant à ses parents, c'est fini!", "la supériorité du maître sur l'élève, c'est fini!", "la soumission à la loi, c'est fini!", "le pouvoir de la police, c'est fini!", "l'amour de la patrie, la fidélité à la France, à son drapeau, la gratitude vis-à-vis de ceux qui se sont battus pour elle, c'est fini!". Le président de l'UMP a expliqué à son auditoire les conséquences de mai 68: "la parole de l'élève vaut celle de l'instituteur, une émission de variétés vaut une pièce de Racine, l'intérêt particulier vaut l'intérêt général, le délinquant vaut la victime, la loi des bandes vaut celle de la République, le non travail vaut autant que le travail". Il est temps de dire non à ce formidable mouvement d'inversion des valeurs".
Le retour de l'autorité passe pour Nicolas Sarkozy par un changement chez de l'action des magistrats: "le fait d'être un magistrat ne vous exonère pas de votre responsabilité, il la renforce! (...) Je veux que les juges soient responsables de leurs actes quand ils commettent des fautes, comme n'importe quel citoyen". Le retour de l'autorité passe aussi, a-t-il déclaré, par des enseignants qui jouent un rôle "d'éducateur".
23 février : Dominique de Villepin fera campagne avec Nicolas Sarkozy
"Nicolas Sarkozy fait une bonne campagne. Je fais partie d'une famille politique, je défends les idéaux de cette famille politique, donc j'estime que cette contribution, je la jouerai à plein" a dit Dominique de Villepin sur France2 jeudi soir. Interrogé sur son avenir, le Premier ministre a expliqué qu'il n'avait pas décidé: "Il y a beaucoup de façons de mener des combats. Il y a différentes façons de se battre pour son pays, pour le monde. Donc je verrai le moment venu" a-t-il ajouté.
22 février : Sarkozy pour un traité européen ratifié par le parlement
Le président de l'UMP a renouvelé son idée de traité avec les partenaires européens ratifié par le parlement en meeting à Strasbourg: "Je proposerai à nos partenaires européens de nous mettre d'accord sur un traité simplifié qui reprendra les dispositions du traité constitutionnel nécessaires pour que l'Europe puisse se remettre en marche" a-t-il déclaré. "Nous devons être capables de proposer aux peuples européens une Europe où la politique monétaire ait pour objectifs la croissance et l'emploi et pas seulement l'inflation" a-t-il ajouté. Nicolas Sarkozy est partisan d'une Europe politique où l'on puisse élire un président de l'Union pour deux ans et demi et souhaite "mettre fin à la règle de l'unanimité".
21 février : les 100 premiers jours du président Sarkozy
Nicolas Sarkozy entend faire voter un "paquet fiscal" dès le mois de juillet s'il est élu président. C'est ce qu'il explique dans le Parisien de mercredi. Voici les principales mesures fiscales des 100 premiers jours au pouvoir:
- exonération de cotisations sociales et d'impôts sur les heures supplémentaires
- défiscalisation des intérêts de l'emprunt pour l'achat d'un appartement
- suppression des droits sur les successions et les donations "pour 90% des Français"
- possibilité pour un contribuable soumis à l'impôt sur la fortune d'investir (et donc de déduire de l'ISF) jusqu'à 50.000 euros dans des PME françaises "quelles qu'elles soient, c'est-à-dire pas seulement les plus innovantes"
Il est aussi question d'un paquet "social" lors de ces 100 jours, qui comprend "la loi sur le service minimum dans les services publics (qui) n'a pas à être discutée". "C'est la même chose pour le vote obligatoire à bulletins secrets au bout de huit jours de grève dans les entreprises et les universités en grève" déclare-t-il. "Tout ce qui touche au droit du travail devra d'abord être négocié entre salariés et patrons" pendant une période de quatre à six mois maximum. La liberté de candidature au premier tour des élections professionnelles, la réforme des régimes spéciaux, le contrat de travail et l'égalité des salaires entre les femmes et les hommes seront soumis à discussion. Le président de l'UMP rappelle sa volonté de remplacer un départ à la retraite sur deux dans la fonction publique, et de mettre en place une franchise sur les frais de santé.
Autres mesures urgentes pour Nicolas Sarkozy, l'abaissement de la majorité pénale de 18 à 16 ans pour les mineurs récidivistes et l'établissement de peines planchers pour les multirécidivistes majeurs.
20 février : Nicolas Sarkozy réorginise son équipe de campagne
François Fillon et Brice Hortefeux vont désormais mener ensemble la campagne de Nicolas Sarkozy. "Le seul objectif de cette fusion, c'est de parvenir à une plus grande synergie et à une plus grande coordination de ceux qui s'expriment au nom du candidat" a expliqué dans le Figaro, Brice Hortefeux. Les parlementaires UMP, beaucoup plus disponibles avec la fin de la session, seront chargés de mener la campagne. Une première séance de travail co-animée par François Fillon et Brice Hortefeux a eu lieu mardi matin.
15 février : Breton: la baisse des prélèvements obligatoires qu'après 2010
Pour le ministre des finances, Nicolas Sarkozy n'appliquera la baisse des prélèvements obligatoires qu'après 2010. "Dans les dix années, la proposition qui est la proposition de la France, c'est que, jusqu'en 2010, nous poursuivons massivement le plan de désendettement. Et puis après ça, commencer à baisser les prélèvements obligatoires sur les six-sept ans qui viennent" a déclaré Thierry Breton jeudi sur Canal plus.
15 février : Nicolas Sarkozy en visite à la Réunion
Nicolas Sarkozy est sur l'île de la Réunion en tant que ministre pour signer un contrat de projet Etat-Région 2007-2013 et en tant que candidat pour y tenir un meeting. Le président de l'UMP s'est opposé à la proposition de Ségolène Royal pour les ultramarins: "Si elle parle de préférence régionale au sens de réserver des postes aux concours administratifs locaux pour les originaires d'outre-mer, je ne peux que constater que cette proposition est contraire au principe d'égalité républicaine" a-t-il expliqué.
14 février : la stratégie de Nicolas Sarkozy
Le président de l'UMP explique dans "Les Echos" sa volonté de "modernisation de la démocratie sociale" dans la perspective de ses réformes. Le contrat de travail, les heures supplémentaires feront l'objet de négociations dans une certaine mesure: "Il n'est pas question pour moi d'avancer sans concerter", mais "le principe de l'exonération des impôts et des charges n'est pas négociable".
"Mes priorités fiscales seront l'exonération des heures supplémentaires, la suppression des droits de succession pour la quasi-totalité des ménages et la déduction des intérêts d'emprunt pour financer l'acquisition de son logement" a expliqué le ministre. Nicolas Sarkozy pense aussi à la "réorganisation du ministère de l'Economie et des Finances": "Il y aurait d'un côté la gestion des comptes, ceux de l'Etat et de la Sécurité sociale, qu'il serait logique de réunir" a-t-il précisé. Enfin, l'Etat pourrait céder une nouvelle part du capital d'EDF pour combler la dette publique.
Nicolas Sarkozy a aussi déclaré que le coût de son programme était de 30 milliards d'euros en cinq ans (dont 15 de réductions fiscales).
13 février : des cocktails Molotov comme comité d'accueil ?
Nicolas Sarkozy a annulé un déplacement prévu mardi matin dans la cité des Tulipes de Nanterre. Les Renseignements généraux sont venus inspecter les lieux avant cette annulation.
Huit cocktails Molotov prêts à l'emploi ont été découverts samedi à Argenteuil par la police. Deux voitures ont été incendiées et un engin incendiaire. Rachida Dati, porte-parole du candidat de l'UMP avait expliqué sur LCI que Nicolas Sarkozy allait retourner à Argenteuil. Une ville où en 2005 il avait parlé de débarrasser le quartier de ses "racailles". Un "comité d'accueil l'a peut-être attendu. Comme il n'est pas venu, ils ont utilisé leurs munitions pour autre chose" a déclaré la police.
11 février : Nicolas Sarkozy veut rassembler
André Santini (UDF) a officialisé son ralliement à Nicolas Sarkozy lors de la réunion parisienne des comités de soutien de Nicolas Sarkozy. "Tu es le seul candidat capable de gagner" a-t-il dit au président de l'UMP. Un ralliement qui n'a "aucune importance" pour François Bayrou qui était sur Canal plus au même moment. Nicolas Sarkozy a ensuite pris la parole. "Si je suis élu, je serai un président pour tous les Français, y compris celui qui ne m'aura pas choisi" a-t-il promis. "Je ne suis pas candidat pour rassembler uniquement ceux qui ont toujours pensé de la même façon, mais pour créer les conditions d'un immense rassemblement au service de la France" a-t-il ajouté.
8 février : Sarkozy veut des consultations chez le généraliste à 23 euros
Le président de l'UMP déclare dans Le Généraliste qu'il compte lancer une campagne contre les abus, les fraudes et les gaspillages qui représentent 5% à 10% des dépenses de santé: "Soyons donc intraitables avec les abus, les fraudes et les gaspillages et nous verrons différemment le problème du déficit". Dans le Quotidien du Médecin, il prône la transformation de la Cartes Vitale en "véritable carte de crédit santé assortie de tous les dispositifs de sécurité nécessaires".
Nicolas Sarkozy confirme dans cet entretien sa volonté de créer une "franchise" pour "responsabiliser" les patients et se dit "favorable à la revalorisation de la consultation chez le généraliste à 23 euros". Une revalorisation qu'il souhaite "au plus vite". "Je suis clairement favorable à ce que la rémunération de leurs actes soient enfin alignée sur celle des spécialistes" ajoute-t-il.
7 février : Nicolas Sarkozy veut créer un rassemblement
"Le rassemblement allemand de la droite et de la gauche est un rassemblement contraint. Le rassemblement que je souhaite est un rassemblement voulu et assumé" a déclaré Nicolas Sarkozy mardi. Le président de l'UMP était satisfait de l'audience de l'émission de lundi sur TF1: "j'ai fait beaucoup mieux que la série FBI, portés disparus, sur France 2 (...) c'est la preuve que la politique, ça intéresse" a-t-il dit.
7 février : Un rapprochement UMP- UDF ?
Pour Pierre Méhaignerie, secrétaire général de l'UMP, "il n'y a pas d'autre alternative que le rassemblement de l'UMP et de l'UDF pour le deuxième tour". Pierre Méhaignerie évoque l'entrée de ministres UDF dans un gouvernement en cas de victoire de Nicolas Sarkozy, et souhaite "à partir du rapport de forces du premier tour", des négociations en vue des législatives.
6 février :Nicolas Sarkozy face à un panel de Français
Nicolas Sarkozy a participé lundi soir à la nouvelle émission politique de TF1 (8,2 millions de téléspectateurs en moyenne) qui permet à un panel de Français de poser des questions au candidat. Extraits des propos du président de l'UMP:
- "Il n'y a pas de raison que certains Français cotisent 40 ans, d'autres 37,5 ans. Ce n'est pas normal. On doit les porter à 40 ans, dégager des marges de manoeuvre et les 3 millions de retraités qui ont à peine le minimum vieillesse, on doit les augmenter"
- "Je propose qu'on ne puisse pas refuser deux offres d'emplois successives qui correspondent à vos formations, parce que les indemnités sont payées par ceux qui travaillent"
- "Les pauvres sans travail, il faut tout faire pour leur trouver une activité. Mais j'ai proposé qu'il n'y ait pas un seul minima social accordé à un pauvre sans travail sans qu'on lui demande en contrepartie une activité"
- "Je ferai la réforme des régimes spéciaux" de retraite"
- "Quand on habite en France, on respecte ses règles: on n'est pas polygame, on ne pratique pas l'excision sur ses filles, on n'égorge pas le mouton dans son appartement"
- "Je n'accepte pas qu'on me dise homophobe parce que je refuse l'adoption par les couples homosexuels"
"Nicolas Sarkozy, souvent sur la défensive, est moins à l'aise face à la réalité sociale d'une France qui souffre encore plus depuis cinq ans. Il n'est pas le candidat de la réconciliation et du rassemblement, il l'a démontré ce soir tout au long de ces deux heures", a déclaré Julien Dray après l'émission. "Nicolas Sarkozy veut échapper à son bilan, il est tout simplement le candidat de la majorité sortante, et maquiller son projet parce qu'il est tout simplement le candidat de la droite dure (...) On a déjà eu un Jacques Chirac, on n'en a pas besoin d'en avoir deux, en plus dangereux!" a dit mardi matin François Hollande lors d'un point presse. "Tout ne sera pas possible, c'est ça que répète François Bayrou. Il y aura des priorités à faire. Nous sommes dans des situations budgétaires qui imposeront des choix. Ce sont ces choix que les Français attendent et non pas des déclarations successives de promesses inconsidérées" a déclaré François Sauvadet (UDF).
Jean-Marie Le Pen, Marie-George Buffet, et Olivier Besancenot seront les invités de la même émission lundi prochain.
6 février : François Chérèque (CFDT): Sarkozy "noirci le tableau"
Pour le secrétaire général de la CFDT, Nicolas Sarkozy a sur TF1 dressé "un tableau trop négatif" de la situation. Il a donné des exemples mardi sur Europe1:
- "Il nous dit: 'Les retraités sont de plus en plus pauvres', c'est faux ! On a des problèmes avec les retraités les plus pauvres, mais les retraités sont la catégorie sociale dont le pouvoir d'achat s'est le plus amélioré depuis 20 ans"
- "Il nous a dit 'le SMIC, c'est la moitié de Français': c'est pas vrai ! Il y a 17% des Français au SMIC"
- "Il nous dit: 'Il n'y a pas de politique familiale au premier enfant', c'est faux !: on est le seul pays en Europe où on a un quotient familial qui réduit les impôts pour tous les Français dès le premier enfant"
- "Il nous dit les classes moyennes ne peuvent plus s'acheter de maisons: je veux bien qu'il y ait un problème de logement et des classes moyennes qui vont de plus en plus loin dans les banlieues pour habiter, mais quand même ils achètent des maisons !"
2 février : Nicolas Sarkozy veut s'occuper des enseignants
"On ne peut prétendre que l'école est une priorité si on n'assure pas le respect et le prestige de la fonction enseignante"... Nicolas Sarkozy a demandé à Xavier Darcos d'effectuer une mission sur une amélioration des conditions de travail, du statut et du revenu des enseignants. "Je ne souhaite pas une réforme du statut des enseignants, mais une amélioration nette et indiscutable de leurs conditions de travail, de leur statut social et de leurs revenus" a expliqué le président de l'UMP.
Nicolas Sarkozy a réaffirmé sa volonté de création d'études surveillées. "Je souhaite que les enseignants volontaires pour diriger ces études, comme ceux qui seront volontaires pour faire du soutien scolaire, reçoivent un surcroît de rémunération" a précisé le président de l'UMP.
Et une allocation familiale dès le premier enfant
Nicolas Sarkozy a déclaré lors d'une réunion publique vendredi à Maison-Alfort qu'il souhaitait "qu'une allocation familiale soit versée dès le premier enfant". "Parce que le premier enfant représente une charge très lourde pour les jeunes couples, qui sont au début de leur carrière professionnelle, qui souvent enchaînent les petits boulots et son confrontés à la précarité" a-t-il expliqué. "Je souhaite que dans ce rôle ils soient soutenus, aidés, accompagnés, que cette charge soit prise en compte dans le calcul de l'impôt, de la contribution sociale généralisée, des retraites" a-t-il ajouté.
1er février : Nicolas Sarkozy et "la France qui se lève tôt"
"Je suis venu à Rungis pour voir la France qui se lève tôt parce que je pense toujours que le problème de la France c'est le travail (...) Il faut respecter le travail, il faut le valoriser et il faut le récompenser et ici, ils savent ce que c'est que le travail" a déclaré Nicolas Sarkozy tôt le matin à Rungis, marché de gros près de Paris.
Le président de l'UMP en a profité pour tacler Ségolène Royal: "Je veux faire une campagne de fond pour dire que je veux convaincre. Elle fait une campagne d'image et dit 'je vais gagner'. On ne fait pas le même métier" . "Si j'étais comme les autres, est-ce que je ferais des cartons d'audience? Je ne sais pas si je vais gagner. Mais jusqu'à présent, ma stratégie a été gagnante" a-t-il ajouté.
30 janvier : Nicolas Sarkozy vante Tony Blair
"Les socialistes européens devraient être fiers de ce qu'a fait l'un des nôtres" a déclaré Nicolas Sarkozy en visite à londres avant de rectifier "l'un des leurs". "La façon dont il a conduit la Grande-Bretagne avec la résolution du problème de l'Irlande du Nord, le plein emploi, la modernisation du pays, c'est quelque chose qui doit nous faire réfléchir (...) même "s'iI ne s'agit pas de plaquer un modèle qui n'est pas le nôtre" a-t-il ajouté.
Et promet le plein emploi
"Le plein emploi est possible en France. C'est un engagement que je prends" a déclaré mardi le candidat à l'élection présidentielle. Nicolas Sarkozy a affirmé qu'en contrepartie du droit à indemnisation-chômage, il devait y avoir "le devoir d'exercer une activité ou de prendre un travail". "On ne peut pas refuser éternellement une proposition qui correspond à ses ambitions ou à ses compétences" a-t-il ajouté. Le président de l'UMP a également précisé qu'il pensait mettre en place un contrat de travail inspiré du CNE où "les droits des salariés se renforcent au fur et à mesure qu'ils ont de l'ancienneté dans le contrat".
30 janvier : Copé: "On doit, chacun, être à sa tache gouvernementale"
"C'est un sujet assez classique: à toute campagne présidentielle, il faut naturellement que le gouvernement continue de conduire les chantiers, mais les exigences de la campagne, c'est aussi de participer au débat, de promouvoir nos propositions et de combattre ce qu'il y a en face" a déclaré Jean-François Copé mardi sur canal plus. "Il ne faut pas se tromper de cible: l'objectif, c'est d'avoir un débat dans lequel on montre que le bilan du gouvernement permet de passer à la vitesse supérieure et d'ouvrir des chantiers nouveaux" a-t-il ajouté.
29 janvier : Et sur le droit de grève
Xavier Bertrand a annoncé également de "nouvelles règles" qui s'appliqueront si son champion est élu "dans les entreprises en charge d'un service public, dans les universités et dans les administrations", où "la grève se poursuivra si une majorité y est favorable". Lors de son congrès d'investiture, Nicolas Sarkozy avait annoncé une loi qui "impose le vote à bulletins secrets dans les 8 jours du déclenchement d'une grève".
28 janvier : Nicolas Sarkozy revient sur la généralisation du CNE
"Le CNE (contrat nouvelles embauches) , avec 800.000 contrats signés et 240.000 créations d'emplois, a montré que l'assouplissement de notre droit du travail permettait de libérer les embauches. Mais il a aussi des défauts comme l'absence de la motivation de rupture du contrat et une période d'essai beaucoup trop longue. Notre intention n'est donc pas de la généraliser" a déclaré dans le journal la Tribune Xavier Bertrand, porte-parole du candidat de l'UMP. Nicolas Sarkozy devrait, selon son porte-parole, plutôt s'inspirer du "modèle danois", pour "offrir davantage de sécurité aux salariés et davantage de souplesse pour les entreprises". Le président de l'UMP avait parlé de généraliser le CNE.
25 janvier : Nicolas Sarkozy veut "être proche des ouvriers"
La gauche "ne comprend rien à la France qui n'a jamais été rien d'autre qu'une synthèse (...) cette gauche-là n'a rien à voir avec celle de Jaurès, ni avec celle de Blum" a déclaré le président de l'UMP en meeting jeudi soir à Saint-Quentin. "Les ouvriers cela fait trop longtemps qu'ils ont été oubliés par la gauche. C'est pour cela que beaucoup sont partis vers le FN" a-t-il lancé.
"Il y a une réalité ouvrière. Je veux une France où il y a des ouvriers et des paysans. C'est une mémoire de la civilisation. C'est pour ça que dans tous mes déplacements je veux aller dans des usines" a-t-il expliqué. "Il faut cesser de dévaluer le travail en surévaluant la monnaie. Il faut cesser de faire du travailleur la seule variable d'ajustement de l'économie. Cela je ne l'accepterai jamais" a-t-il ajouté sous les applaudissements. Nicolas Sarkozy a rappelé sa devise: "travailler plus pour gagner plus".
22 janvier : "La prison doit changer, la prison va changer"
"Je suis pour une certaine sévérité, je trouve que celui qui a fait une faute doit être puni et assumer les conséquences de sa faute. Mais je pense que nos prisons doivent être modernisées" déclare Nicolas Sarkozy sur son site de campagne. "Il y a trop de malades psychiatriques dans nos prisons et il faut créer des hôpitaux-prisons pour la partie psychiatrique de la détention" explique-t-il. "Il faut que la prison prépare à la réinsertion" parce qu' "Il faut bien penser que celui qui a payé sa dette doit reprendre sa place dans la société" ajoute-t-il.
22 janvier : les réformes fiscales de Nicolas Sarkozy
"Notre premier grand problème est celui du pouvoir d'achat. Pourquoi avons-nous, depuis quinze ans, un taux de croissance inférieur de 1% à celui des meilleurs des pays libres ? Parce que les salaires sont trop bas, les charges trop lourdes, la pression fiscale trop élevée" déclare dans le Monde Nicolas Sarkozy. Ses propositions:
- il affirme qu'il ne supprimera pas l'impôt de solidarité sur le fortune (ISF) s'il est élu, mais qu'il y aura un "bouclier fiscal à 50% en intégrant la contribution sociale généralisée et la contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS)": en résumé, "nul ne paiera au fisc plus que la moitié de ce qu'il a gagné"
- il propose que "95% des Français soient exonérés des droits de succession"
- il veut que "les entreprises ne payent pas de cotisations sur les heures supplémentaires" et que "le salarié ne paie pas d'impôt sur le revenu supplémentaire qu'il perçoit"
- il propose la déduction de "100% des intérêts d'emprunt contracté pour l'acquisition (d'un logement) de son impôt sur le revenu"
20 janvier : Nicolas Sarkozy et l'hypothèse d'un échec
Invité de l'émission "Chez FOG", Nicolas Sarkozy a dit qu'en cas d'échec au premier tour, il prendrait un coup sur la tête et que cela demanderait une réflexion. "Je me dis 'Comment t'as fait pour louper une occasion pareille? Comment t'as pu être aussi mauvais (...) La première chose, c'est que je n'incrimine aucun de mes collaborateurs, aucun de mes amis, et 'il faut vraiment que tu fasses un autre métier mon vieux'. Reconversion" a-t-il lancé.
18 janvier : le budget de la recherche en question
Nicolas Sarkozy s'est prononcé jeudi, lors de sa visite de l'Ecole supérieure d'électricité Supélec, sur ce thème: "Je crois que la recherche doit être avec l'enseignement supérieur la première priorité budgétaire de l'Etat. Je vous propose pour y parvenir un effort historique: augmenter d'un quart le financement de la recherche publique, soit quatre milliards d'euros".
14 janvier : L'UMP célèbre Nicolas Sarkozy
"Toute ma vie j’ai rêvé d’être utile à la France, à mon pays, à ma patrie. Aujourd’hui vous venez de réaliser la première étape de ce rêve" a déclaré le président de l'UMP lors de son discours d'investiture. Nicolas Sarkozy a voulu se présenter comme un homme plein d'humanité :
"j'imaginais qu'un homme fort se devait de dissimuler ses émotions. J'ai depuis compris qu'est fort celui qui apparaît dans sa vérité. J'ai compris que l'humanité est une force pas une faiblesse".
Extraits:
"
Quand les entreprises savent qu’elles pourront licencier en cas de difficulté, elles embauchent plus facilement. Je veux protéger les personnes plutôt que les emplois. Je veux sécuriser les parcours professionnels plutôt qu’empêcher les licenciements. Je veux créer un contrat unique à durée indéterminée qui remplacera les contrats précaires et qui permettra aux salariés d’acquérir progressivement des droits. Je veux que les bas salaires soient garantis en cas de perte d’emploi, en contrepartie de l’obligation de ne pas refuser plus de deux offres d’emplois successives. Quand on est indemnisé par la société on doit accepter l'offre d'emploi correspondant à vos qualifications qui vous est proposée".
"Je veux que l'Etat soit contraint de laisser à chacun au moins la moitié de ce qu'il à gagné. Je veux un bouclier fiscal à 50% y compris la CSG et la CRDS. Tout vaut mieux que de taxer l’homme au travail. Tout vaut mieux que de taxer le travailleur qui crée la richesse. Je veux taxer le pollueur plutôt que le travailleur. Je veux taxer les importations qui ne respectent pas les normes internationales plutôt que le travail. Je préfère taxer la consommation plutôt que l’emploi. C’est le travail qui crée le travail. Le travail contribuera à rééquilibrer nos finances publiques. Il refera de la France une République fraternelle. Je veux être le Président de tous ces Français qui pensent que l’assistanat est dégradant pour la personne humaine".
"Je n’aime pas la manière dont on parle des fonctionnaires dans notre pays. Je n’aime pas la politique qui cherche à opposer les salariés du privé à ceux du public. Ils ont pour la plupart une haute idée de leur mission. Les fonctionnaires sont démotivés parce que leur travail n’est pas reconnu, parce que ceux qui font le moins gagnent autant que ceux qui font le plus. Ils sont démoralisés parce que les 35 heures ont tout compliqué".
"Je veux être le Président d’une France qui dira aux Européens : 'nous ne ressusciterons pas la Constitution européenne'. Le Président Giscard d’Estaing a fait un travail remarquable, mais le peuple a tranché. L’urgence c’est de faire en sorte que l’Europe puisse fonctionner de nouveau en adoptant par la voie parlementaire un traité simplifié".
L'UMP a présenté le slogan du candidat ("Ensemble tout devient possible"), l'affiche qui va avec, et a lancé son site de campagne (sarkozy.fr). L'équipe de Nicolas Sarkozy pourra ensuite, à partir de lundi, utiliser un QG de campagne de 1.000 m2 dans le Xe arrondissement de Paris.
Les commentaires:
"Ces dépenses énormes et cette organisation à l'américaine, ça a un côté indécent" a déclaré Noël Mamère avant de lancer sur France-info: "on a le sentiment qu'on a affaire au couronnement d'un Bonaparte devenu le Napoléon de la droite avec ses ralliements contraints et forcés qui ne sont pas forcément sincères"
Michèle Alliot-Marie renonce (12/1/2007)
Nicolas Sarkozy a déclaré que Michèle Alliot-Marie jouerait "un rôle important" dans sa campagne électorale, levant ainsi le doute sur une candidature hors de l'UMP de la ministre de la Défense.
Michèle Alliot-Marie s'exprimera vendredi (10/1/2007)
Patrick Ollier, compagnon de MAM, a annoncé que la ministre de la Défense s'exprimerait vendredi sur ses intentions. Michèle Alliot-Marie "devra jouer un rôle extrêmement important dans la campagne présidentielle" a précisé le député sur LCI.
Nicolas Sarkozy prône le rassemblement (10/1/2007)
"On s'est bien expliqué. Il faut qu'on construise maintenant, c'est cela qui est important. C'est cela mon état d'esprit" a déclaré mercredi Nicolas Sarkozy dans une volonté d'apaisement après le "clash" entre villepinistes et sarkozystes mardi.
Villepin face à colère des élus sarkozystes (9/1/2007)
Le "dialogue a été extrêmement brutal et tendu". Ce commentaire d'Yves Bur sur les affrontements verbaux lors de la réunion du groupe UMP est significatif. Les élus sarkozystes ont exprimé leur colère au Premier ministre parce qu'il a annoncé dimanche qu'il ne voterait pas pour le soutien du parti à Nicolas Sarkozy. "Des parlementaires se sont exprimés sur le caractère insupportable du climat qu'ils vivent au sein de la majorité, notamment à la suite des prises de position de Jean-Louis Debré et de Dominique de Villepin, et ont fait part de cette exaspération, appelant au rassemblement" a expliqué le sarkozyste Dominique Paillé.
Juppé: "j'ai décidé d'apporter mon soutien à Nicolas Sarkozy" (9/1/2007)
"J'apprécie sa capacité d'agir" écrit Alain Juppé sur son blog au sujet de Nicolas Sarkozy qu'il a décidé de soutenir officiellement. "Nicolas veut et peut rassembler" poursuit-il. "Il lui appartient maintenant de préciser son projet présidentiel, par exemple sur le fonctionnement de nos institutions, sur le nécessaire effort de défense de la France ou sur la spécificité de sa politique étrangère" précise le maire de Bordeaux.
L'UMP prépare un congrès "en grand" (8/1/2007)
Roger Karoutchi a annoncé que le congrès de l'UMP de dimanche, qui doit officialiser le soutien du parti à Nicolas Sarkozy, devrait réunir 30 à 50.000 personnes au Parc des expositions de la Porte de Versailles. L'équipe de Nicolas Sarkozy pourra ensuite, à partir de lundi, utiliser un QG de campagne de 1.000 m2 dans le Xe arrondissement de Paris.
Nicolas Dupont-Aignan demande deux minutes (8/1/2007)
Le député de l'UMP, candidat hors du parti à l'élection présidentielle, a écrit à Nicolas Sarkozy pour lui demander "deux minutes de temps de parole" au congrès de samedi. "Au départ, j'avais pensé ne pas y aller. Et puis, finalement, je me suis dit que dans la vie il faut regarder les gens en face et ne pas se dérober" a-t-il déclaré sur RTL.
Dominique de Villepin fidèle au président (7/1/2007)
Le Premier ministre a déclaré sur le plateau de dimanche plus qu'il sera présent le 14 janvier au congrès de son parti au palais des Sports à Paris mais qu'il ne votera pas par fidélité à Jacques Chirac. "Je serai présent mais je ne participerai pas au vote car il ne vous a pas échappé que le président de la République ne s'étant pas prononcé, comme chef du gouvernement, je ne suis pas en mesure de participer à ce vote" a-t-il expliqué. Dominique de Villepin a fait savoir qu'il était satisfait de l'action du gouvernement et qu'il exigeait que "le gouvernement travaille jusqu'au bout" et "que le travail qui doit être fait soit fait".
L'UMP veut poser la question des frontières européennes (3/1/2007)
"Le processus d'unification européenne étant achevé, nous souhaitons (...) que la question de la poursuite de l'élargissement et des frontières de l'Union européenne puisse être posée" a déclaré Valérie Pécresse, porte-parole de l'UMP. C'est la question de l'entrée de la Turquie dans l'UE que l'UMP veut poser. Le parti majoritaire estime que ce pays "n'a pas vocation à rentrer dans l'Union européenne".
Nicolas Sarkozy ou blanc (3/1/2007)
Nicolas Sarkozy est le seul candidat au soutien de l'UMP pour l'élection présidentielle. Le scrutin aura lieu jusqu'au 14 janvier 2007. Les militants pourront choisir entre un vote Nicolas Sarkozy ou un vote blanc. "Quand on lance un processus démocratique, ce n'est pas parce qu'il n'y a qu'un seul candidat qu'on l'arrête. Ceux qui n'ont pas envie de voter pour Nicolas Sarkozy ne seront pas obligés de voter pour Nicolas Sarkozy" a déclaré Valérie Pécresse au nom de l'UMP.
Nicolas Sarkozy seul candidat UMP (31/12/2006)
Nicolas Sarkozy est le seul candidat au soutien de l'UMP pour l'élection présidentielle, a annoncé après la clôture dimanche 31 décembre à midi, Robert Pandraud, le président de la commission d'organisation et de contrôle des opération électorales de l'UMP. Le scrutin aura lieu du 2 au 14 janvier 2007.
Le président de l'UMP était le 31 décembre à Orléans. "Michèle est quelqu'un de raisonnable. Le moment du rassemblement est venu. Un rassemblement où chacun aura sa place" a-t-il lancé comme un message au ministre de la Défense.
Michèle Alliot-Marie renonce à toute candidature : intox? (29/12/2006)
Challenges a annoncé sur son site que la ministre de la Défense renoncait à toute candidature. Elle l'aurait fait savoir par téléphone à Nicolas Sarkozy. "Elle a justifié sa décision en évoquant le peu de soutien en sa faveur qu'elle a constaté au sein de son parti", ajoutait-t-il.
Cette information a ensuite été "catégoriquement démentie": "cette information est fausse. Michèle Alliot-Marie fera connaître sa décision d'ici au 14 janvier. Il n'y a pas eu de contact téléphonique entre elle et Nicolas Sarkozy.
L'interview d'Alliot-Marie provoque une réaction en chaîne... (29/12/2006)
"En déclarant forfait, Michèle Alliot-Marie confirme ce que j'ai toujours dit: les primaires de l'UMP constituent, sous la Ve République, un non sens institutionnel et sont totalement artificielles", avait déclaré Nicolas Dupont-Aignan. La sarkozyste Nadine Morano voyait jeudi les choses d'une autre manière: "aujourd'hui elle dit qu'elle ne se présente pas à l' intérieur de l'UMP mais qu'elle réfléchit: connaissant Michèle Alliot-Marie, je sais très bien que sa réflexion l'amènera avec la sagesse qu'on lui connaît et le sens des responsabilité à soutenir Nicolas Sarkozy" avait-t-elle déclaré sur Europe1. "Je ne peux imaginer qu'elle puisse faire cela. Il n'y a pas d'espace politique pour deux candidats issus de l'UMP au 1er tour de l'élection présidentielle" a déclaré le ministre de la Santé, Xavier Bertrand. "Cela me paraît compliqué, mais chacun est face à son destin dans ce genre de choses. Je lui laisse le soin d'apprécier, c'est une femme éminemment courageuse" a déclaré vendredi sur RTL Jean-Louis Borloo. Dans Le Parisien de vendredi, Hervé Mariton affirme souhaiter une candidature de Jacques Chirac ou Dominique de Villepin. "Nous sommes un certain nombre à ne pas être épanouis dans cette campagne, à trouver qu'elle n'offre pas à la France assez d'enthousiasme (...) "Il ne faut faire une croix sur aucune hypothèse" déclare-t-il. Y compris une candidature de Michèle Alliot-Marie...
Michèle Alliot-Marie réfléchit à une candidature hors de l'UMP (27/12/2006)
La ministre de la Défense déclare dans une interview au journal Sud-Ouest qu'elle ne sera pas "candidate au soutien financier et logistique de l'UMP". Nicolas Sarkozy devrait être seul candidat à ce soutien. Michèle Alliot-Marie réfléchit par contre à une candidature hors de l'UMP. Elle va, avant de décider d'une candidature à l'Elysée qui lui fait "très envie", consulter les membres de son association Le Chêne, mais aussi les "parlementaires et des personnalités de l'UMP". Une annonce sera faite "avant le congrès du 14 janvier".
"Ce que je constate aujourd'hui, c'est qu'au sein de l'UMP, les nouveaux membres notamment ont souhaité adhérer pour soutenir une candidature de Nicolas Sarkozy. Il ne s'agit pas pour moi de semer le trouble. Je ne demande donc rien" a-t-elle expliqué au journal.
900 blogs pro-Sarkozy selon l'UMP (27/12/2006)
Luc Chatel, porte-parole de l'UMP a affirmé mardi que 900 "blogs militants" pro-Nicolas Sarkozy et "validés par l'UMP" ont vu le jour en 2007. 16000 internautes seraient prêts à être actifs pendant la campagne selon Luc Chatel. Nicolas Sarkozy présentera d'ailleurs ses voeux "dès le 1er janvier, à travers un message vidéo" disponible en podcast.
Le porte-parole de l'UMP a annoncé que Nicolas Sarkozy souhaitait rendre "le droit à l'hébergement opposable juridiquement". Pour cela, il aurait chargé Arno Klarsfeld d'établir un diagnostic sur la situation des sans-abri et de formuler des propositions sur le logement.
Nicolas Sarkozy dément catégoriquement (25/12/2006)
Thierry Herzog, l'avocat de Nicolas Sarkozy, a précisé dans le journal Le Monde que son client avait "découvert avec étonnement" les propos tenus par Dominique de Villepin aux juges au sujet de l'affaire Clearstream, et qu'il avait "décidé, dans ces conditions, de faire exception à la règle qu'il s'est fixée de ne jamais commenter les éléments de la procédure, en apportant, sur ce point, un démenti catégorique". Un retour sur les faits: le général Rondot avait écrit dans une note que Dominique de Villepin lui aurait dit en juillet 2004: "Si nous apparaissons, le PR (président de la République) et moi, nous sautons". L'actuel Premier ministre a dit aux juges que le général s'était trompé sur l'auteur de ces propos. Pour Dominique de Villepin, c'est Nicolas Sarkozy qui, en octobre 2004, lui aurait dit: "Si vous apparaissez, le président ou vous-même, comme cachant un rapport, vous sautez". Une menace qu'il aurait relaté au général Rondot par la suite et qui explique cette note.
Selon Johnny Halliday, Nicolas Sarkozy approuve son exil (24/12/2006)
Johnny Halliday revient sur son départ à Gstaad dans le Le Matin Dimanche. D'après le chanteur, Nicolas Sarkozy a approuvé son exil fiscal. "Il m'a dit: 'Écoute Coco, t'avais envie de le faire, tu l'as fait, t'as bien fait' ". "Il est clair que cette polémique a été lancée par la gauche. Mais vous verrez qu'au bout du compte ça la desservira" ajoute la star.
Nicolas Sarkozy signe le pacte écologique (22/12/2006)
Nicolas Sarkozy a signé vendredi le Pacte écologique de Nicolas Hulot. Il a envoyé une lettre à l'animateur dans laquelle il propose une mesure: "Pour accélérer le développement des politiques de développement, je formule par rapport à vos propres réflexions une proposition supplémentaire: celle de proposer à nos partenaires européens une taxation au taux réduit de TVA de tous les produits qui concourent à ces politiques" écrit le président de l'UMP. Pour "taxer la pollution sans augmenter les prélèvements obligatoires", Nicolas Sarkozy propose de "doubler la fiscalité écologique, et de réduire d'autant la fiscalité pesant sur le travail".
N. Sarkozy exprime deux réserves sur le pacte écologique (21/12/2006)
Nicolas Sarkozy s'est dit "prêt" à signer le pacte écologique proposé par Nicolas Hulot à "deux réserves près". C'est ce qu'il va expliquer à l'écologiste dans une lettre. "L'environnement doit être une des priorités, mais ne peut pas être la seule, spécialement dans un pays qui compte autant de chômeurs (...) On ne peut pas opposer la croissance et l'environnement" a déclaré le président de l'UMP. Une des réserves porte sur la PAC.
Les ralliements se multiplient pour Nicolas Sarkozy (21/12/2006)
Jean-Pierre Raffarin a annoncé sur TF1, après avoir animé le dernier forum de l'UMP, qu'il soutiendrait Nicolas Sarkozy. L'ancien Premier ministre a souligné qu'il ne s'agissait "pas d'un ralliement individuel, mais d'une démarche collective" et qu'une centaine de parlementaires allait suivre sa démarche. Jean-Pierre Raffarin n'est pas partisan d'une rupture aussi importante: "Il faut des changements (...) mais il faut aussi des continuités" a-t-il déclaré. Une rupture qui plait à Alain Juppé: "des changements profonds et parfois des ruptures sont nécessaires" a-t-il affirmé. Nicolas Sarkozy voit donc les ralliements se multiplier autour de lui. Ainsi, rappelons que les ministres des Affaires étrangères, Philippe Douste-Blazy, de la Santé, Xavier Bertrand, et des Transports, Dominique Perben se sont récemment ralliés au président de l'UMP.
Philippe Douste-Blazy avec Nicolas Sarkozy (20/12/2006)
Philippe Douste-Blazy a annoncé dans le Figaro qu'il soutenait Nicolas Sarkozy: "nous avons une exigence collective: réussir le rassemblement. C'est notre responsabilité de centristes de nous battre avec Nicolas Sarkozy (...) J'entends apporter ma contribution au pôle social et européen de l'UMP. La gauche n'a pas le monopole de la générosité. Tout mon engagement politique a été mis au service de ces valeurs et de la construction européenne. Je sais que Nicolas Sarkozy a la capacité de faire bouger les lignes" dit-il. Interrogé sur le mot "rupture" cher à Nicolas Sarkozy, le ministre des des Affaires étrangères a expliqué que si c'est "une remise en question pour progresser", il était d'accord. Par contre "si c'est le déni de notre bilan, cela n'a pas de sens. D'autant que rarement un bilan aura été aussi bon" a-t-il précisé.
Nicolas Sarkozy veut porter "le changement et la continuité" (20/12/2006)
Le président de l'UMP a déclaré, lors d'une réunion à huis clos mardi soir, aux députés et ministres présents qu'il était "nécessaire de porter à la fois le changement et la continuité". "Le bilan, c'est la crédibilité de notre action à tous, auquel j'ai participé, mais on n'a jamais gagné sur un bilan" aurait-il expliqué selon des élus. L'objectif stratégique annoncé par Nicolas Sarkozy est de "rassurer à la fois" l'électorat traditionnel de l'UMP "et l'élargir des deux côtés, à gauche et à droite".
Les sarkozystes contre une "session de rattrapage" (19/12/2006)
"Il y a eu le texte sur la Nouvelle-Calédonie, il y a maintenant le statut du chef de l'Etat puis la retenue à la source de l'impôt, ça suffit" déclare Alain Marsaud, un des nombreux sarkozystes qui réclament une pause en matière législative. "On a vraiment l'impression que certaines initiatives sont prises pour déstabiliser celui qui peut faire gagner la majorité. On est nombreux à partager cette suspicion" ajoute Jean-Paul Charrié.
Dominique de Villepin "vers d'autres fonctions" (19/12/2006)
Le Premier ministre était aux "Petits chaperons rouges" mardi matin, une crèche d'entreprise. Une future maman en a profité pour l'nterpeller sur la garde d'enfants: "dans un an, je fais comment, je vous l'ammène?". Dominique de Villepin lui a répondu sur le ton de la plaisanterie: "moi, je serai assez peu occupé dans un an, donc, croyez-moi, c'est très volontiers".
Nicolas Sarkozy à la rencontre de la "France qui souffre" (18/12/2006)
"Il y a des comportements économiques que je n'accepte pas (...) Notre pays doit s'organiser pour détecter et empêcher d'agir des actionnaires qui" ne se comportent pas comme "des entrepreneurs mais comme des voyous. Du reste, notre droit actuel permet de les punir" a déclaré Nicolas Sarkozy à Charleville-Mézières. Pour éviter les délocalisations, le président de l'UMP mise sur le renforcement des instruments d'"intelligence économique".
Nicolas Sarkozy voulait rencontrer dans les Ardennes la "France qui souffre": "c'est très important d'aller dans des endroits où l'on souffre pour dire qu'il y a un espoir et qu'on ne doit laisser tomber personne" a-t-il expliqué. "Ici, ce n'est pas la France qui brûle des voitures et ce n'est pas parce qu'ils ne brûlent pas de voitures qu'il ne faut pas s'occuper d'eux" a ajouté Nicolas Sarkozy.
Le président de l'UMP faisait un meeting lundi soir au parc des expositions de Charleville-Mézières. Nicolas Sarkozy a promis la construction de 700.000 logements en 10 ans: "je veux si je suis élu président de la République que d'ici à deux ans plus personne ne soit obligé de dormir sur le trottoir et d'y mourir de froid" a-t-il lancé à son auditoire. Son objectif est également d'offrir un logement à tous les étudiants en 5 ans.
Borloo se veut l'avocat de la justice sociale (17/12/2006)
Le discours de Jean-Louis Borloo était très attendu par les adhérents du parti radical samedi. Des ministres étaient également présents pour écouter celui qui veut incarner et défendre la "droite sociale" ( "Je veux plus que jamais être l'avocat de la justice sociale de notre pays"). "Je suis persuadé que cette élection présidentielle est un énorme danger ou une énorme chance. C'est probablement sur un certain nombre de sujets un rendez-vous providentiel" a lancé le ministre de la Cohésion sociale à son auditoire. Jean-Louis Borloo a proposé quelques pistes: la mise en place de "nouveaux modes de financement des sécurités sociales" en transférant les taxes reposant sur le travail sur "la consommation, le patrimoine, le pétrole, l'écologie, l'impôt".
Sarkozy et MAM s'affrontent sur la question des institutions (15/12/2006)
Le forum lyonnais de l'UMP était articulé autour de deux thèmes: "quel avenir pour la Vème République?" et "la relance de l'Europe". Un débat moins consensuel que le premier, surtout sur la question des institutions. Nicolas Sarkozy, on le sait veut un président de la République "responsable" qui "coordonne l'action du gouvernement" tandis que Michèle Alliot-Marie se veut la gardienne de la Constitution de la Vè République. Le président de l'UMP a déclaré lors du forum que le président de la République n'était "pas un arbitre au-dessus des partis, qui marche sur les eaux parce qu'il a été élu". "Le président, c'est un leader qui a le courage de dire avant les élections tout ce qu'il pense et tout ce qu'il fera et qui a l'honnêteté au lendemain de l'élection de mettre scrupuleusement en oeuvre la politique sur laquelle il s'est engagé", a-t-il ajouté. Michèle Alliot-Marie avait déjà expliqué sa réflexion: "ne changeons pas l'équilibre de nos institutions en faisant du président de la République un super-Premier ministre. Cela reviendrait à une certaine fragilité de nos institutions" avait-elle déclaré.
Deuxième forum de l'UMP à Lyon (15/12/2006)
Le forum lyonnais de l'UMP à 15h00 sera autour de deux thèmes: "quel avenir pour la Vème République?" et "la relance de l'Europe". Un débat moins consensuel que le premier, annonce-t-on à l'UMP, puisque Nicolas Sarkozy veut un président de la République "responsable" qui "coordonne l'action du gouvernement" tandis que Michèle Alliot-Marie se veut la gardienne de la Constitution de la Vè République. "Ne changeons pas l'équilibre de nos institutions en faisant du président de la République un super-Premier ministre. Cela reviendrait à une certaine fragilité de nos institutions" avait-elle expliqué.
Michèle Alliot-Marie pour une candidature unique sauf... (14/12/2006)
La ministre de la Défense s'est déclarée jeudi pour l'union avant de préciser que l'union ne se décrétait pas. Michèle Alliot-Marie affirme qu'elle est pour une candidature unique sauf si Jean-Marie Le Pen ne pouvait se présenter par manque de parrainages. "Si tel était le cas, face à un changement de la donne politique, nous devrions réfléchir ensemble à notre stratégie" a-t-elle déclaré. Sera-t-elle candidate au soutien de l'UMP? Sa réponse: "Me concernant, vous n'aurez plus beaucoup à attendre pour savoir si je sollicite le soutien financier et logistique du parti"...
Nicolas Sarkozy signera le Pacte écologique (14/12/2006)
Le président de l'UMP a rencontré jeudi matin au siège de l’UMP Nicolas Hulot. Un communiqué de l'UMP annonce que Nicolas Sarkozy soutient la démarche et les "propositions pragmatiques" de l'écologiste, et qu'il signera "dans les prochains jours" (comme plus de 200.000 personnes) le Pacte écologique. Le probable candidat de l'UMP fera "connaître ses propositions en matière de développement durable" à ce moment-là peut-on lire dans ce communiqué. Celui-ci avait déjà annoncé 5 propositions au Sénat:
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doublement en cinq ans du poids de la fiscalité écologique compensée par une réduction des charges pesant sur le travail: Il s'agit de faire passer le poids de la fiscalité sur la pollution de 2,3% à 5% du PIB précise la députée UMP Nathalie Kosciusco-Morizet
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crédit d'impôt écologique "pour que l'investissement écologique (voiture verte...) soit plus intéressant que l'investissement qui pollue"
- création d'une taxe sur les importations des pays qui ne respectent pas les engagements du protocole de Kyoto
- création d'une "redevance" aux camions étrangers qui passent par la France pour éviter notamment l'Allemagne et la Suisse.
- création d'un "organisme international" de l'environnement afin d'éviter le "dumping écologique
Des propositions pour l'intégration (13/12/2006)
Thierry Mariani, député sarkozyste, a présenté 10 propositions "pour réussir l'intégration. La première est un "test d'intégration" portant sur la maîtrise du français et "la connaissance des valeurs de la société d'accueil". Il est également question d'un "jumelage" entre chaque nouvel immigrant et un Français bénévole. Le député prône un renforcement du "contrat d'accueil et d'intégration" et souhaite solenniser l'accès à la nationalité.
Le PS estime le projet de l'UMP à 53 milliards nets (13/12/2006)
"Le coût global présenterait un impact d'ici à 2012 d'au moins 75 milliards d'euros en dépenses brutes et de 53 milliards d'euros en dépenses nettes" estime Eric Besson dans une note. Soit "près de deux fois le coût net du projet du PS qui s'élève à 30,7 milliards d'euros". Le chiffrage de l'UMP "est largement minoré par rapport à la réalité" dit-on au PS. "Une dizaine de mesures" seulement ont été prises en compte dans le calcul de l'UMP. Il est écrit sur la note qu'aux "75 milliards de dépenses supplémentaires" s'ajoutent "13 milliards de recettes en moins", "voilà les deux termes de l'impossible équation que l'UMP veut proposer aux Français de résoudre, renouant ainsi avec la tradition chiraquienne éprouvée des promesses impossibles à tenir"...
Michèle Alliot-Marie veut que ça change (12/12/2006)
"Franchement, j'ai autre chose à faire si ça doit être aussi ennuyeux" que le premier forum. Michèle Alliot-Marie lors d'une rencontre avec un mouvement patronal a émis des réserves sur sa participation aux deux autres forums. La réunion sur l'organisation du forum de Lyon conditionnera son choix. De son côté, Nicolas Sarkozy déclarait lundi "qu'elle avait bien parlé" et qu'il veillerait "à ce qu'elle puisse encore plus s'exprimer dans les prochains". Rappelons que Dominique de Villepin ne participera pas aux forums parce qu'il pense que "ce n'est pas sa place".
L'Alliance pour la planète note les partis politiques (12/12/2006)
L'Alliance pour la planète, rassemblement de 70 organisations écologistes (qui comprend le WWF, Greenpeace, es Amis de la Terre et la Fondation Nicolas Hulot), a noté les partis présents au gouvernement ou à l'assemblée de 1997 à 2006. Premier du classement avec tout juste la moyenne, les Verts obtiennent un 11 sur 20. Suivent le PS avec 6,5/20, le PCF avec 5,5/20, l'UDF avec 5/20 et dernier l'UMP, avec 4,5 sur 20.
"Des décisions stratégiques et indispensables auraient du être prises, notamment dans le domaine du climat, des énergies renouvelables, du tri des déchets, de l'agriculture, des OGM, de la fiscalisation des pollueurs et de la solidarité internationale" regrette l'Alliance pour la planète. Cette coallition annonce qu'elle fera des propositions fin janvier et que les candidats auront à y répondre.
Des forums sans Villepin et peut-être sans Alliot-Marie (11/12/2006)
"Il faut revoir complètement les conditions d'organisation si on veut que Michèle Alliot-Marie participe au deuxième débat à Lyon", a déclaré sur LCI Patrick Ollier, compagnon de la ministre. "Je le dis clairement, elle pourrait refuser le deuxième débat" a-t-il prévenu. MAM avait exprimé dimanche ses regrets et annoncé que "si les débats ne devaient pas apporter quelque chose" elle n'y participerait pas. De son côté, Nicolas Sarkozy déclarait lundi " qu'elle avait bien parlé" et qu'il veillerait naturellement à ce qu'elle puisse encore plus s'exprimer dans les prochains". Dominique de Villepin ne participera pas aux forums parce qu'il pense que "ce n'est pas sa place".
Nicolas Sarkozy pour un ministère chargé de l'immigration (11/12/2006)
Le président de l'UMP a souhaité lundi lors d'une conférence de presse "la nomination d'un ministre chargé de l'immigration, qui sera à la tête de toutes les administrations responsables de ce dossier". Il sera en charge de "la maîtrise de l'immigration familiale, de la lutte contre les abus et la fraude et de l'assouplissement des conditions de l'immigration". Nicolas Sarkozy estime que "les flux migratoires sont l'un des enjeux fondamentaux de l'avenir" et "il serait impardonnable de continuer à fermer les yeux sur cette réalité". Le ministre de l'Intérieur prône également un "pacte européen sur l'immigration" et une "grande politique de co-développement".
Le programme de l'UMP coûterait près de 40 milliards (11/12/2006)
L'institut de l'entreprise a comme à son habitude chiffré les propositions des candidats et partis. Cet institut proche du MEDEF estime à 41.5 milliards d'euros les 45 principales propositions du programme législatif de l'UMP (-2 milliards de recettes nouvelles). "Et encore, nous avons retenu des hypothèses plutôt prudentes" précise-t-on à l'Institut. Un montant bien au dessus des 27 milliards annoncés par l'UMP parce plus de propositions ont été prises en compte. Voir le détail.
Un forum qui ne fait pas que des heureux (11/12